mercredi 31 mai 2017

La politique en 2050 ... ce sera quoi ?

Pari fou de Rebecca Armstrong : envisager le monde en 2050. Tel est le sens de la démarche de son Atelier et de sa radio podcast : #2050 (prononcer hashtag 2050). 

J'ai répondu à la question : que sera la politique en 2050. Pas facile comme exercice ! Comme disait l'autre, rien n'est plus dur que la prévision, surtout quand elle concerne l'avenir. Serais-je encore de ce monde en 2050 pour vérifier la qualité de mes prédictions ? 
Et vous serez-vous là chers lecteurs ? Peu importe. D'autres seront là, et, ma foi, c'est aussi pour eux que nous faisons de la politique, que nous créons, que nous nous engageons. 
Il y est question de Louviers, du monde, du jardin de Bigards, et de tout ce qui nous concerne et de tout ce qui nous concernera.
En attendant, voici le lien ...si vous avez une demi-heure devant vous pour réfléchir avec moi.


Les commentaires sont les bienvenus. 





mercredi 3 mai 2017

Présidentielles, résultats sur la Case, enseignements et appel aux commentaires

La place de l'agglo dans le département dont elle
représente un peu plus de 10 % de la population
Un peu d'indulgence, cher lecteur, pour cette première analyse des résultats sur le territoire de l'agglomération. J'ai eu une semaine chargée, ce qui fait que je ne livre que tardivement le résultat d'une analyse succincte. Il n'empêche, je vous livre ci-dessous les résultats exhaustifs du premier tour sur le territoire de l'agglomération. C'est une donnée qui reste toujours utile, car après tout, on peut en penser ce qu'on c'est dans le suffrage que se livre le corps social. 
La Communauté d’agglomération est un territoire passionnant. Deux villes (j’ai bien dit ville et pas village, comme le fantasme le parisianiste Priollaud), deux bourgs de plus de 4.000 habitants, et des tas de communes à sociologies différentes en font un modèle parlant pour le décryptage d’un scrutin. A ce titre, avec le nombre de candidats d’un des élections les plus imprévisibles qui soient, je me permets de livrer une analyse succincte à chaud.

Participation
La participation est plus faible que nationalement sur l’agglomération Seine-Eure.
C'est à deux communes du plateau du Neubourg , Terre de Bord (commune constituée de la fusion de Tostes et de Montaure) et surtout Surtauville que reviennent la palme du civisme avec 86 et 90 % % de votants cependant que les deux grandes villes du territoire, Louviers et surtout Val de Reuil, ont respectivement mobilisé 69 et 63 % de leurs inscrits pour ce premier tour. C’est faible sur Louviers, plus faible encore sur Val de Reuil … quoi que, si l’on compare aux participations habituelles, Louviers s’est moins mobilisée que d’habitude à l’inverse de Val de  Reuil.

Reste à savoir si la mobilisation a joué un rôle sur le score des candidats sur le territoire, tenant compte du fait que, bien souvent, plus on habite un centre urbain, et moins l’on vote...  Ce n’est qu’un constat, même si cela ne relève pas de l’automatisme. D’autant que la participation au Vaudreuil infirme ce principe.

Le score des candidats
Le territoire n’a pas voté comme le pays. L’ordre d’arrivée est même nettement modifié.
Marine Le Pen arrive en tête avec 26,8 % des voix, sans aucun relai municipal. Elle devance Mélenchon, 21,9 %, Macron est 3e avec 20,42 %, Fillon, 4e avec 15,31 % cependant que Hamon devance Dupont-Aignan avec respectivement 6 ,28 et 5,35 %. Les autres candidats sont marginalisés, même si, parmi les candidats de la marge, on remarque pour l’anecdote que c’est Asselineau qui fait le meilleur score.
Il n’en reste pas moins que, comme partout ailleurs, les candidats issus des primaires, représentatifs des partis jusqu’ici structurants sont cruellement balayés.
La droite avec Fillon fait un peu plus de 15 % des voix, et fait l’un de ses pires scores à Louviers, alors que le maire et futur candidat aux législatives en avait fait la campagne. C’est grâce aux petites communes que la droite arrive à se maintenir hors de l’eau.
Hamon, candidat issu des primaires de la gauche fait son meilleur score à Val de Reuil, mais, surprise, dans ce fief de la gauche, c’est Mélenchon qui casse la baraque. Derrière Alizay (41 %), il y réalise son meilleur score avec plus de 30 % des voix.
Marine Le Pen, arrive en tête des suffrages du premier tour avec plus d’1/4 des votants (26,4 %). On peut se consoler en disant que c’est moins qu’à l’échelle du département, mais le score est impressionnant. Pour la première fois, l’extrême droite est en tête à Louviers.  Le Pen réalise son meilleur score dans des communes à sociologie opposée : Connelles et Le Manoir, où la frontiste dépasse 40 %. Exception faite de La Haye Le Comte et de Portejoie, elle fait partout plus de 20 % des voix. Un carnage pour la démocratie, qui réclame un traitement en profondeur. Nous en parlerons plus tard. Pour l’instant, on serre les fesses en attendant le deuxième tout.
Mélenchon, la gauche n’est pas morte
Mélenchon casse la baraque, sur le territoire comme dans le reste du pays. Le fait qu’il fasse son meilleur score à Val de Reuil n’est pas le fait du hasard. Qu’est ce qui a le plus séduit son électorat ? Son attachement à la Russie et à des grands et petits dictateurs ? Sans doute pas … La transformation du candidat de la posture du râleur au gentil séducteur à l’écoute de tous ? Sans doute. Il n’empêche il a su séduire et marquer un électorat à gauche, ce qui ne facilite pas l’avenir d’une gauche réaliste. Sur quelle base va-t-il être en mesure de le structurer, sur quelle base la gauche insoumise va-t-elle pouvoir se structurer lors même que deux candidats mélenchonistes vont se présenter aux législatives, le maire communiste d’Alizay et l’inénarrable Frau, qui ose se présenter pour le Front de Gauche après avoir été socialiste, communiste, radical, modem, et du Rassemblement pour la France, ancêtre du Debout la France de Dupont Aignan  ?

L’avenir nous le dira … et dans pas longtemps.
En attendant, chers lecteurs de la Case comme d’ailleurs, dimanche prochain, il y a bien une priorité : voter Macron contre l’extrême droite et la perspective d’une France raciste mettant en danger nos libertés et les valeurs de notre République.
Vive la République,
Vive la France !



C'est vrai, le tableau est un peu petit et il manque de couleurs, mais il a le mérite d'exister. Vous pouvez après tout
en faire un copié-collé et l'agrandir à votre guise. N'oubliez pas de critiquer ma vision des choses  et de me faire part de vos commentaires. Merci

dimanche 16 avril 2017

Revenu universel, une idée d'avenir

On peut se demander si le revenu universel a un avenir, mais ce qui est sûr, c'est qu'il a un passé.
Angélique Chassy a rappelé toute la démarche qui a
Une assemblée passionnée autour
d'Angélique Chassy
amené à ce que le principe du revenu universel soit pour la première fois posé lors d'une élection présidentielle. Elle
 a utilisé tout le temps nécessaire et toutes ses qualités pédagogiques pour nous en exposer les bases sous les angles historiques, financiers, économiques, philosophiques et politiques. 
Thomas More reste connu pour avoir créé
le principe d'Utopie, titre d'une de ses
oeuvres. Humaniste, il n'en a pas moins été
canonisé. Il partageait avec Machiavel d'être
acteur et conseiller politique. Ses rapports
complexes avec le roi lui permirent d'être
décapité à la hache bien que condamné à
être éviscéré. Comme quoi le piston ne date
pas d'hier.


En effet, pour Angélique le revenu universel ne date pas d'hier. Elle en fait remonter le projet à Thomas More, le créateur de l'Utopie, humaniste, homme politique et homme de foi de la Renaissance, mais plus simplement elle rappelle que les indiens d'Amérique avaient posé le principe de répartition des terres en fonction des besoins de chacun en terme de survie. 
Plus près de nous, la création par Michel Rocard du RMI, devenu le RSA, de même que le principe de l'impôt négatif en Grande Bretagne ont relié au droit de l'homme la nécessité de doter chaque individu des moyens de subsistance. 
C'est pas le revenu universel, mais ça s'en rapproche. C'est pas le revenu universel, puisque dans le RMI, on l'a assez dit, il y a le I de l'insertion, et que le RSA, revenu de solidarité active s'appuie sur un système de droit et de devoir soit sur l'idée d'une contre partie en échange du revenu. 
L'impôt négatif ne s'éloigne pas tant que ça du principe du RSA. Il existe en Grande Bretagne depuis longtemps. Il permettait aux travailleurs gagnant en dessous d'un certain seuil d'avoir un complément payé par l'impôt, et à ceux en recherche d'emploi d'avoir le versement d'une aide correspondant au montant de leur loyer et de quelques livres permettant de tenir le choc.
Le système de l'impôt négatif a été notamment été défendu par Lionel Stoléru, qui a louvoyé dans les eaux du centre et a même été un temps radical de gauche. 
Bref, à la lumière de cet historique, Angélique a bien fait percevoir que le principe de revenu universel n'est pas si farfelu que la présentation qui a pu en être faite. Le système a déjà été expérimenté, même s'il ne l'a jamais été à l'échelle d'un État si petit soit-il. Parmi les expériences intéressantes, figure celle menée dans une vingtaine de communes du Madhya Pradesh en Inde. On constate que le principe de revenu universel ne concerne pas seulement les pays développés. Dans cet État du tiers monde, assurer les foyers les plus démunis d'un revenu de subsistance a permis d'améliorer la fréquentation scolaire, l'état de l'habitat... Eh oui, la certitude d'un revenu de subsistance permet un autre rapport à l'avenir. 
Reste, une fois développé l'intérêt du revenu universel, la conception de son application pratique. La Suisse en a rejeté le principe, et l'on peut constater que, que ce soit en Finlande, dans certains des États-Unis, le revenu universel n'a jamais été appliqué à l'échelle d'une Nation. Ceci démontre l'audace de la proposition de Benoît Hamon, on ne peut pas lui retirer ça ! On ne peut pas lui retirer non plus de se voir soutenu non seulement par Thomas Piketty, mais aussi par Daniel Cohen, économistes de renom. Reste que la mise en oeuvre pratique du revenu universel nécessite une réforme de fond de l'organisation de l'aide sociale ainsi que de la fiscalité. 
Voilà ce que j'aurai retenu de l'excellent exposé d'Angélique Chassy et que j'essaie de retransmettre sans avoir pris aucune note. Sans doute ai-je trahi sa pensée, mais je l'ai fait le moins possible. 
Reste le débat, raison fondamentale pour laquelle j'ai voulu que le café radical s'ouvre au revenu universel. Comme j'ai eu l'occasion de le rappeler à une amie facebook qui me demandait comment s'était passé le plaidoyer pour le revenu universel, quand je fais un plaidoyer, je fais une tribune, quand je fais un débat, je fais un débat. Je maintiens à la suite du débat précisément, que le revenu universel reviendra dans le débat politique,  quelque soit le score de Benoît Hamon. Il en est de même par exemple en Suisse, où les organisateurs du référendum lourdement perdu, étaient malgré tout contents du score (23,1%) parce qu'il pensait qu'il serait pire. Le fait de poser le débat est un premier pas.
Le débat s'est concentré sur les conséquences d'une
Diego Ortega regrette que le sujet, auquel
il était très hostile à l'origine n'ait pas été
suffisamment discuté pendant la campagne.
telle mesure, la façon dont les rapports entre salariat et activité en pourraient être repensés. Diego Ortega, lui, a regretté que la seule idée vraiment nouvelle  n'ait pu être discutée davantage pendant la campagne. La faute au candidat lui-même, qui ne l'avait peut-être pas assez finalisée ? La faute aux primaires qui n'a pas permis au vainqueur-surprise la finalisation d'un projet complexe ?  
Il n'empêche, le revenu universel continuera d'être promu et discuté. Ainsi, une application doit-elle être menée à l'échelon du département de la Gironde.
À suivre ... 









 .

samedi 8 avril 2017

Les Petits Loups ne doivent pas disparaître !


Le maire de Louviers joue au champion de la sécurité. Il a décidé de fermer les "Petits Loups", structure d'accueil destiné à la petite enfance  suite à la visite de la commission de sécurité. Il y a de quoi être plus qu'inquiet !

Les représentants de la municipalité Priollaud devant
l'équipement qu'ils ont décidé de fermer. Au delà du manque
d'entretien du patrimoine communal, ce qui est à craindre
c'est que la municipalité utilise tous les prétextes pour mettre
fin à une politique de qualité destinée à la petite enfance
aux liens avec les parents et à l'épanouissements des enfants
(photo Paris Normandie)

Les Petits Loups était l'élément d'un réseau destiné à l'accueil des petits, offrant  aux jeunes parents un choix ouvert. La municipalité Fromentin-Martin avait voulu, vers la fin des années 70, donner aux tout petits les moyens de l'épanouissement progressif en dehors du cadre familial. Cette volonté s'était construite parallèlement à la démarche des maisons vertes menées par Françoise Dolto et qui ont démontré tout leur intérêt. Elle avait été remise en question par la municipalité Proust ouvertement en guerre contre les structures de la petite enfance, mais le combat mené par les parents et les représentants du personnel avait évité le pire. La situation s'est par la suite stabilisée sous la municipalité de gauche de Franck Martin. 


La mesure de Priollaud fait craindre le pire, c’est à dire que la
Louviers a eu un rôle pionnier en ce qui concerne le lien
parents-enfants et l'accueil des tout-petits. L'exemple a été
suivi dans de nombreuses communes de France. Ici à Sciez.
Maintenant, Louviers ne songe qu'à fermer les équipements.

municipalité trouve cet équipement trop cher, à la lumière de tout ce qui réalisé à Louviers pour la petite enfance depuis des décennies. Déjà, Priollaud a supprimé la distribution d’un beau livre à tous les enfants de la maternelle. Là, on sent qu’il veut s’attaquer à ces structures qui mixaient accueil des parents et des petits enfants dans des structures qui ont été citées en exemple depuis leur création. On veut limiter le choix des parents tout en laissant s’appauvrir la qualité de l’accueil des tout-petits.
Que la municipalité ait au moins le courage de son attitude et qu’elle ne se serve pas du prétexte du passage de la commission de sécurité qui est toujours dans son rôle en recommandant des mesures de sécurisation mais dont le but n’est pas la fermeture des services publics. On entre là, dans la triste politique patrimoniale de la municipalité. Fermer un maximum d’équipements pour les céder au privé, et renoncer au service public de qualité.

vendredi 7 avril 2017

Revenu universel, le café radical invite au débat

Curieuse campagne électorale ... qu'en retiendrons-nous ? Qu'en restera-t-il au delà du fait que les Français auront un nouveau Président dans moins d'un mois ? 
Rien n'aura marché comme prévu, à droite comme à gauche. Les champions se sont éclipsés, de Hollande à Valls, de Juppé à Sarkozy, et notre cadre politique apparaît comme un champ de ruine. Nos craintes même semblent dissipées, même s'il faut encore attendre quelques jours pour savoir ce qu'il en adviendra exactement. 
Nous avons tant été gavés de surprises, de bonnes et de mauvaises que tout reste possible.
Angélique Chassy, économiste engagée,
animera le café radical sur le revenu universel
Reste qu'au delà de la remise en cause inédite du corps politique français, des figures de référence, des principes institutionnels, de tous ce que nos commentateurs ont pu imaginer, il restera que, pour la première fois dans une grande nation, on aura mis au cœur du programme d'un grand candidat LE REVENU UNIVERSEL.
Il s'agit bien d'une idée neuve en Europe, puisque pour la première fois proposée à l'échelon national. Rien à voir avec les initiatives prises ici ou . A coup sûr, le fait de la proposer dans un programme présidentiel lui donne une nouvelle dimension.
Quel sera l'avenir de l'idée de Revenu universel ? Quel est son passé ? D'où cela vient-il ? Le revenu universel est-il une réponse à la raréfaction de l'emploi ? Est-il une réponse à la robotisation et à l'augmentation exponentielle des forces productives ? 
Pour y répondre, le café radical organise un débat, à quelques jours du second tour : "le revenu universel a-t-il un avenir ?"
Quoi que l'on pense de la candidature de Benoît HAMON,
au moins aura-t-il eu le mérite de l'innovation politique.
La question du revenu universel mérite un large débat. 
Pour y répondre, Angélique Chassy, docteur en économie, première adjointe au maire de Pont de l'Arche, et militante aux cotés de Benoît Hamon, sera chargée d'animer le café radical qui se tiendra vendredi 14 avril, au Big Arts, à 18h30. 
Venez nombreux chercher la réponse à toutes vos questions. Entrée libre. Une seule condition à la participation au débat : payer sa consommation par égard pour le café hôte du débat.
Café radical 
Le revenu universel a-t-il un avenir ? 
vendredi 14 avril à 18h30 
au Big Arts
39 rue du Quai à Louviers


vendredi 10 mars 2017

Changement de programme ?

Que reste-t-il des primaires ? Les deux vainqueurs délaissent
la part la plus emblématique de leurs programmes respectifs.
Ce n'est pas le cas du café radical qui maintient
sa programmation.
Après François Fillon, Benoît Hamon n'est jamais que le deuxième candidat qui change de programme en cours de route, et ce, à quelques semaines de l'échéance : François Fillon délaisse l'idée de privatisation de la sécurité sociale, et c'est tant mieux. Benoît Hamon abandonne le projet de mise en place d'un revenu universel, et c'est tant pis.
Pourquoi c'est tant pis ? 
Ben, tout simplement, parce que c'était la seule partie vraiment innovante de son programme politique. À mon avis, c'est d'ailleurs le point qui lui a permis de gagner la primaire.
Il ne s'agissait pas pour moi d'être d'accord ou pas d'accord avec le principe de revenu universel, mais au moins, Benoît Hamon posait-il un vrai problème et une question intéressante quant au rapport entre l'homme et le travail et à l'organisation de toute notre vie. 
Benoit Hamon caricaturé au lendemain du premier tour de
la primaire. On a beaucoup plus parlé jusqu'à présent des
incroyables histoires autour des candidatures, mais le
changement de programme des candidats en cours de route
est un phénomène au moins aussi important.
Entre parenthèse, c'était bien la peine de se moquer de l'absence de programme de Macron, pour en changer sur un point aussi fondamental quelques jours plus tard.
Pour ma part, j'ai toujours considéré que le principe de revenu universel méritait le détour, qu'il devait être analysé, réfléchi, mûri et qu'en deux mots, il ne pouvait pas, en l'état actuel, faire partie d'un programme électoral pour 2017. 
C'est pour cette raison que j'avais décidé d'organiser un café radical sur ce sujet et que dès que j'ai vu qu'Angélique Chassy, économiste socialiste, avait travaillé sur le sujet, je l'ai immédiatement invité à animer une rencontre sur le sujet.
Qu'on se rassure ! Les candidats changent de programme, pas le café radical !
Plus que jamais, l'actualité donne du sens au sujet proposé. Le café radical prend le pari qu'il n'a pas fini d'alimenter le débat politique. 
En attendant, réservez votre soirée du 14 avril : 

LE REVENU UNIVERSEL A-T-IL UN AVENIR ? 



Débat animé par Angélique Chassy, docteur en économie,
première adjointe au maire de Pont de l'Arche







café radical 

lieu de rencontre et de débats 
ouvert à tous

vendredi 14 avril 2014 à 18h30
au Big Arts, 

39 rue du quai à Louviers




 
  





mardi 28 février 2017

Revenu universel, le café radical lance le débat

Angélique Chassy,  docteur en économie, 
adjointe au maire de Pont de l'Arche,
animera le café radical vendredi 14 avril
Le revenu universel s'est invité dans le débat présidentiel comme par surprise. Il n'avait jusqu'alors qu'un statut marginal dans la pensée politique et économique. Il semblait cantonné à la pensée baba cool, avec toutefois, quelques références exotiques d'application pratique. Ainsi, la Finlande, l'Alaska, le Canada, le Brésil et même l'Inde sont cités en exemple. 
Reste à définir le revenu universel. Est-ce un droit à la paresse, tel qu'en rêvait Paul Lafargue il y a plus d'un siècle ? Est-ce un R.S.A. rationalisé et généralisé ? Est-ce la reconnaissance du fait que la productivité peut enfin amener l'humanité à un nouveau stade de l'existence ? Est-ce une expérience à limiter à quelques territoires, comme le département de la Gironde, et la Région Aquitaine, Limousin, Poitou-Charente en ont émis le projet ?
Avec le revenu universel, on est exactement à l'opposé du "travailler plus pour gagner plus" qui a fait gagner Sarkozy, et dont le principe a été repris par Manuel Valls, avec son projet de revenir à la défiscalisation des heures supplémentaires. En fait, le débat est sans doute aussi ancien que l'industrialisation, qui a pris un nouveau tour avec l'introduction des robots dans la production. 
Jusqu'au pamphlétaire Franck Lepage, qui s'y oppose dans une diatribe incohérente au regard de l'histoire... mais que je livre cependant.
Ce qui reste évident cependant, c'est que, quoi que l'on pense du revenu universel, quoi que l'on pense de Benoît Hamon, la question touche aux fondements mêmes de notre société. 
Quel est notre rapport au travail, aux loisirs, et que sera-t-il demain ? 
Le fait même que Thomas Piketty, économiste universellement reconnu, indique que la question ne peut être éliminée d'un trait de plume. 

En tout état de cause, le café radical pose le débat : 

LE REVENU UNIVERSEL A-T-IL UN AVENIR ? 


débat animé par Angélique Chassy, docteur en économie, et 1ère adjointe au maire de Pont de l'Arche.

café radical vendredi 14 avril 2014 à 18h30

39, rue du Quai
27400 LOUVIERS

samedi 25 février 2017

La réponse à M. Priollaud

"La Dépêche" a publié ce jeudi 23 février ma réponse à une tribune de Priollaud attaquant Franck Martin. 
Que Priollaud soit ambitieux, libre à lui. Son ambition dépasse la ville de Louviers, il le dit. Qu'importe si celle-ci n'est pas partagée. Il n'empêche que, partant de pas très haut, il se rabaisse encore en s'attaquant à son prédécesseur alors que son propre bilan ne supporte pas la comparaison. 
Pour ceux qui n'ont pas suivi les débats, vous trouverez la tribune de M. Priollaud en fin de post. Je me dois toutefois de préciser un détail technique, les tribunes publiées dans La Dépêche ne doivent pas dépasser 1.500 signes, ce qui est assez court et nuisent à une argumentation achevée.   

Ma tribune


Franck MARTIN a géré Louviers pendant 19 ans grâce à la confiance que les lovériens lui ont attribuée en le réélisant trois fois de suite. C’est un cas unique dans l’histoire d’une ville dont les débats ont toujours été agités. Franck MARTIN a fait de Louviers une collectivité qui s’est embellie et équipée comme jamais, il en a fait la capitale culturelle de l’Eure. Il a aussi mené une politique active en matière de ressources humaines, prenant grand soin dans le recrutement de ses cadres comme du respect des situations de tous ses employés. Il a mis en place les structures participatives en présence de tous les acteurs de la vie municipale. Surtout, Franck Martin a sorti la ville de son isolement en créant la communauté de communes devenue communauté d’agglomération.

Jean-Jacques Coquelet, conseiller
départemental d'opposition, a été
l'un des principaux collaborateur 
de Franck Martin
Franck Martin avait une vision pour son territoire. Il a su agglomérer le soutien des maires de son canton à la démarche entamée avec Incarville et Val de Reuil, et ce contre l’avis de la droite locale de Bernard Leroy.
Il a structuré le paysage politique au point que deux conseillers départementaux, et jusqu’à deux membres de la municipalité actuelle ont été des soutiens de Franck Martin.
Avant de prendre en charge la
chasse aux pauvres avec la
droite départementale,
Mme Ouadha a soutenu une
politique de gauche sous la
municipalité de Franck Martin.
Depuis trois ans, la politique Priollaud s’est traduite par un amenuisement des réalisations, une révision des projets à la baisse, voire leur abandon, le tout maquillé par un discours insipide et incompréhensible. On supprime la lumière puis on la remet. On supprime la distribution de livres aux enfants et on annonce qu’on va faire l’année de la lecture. Comme on n’est pas capable d’entretenir le patrimoine communal, on le brade. 
La ville de Louviers n’a même pas la légitimité nécessaire pour diriger la CASE. Priollaud en a laissé la présidence à Bernard Leroy, ennemi de l’intercommunalité. Pour l’occasion, celui-ci aura laissé ses convictions au vestiaire, mais pas ses pratiques. Louviers n’est qu’une commune parmi d’autres, qui fait valoir ses intérêts au gré des opportunités politiciennes.
M. Bidault, adjoint de Priollaud,
après avoir été celui de Franck Martin.
 Ici, en campagne électorale
 sous les couleurs du prg

De fait, l’originalité de la politique de M. Priollaud se manifeste sur deux points :
1)      la construction de la couverture de la place de la Halle, coûteuse, inutile et que personne n’a demandé
2)      le soutien au mari de Pénélope Fillon, dans la campagne présidentielle.


Sur ces deux incongruités, Priollaud préfère se taire. On le comprend.
En s’attaquant violemment à  Franck Martin, M. Priollaud veut faire oublier les turpitudes de sa mauvaise gestion de la commune, sous influence de la droite départementale. C’est un combat perdu d’avance.

Olivier Taconet
Président de la fédération de l’Eure
Du parti radical de gauche
La Tribune d'origine. Au delà de l'incohérence du titre, on doit
noter la signature. Priollaud signe au nom  d'une majorité municipale ...
C'est bien le moins, mais on est loin de l'unanimité des précédents
communiqués... Sans doute la reconnaissance y compris par des élus
de la majorité, du problème soulevé par l'opposition  sur
  les dossiers du conseil municipal

jeudi 23 février 2017

Un employé ne devrait pas dire ça

Louviers : retour sur les primaires de la droite 



"On se serait cru à la maternelle !"
Même à la maternelle, les actes d'autorité ne
sont pas toujours efficaces. Ne dit-on pas
que la vérité sort de la bouche des enfants ?




Au sein du service accueil de la mairie, le souvenir est encore intact, trois mois plus tard, et l'amertume n'est pas dissipée. 
Qu'est-ce qui s'est passé pour que le maire de Louviers, accompagné de sa contestée directrice générale des services, ne convoque, en dehors de leur temps de travail les agents d'accueil de la mairie le lundi 21 novembre 2016 ? 

Quel crime avait été commis durant le week-end pour qu'on convoque d'urgence tous ces fonctionnaires ? 
En tous les cas, Priollaud se faisait fort de profiter de la réunion des suspects pour démasquer le, ou les coupables. 
Il faut se mettre dans la peau du maire de Louviers, qui pensait trois jours plus tôt qu'il aurait eu à passer un beau dimanche. 
Souvenez-vous, le dimanche 20 novembre, c'était le premier tour des primaires de la droite et du centre ... Priollaud n'avait que peu participé à la campagne. 
Il avait soutenu Bruno Le Maire, bien entendu, puisqu'il lui doit son parachutage à Louviers ... sauf que sa première sortie sur le marché de Louviers avait été tellement catastrophique que ce fut la dernière. Sur la petite demi-heure qu'il avait prévu d'y passer, il s’était fait enguirlander pendant un quart d'heure par des chalands. 
Bon, mais ça, c'était le marché ! Au moins pouvait-il se dire que l'avantage de ces primaires c'était qu'il n'y rencontrerait que la droite de la ville et que, qu'il pouvait y espérer quelques encouragements. 
Sauf que ça ne s'est pas passé comme ça ! En fait le très mauvais résultat de son poulain Bruno Le Maire n'a fait que confirmer une journée odieuse. En effet, le maire de Louviers a eu à affronter de nombreuses insatisfactions. On lui à même reproché qu'on ne le voyait  jamais à Louviers. Des électeurs se sont aussi plaints de ne pas avoir pu obtenir des renseignements sur le déroulement de la primaire auprès de la mairie.

Tout à fait inadmissible pour notre maire !


Comme à la maternelle ! Enfin, heureusement les récentes
recherches font valoir que la bienveillance obtient de
meilleurs résultats auprès des humains que le rapport de
force. C'est quelque chose qui, de toute façon échappe à
Priollaud, l'homme qui a supprimé la distribution de livres
aux enfants et qui met 3 semaines à réparer le chauffage
dans les écoles
Notre Priollaud, démonté par le score de son champion a voulu se venger sur les employés de l'accueil, bien décidé à leur apprendre leur métier. 
Il arrive, affublé de sa Directrice des services fraîchement nommée.
Seulement, il se trouve que les fonctionnaires de l'accueil sont des professionnels, qui avaient obtenu en son temps la 
certification Qualiville, comparable à la certification ISO dans le privé. Cette reconnaissance avait été demandée par la municipalité Martin. Priollaud n'en avait pas voulu. 
Dommage ! Il se serait rendu compte que les agents prenaient régulièrement les demandes de rendez-vous avec le maire, qui étaient transmises au cabinet. Demandes dont personne ne savait ce qu'elles devenaient.

Le cabinet fermé de l'intérieur 

Le cabinet est toujours le reflet de la
volonté politique de l'élu. On est passé
du cabinet Martin, ouvert à tous,
à la structure Priollaud, repliée sur 
elle-même, dont la mission  essentielle
est de protéger un maire de plus
  en plus coupé de sa population.
Cela se comprend d'autant mieux, qu'à l'époque  de nombreux Lovériens se rendaient en mairie pour protester contre le maire qui avait décidé de les priver de lumière .... eh oui, à l'époque, c'était le couvre-feu à Louviers ! 
Face aux administrés  hors d'eux, l'accueil prenait toutes les demandes, mais ne pouvaient les satisfaire. La plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu'elle a ... et face aux gens qui exigeaient de voir le maire pour lui dire ses quatre vérités, les agents s'acquittaient le plus professionnellement de cette tâche impossible. Les demandes étaient bien entendu transmises ... seulement, en haut lieu, personne n'y répondait jamais.
Voilà qui rendait injustifiée toute cette mise en scène de mauvais goût, assimilable à de la maltraitance. 
Tout cela ne serait qu'un épisode ridicule, révélateur d'une réaction colérique d'un Priollaud confronté à la réalité de sa gestion et à la façon dont elle est perçue. 
Malheureusement, l'événement a marqué durablement les agents d'accueil et s'inscrit dans une suite de maltraitances dont nous aurons l'occasion de reparler. 















mardi 14 février 2017

Pour en savoir plus sur la politique en 2050, veuillez attendre un petit mois.

Un selfie des familles avec Rebecca Armstrong. #2050
Un voyage dans le temps. Rien de moins ! Voilà ce que propose Rebecca Armstrong dans sa radio ... excusez-moi, je devrais peut-être pas dire radio, il faut dire podcast, je crois mais je suis une vieille cloche, pour ne pas dire mieux. Bref, voilà ce que définit Rebecca sur son site de l'Atelier .

#2050 – prononcez hashtag 2050 – c’est LE podcast qui arrive à vos oreilles dès janvier 2017. Chaque semaine, une rencontre pour imaginer 2050. Ils sont entrepreneurs, enseignants, associatifs, artistes, … leur point commun? L’envie de se poser une vingtaine de minutes pour voyager dans le temps. Écoutez, je vous explique !

Pour dire vrai, Rebecca a eu l'excellente idée d'interroger les acteurs d'aujourd'hui pour qu'ils se projettent en 2050. Elle a interrogé végétaliste, cultureux, économistes, et toutes personnes qui s'impliquent dans leur vie quotidienne ou leur action. C'est quelque chose qu'on ne fait pas assez, une belle occasion de sortir de son quotidien, de son petit monde. Pour ce que j'ai eu l'occasion d'écouter, c'est passionnant.
J'ai eu envie de me prêter à l'exercice, et Rebecca a accepté. 
Vous aurez l'occasion de voir ma façon de penser d'ici quelques jours ... quelques semaines. Je vous tiendrais au courant, bien sûr.

lundi 13 février 2017

Hommage à Michèle RIVE par Michel CHAMPREDON

Michèle Rive était présidente de Biocoop
Michèle RIVE nous a quitté. Militante active et irremplaçable de la vie associative départementale, elle était la présidente de BIOCOOP.

L'incinération de Michèle Rive aura lieu au 

crématorium du cimetière des IFS à la Madeleine 

d'Evreux vendredi prochain le 17 février à 10h30.

Michel CHAMPREDON, maire d'Evreux de 2008 à 2014,l'avait nommé adjointe chargée de l'action sociale. Il lui rend hommage en retraçant avec émotion un parcours de combat et d'amitié.


Hommage à Michèle Rive, une femme sincère et engagée
par Michel Champredon, maire d’Evreux 2008 – 2014


Michèle Rive nous a quitté discrètement, comme elle était, comme elle vivait. Femme engagée, passionnée, désintéressée, ni prétentieuse, ni accro du pouvoir elle marquait sa présence par ses réflexions et ses idées souvent audacieuses, parfois même iconoclastes, alimentées par son engagement dans le mouvement écologiste et ouverte aux pensées alternatives.
Michèle Rive fut un compagnon de route d’une loyauté et d’une fidélité exemplaires pendant de nombreuses années, ce qui n’est pas si fréquent en politique. Sur les choix nationaux, nous étions plutôt différents : quand elle était avec Michel Rocard, j’étais avec François Mitterrand ; quand elle choisissait Lionel Jospin, je choisissais Laurent Fabius, quand elle votait oui au Traité constitutionnel européen, je votais non, quand elle soutenait François Hollande je soutenais Martine Aubry. Puis, membre du Parti socialiste elle a évolué vers les Verts et moi vers les Radicaux de Gauche.
Mais sur le plan local, nous faisions la même analyse de l’évolution notre ville d’Evreux et de son agglomération. Nous avions la même ambition pour leur développement économique et culturel, la même envie de renforcer les associations avec un service public local qui remplisse pleinement son rôle, la même soif de développer la démocratie locale.
Michèle Rive fut vice-présidente du Centre communal d’action sociale pendant six ans (2008 à 2014). Je lui avais laissé beaucoup de latitude et elle s’y est pleinement engagée avec compétence, connaissant parfaitement ses dossiers. Je savais qu’avec une élue de son tempérament, le maire que j’étais pouvait dormir tranquille. Je suis sûr que les agents du CCAS conservent d’elle un fort souvenir, comme les usagers qui ont eu affaire à elle.
Car au-delà de son engagement politique, Michèle Rive était aussi une femme d’entreprise. Outre son activité de formatrice qu’elle avait géré elle-même, elle avait obtenu la confiance du conseil d‘administration de Biocoop pour diriger et redresser cette coopérative en difficulté.
Femme de caractère elle ne mâchait pas ses mots et savait se battre pour défendre ses positions, quels que soient les risques. Elle ne manquait pas de courage, ce qui en faisait un adversaire parfois difficile. Comme souvent les femmes en politique (c’est le constat que j’ai fait) elle était non seulement très investie mais aussi droite dans ses positions, refusant les compromissions. Elle était du style à « perdre les élections plutôt que de perdre son âme ».
Michèle Rive était de ceux de mes proches, à la personnalité affirmée, qui pensent par eux-mêmes et qui, par leur analyse différente me permettent de ne rien oublier d’un aspect d’un dossier et de penser les choses en sortant du carcan du système.

Elle n’aimait pas la flagornerie et elle n’aimerait pas qu’on dise qu’elle n’aurait eu que des qualités, ce qui est parfois l’écueil des éloges funèbres. J’arrête donc en conservant de Michèle Rive Malgré les beaux moments passés ensemble, nos débats, nos années d’engagement pendant lesquelles l’amitié avec Michèle Rive a toujours été intacte.

dimanche 12 février 2017

Le moi, la mort, l'amour et le moulin

Sidonie Poum et Denis son souffre-douleur, intreprétés par Julie Cayeux et
Grégory Legeay. Est-ce Julie et son pantin ? Sans doute un peu, mais pas
 seulement.  Si chaque enfant est le fruit de la névrose parentale, Julie a su 
en tirer le meilleur : l'humour noir comme réponse incertaine au tragique de
 l'insupportable monde réel. La création artistique n'est rien d'autre. 
J'avais peur de cette soirée pas comme les autres mais je ne pouvais pas louper le spectacle :  Sidonie POUM au Moulin. 
j'avais peur de la soirée, parce que je me traînais encore la mort de Philippe. Philippe Cayeux, le père de Julie Cayeux. Julie est l'alpha et l'omega d qui était l'alpha et l'omega de Moi, Sidonie, Poum, le spectacle qui était donné au Moulin, vendredi soir. J'avais vivement apprécié les petits films réalisés par Julie Cayeux. Mais là, ma situation devenait intenable. J'ai été incapable d'écrire quelque chose sur Philippe Cayeux, l'une des personnalités les plus attachantes de l'équipe de Franck Martin, le premier qui a été chargé de la culture. Un être extraordinaire, et justement c'est sa fille qui a été chargée de lui rendre hommage le jour de son inhumation. 
Je stoppe. Je ne suis pas venu au moulin pour rendre hommage à mon ami Philippe. Le moindre des respects que je dois à Julie, c'est un jugement de son travail d'artiste. Même si je ne peux pas m'empêcher de penser qu'à travers elle, se profile indéfiniment le personnage de son père. Comment imaginer qu'un écrivain qui écrit un ouvrage avec sa fille comme personnage principal ne va pas l'influencer durablement.
Mais je ne veux pas parler de Philippe, de Philippe Cayeux, quand bien même son image ne cesse de me hanter. Je voulais voir Sidonie POUM, spectacle de Julie Cayeux, artiste en résidence, un reste de la politique culturelle impulsée par son Papa. 
Mais Julie est bien en dehors de tout ça. MOI, SIDONIE, POUM, est bien le meilleur qui pouvait être créé à partir de ce qu'elle est.Ca s'appelle de l'art et de la création. Un spectacle noir et gai, joyeusement déprimant, interdit aux enfants, sordide, sanglant et nihiliste. 
Quelque chose qui ne me fera pas regretter ma soirée et qui me met en attente des prochaines œuvres de Julie Cayeux. Je m'en voudrais enfin de ne pas rendre hommage à Grégory Legeay, au physique extraordinaire et dont Julie Cayeux a su tirer le meilleur. 


vendredi 10 février 2017

La lecture, cause municipale ? Priollaud n'a vraiment pas honte

Le maire  en posture de M. Rigolo, mais il ne devrait pas 
 plaisanter avec l'avenir de nos enfants. La série
  des Monsieur, Madame, de chez Hachette, est une 
 réussite commerciale, mais n'a rien à voir avec le projet 
culturel de la municipalité Martin, porté par Christine
Fillâtre
adjointe aux écoles.  Il s'agissait de permettre
 à tous les enfants 
d'accéder à une littérature de qualité 
 dès le plus jeune âge et quelque soit leur origine.
"C'est un gag ! L'année prochaine il va nous faire : la lumière, cause municipale de l'année ..."

À Louviers, ni les parents d'élèves, ni les enfants, ni les instituteurs, libraires et  éducateurs  n'ont oublié que Priollaud est celui qui a supprimé la distribution d'un livre aux écoliers à Noël.
Drôle de tactique du maire de Louviers, qui consiste à prendre une mesure idiote et de revenir dessus quelques mois plus tard sous les explications les plus embrouillées.
Il annonce la fin de l'extinction des feux, avec un plan lumière, qui contredit la mesure qu'il a prise six mois avant. C'est Monsieur Grosse Ficelle.
Il agit de la même manière avec le livre. Personne n'a oublié que devant les protestations des parents, Priollaud a décidé d'offrir un livre de la série des Madame, Monsieur, de chez Hachette. Une série bon marché, sans doute parce que les petits lovériens ne valent pas mieux. Toujours le mépris ... mais c'était mieux que quand il disait que les enfants n'avaient pas besoin de livre, puisqu'ils ne savaient pas lire. En tous les cas, en complète opposition avec les études et propositions des professionnels de l'éducation et de la culture
Mais de cela notre Priollaud se moque. Quand il s'engage dans une grande cause municipale, c'est sans projet, sans connaissance, dans le seul but que ça ne coûte rien !  

Bien sûr, faire de la lecture une cause municipale, personne ne peut être contre ... mais il faudrait d'abord s'en donner les moyens.
Parce que profiter de l'opération échange de livres du Lyon's club, c'est pas mal ... réaliser après avoir méprisé les libraires qu'un texte de simplification des appels d'offres va permettre d'acheter chez les libraires de Louviers et d'en sortir deux communiqués de presse, c'est bien ... 
Si la lecture était une cause municipale, la municipalité 
devrait faire un travail d'abord au niveau des écoles !
 C'est tout le contraire. En fait, il en est de la lecture
 en 2017 comme de l'alimentation en 2016: de l'enfumage.
La récupération incohérente d'actions nationales ne
fait pas une politique. Elle ne saurait compenser le
sabotage de la politique culturelle et scolaire par
l'équipe Priollaud -Terlez.
Seulement voilà, pour commencer, la lecture, c'est d'abord l'école. C'est elle qui doit relier livre et plaisir. Or, non seulement la municipalité a supprimé la distribution de livres de qualité aux écoliers sitôt qu'il en a eu les moyens, mais en plus, il a commencé l'année en mettant les enfants dehors parce que le chauffage était défectueux. La municipalité ne parle que de mutualiser les services et les écoles, c'est à dire de réduire leur nombre. Cherchez l'erreur ... 

On me dira : d'accord, la lecture, c'est pas que l'école, il faut aussi réduire l'illettrisme chez les adultes. C'est vrai, mais avec la municipalité Priollaud, prête à tous les projets sans en comprendre le sens ... on se dit qu'ils sont capables de remplir toutes les boîtes à lettres avec les Madame Monsieur qu'ils auront reçu en surplus.  
  

L'opposition écrit au préfet ... à qui la faute ?

Trop c'est trop !


Franck Martin quittant la salle du conseil, photo Paris-Normandie. La presse
n'a voulu voir dans le phénomène qu'un conflit de personnalités. Tant pis
pour la démocratie municipale. En fait, c'est bien la totalité de l'opposition
qui a saisi la préfecture après l'affront que la municipalité Priollaud fait subir
à son opposition... Le pire, bien entendu,, étant, bien entendu l'incapacité à
en prendre la responsabilité et en faisant payer son incurie à un personnel
de qualité.
De mémoire de Lovérien, on n'a jamais vu ça ! Qu'il y ait des petites erreurs, voire des grosses, dans une ou plusieurs délibérations, personne ne s'en offusque !
Ça peut bien sûr faire l'objet d'une réflexion, parfois gentille, parfois acide, selon l'humeur des conseillers ... Seulement là, c'est du jamais vu, au moins depuis Mendès France. On pense à tous les secrétaires généraux et directeurs généraux des services qui ont avec rigueur, préparé les conseils... MM. Astegiani, Blanluet, Coquelet, Mme Berrebou, autant de fonctionnaires scrupuleux, lisant et relisant les délibérations préparées par les services quand ils ne les avaient pas rédigées eux-mêmes. En discutant avec le maire, bien entendu... et la plupart du temps cet exercice ne se produisait pas qu'une fois par trimestre. Or là, patatras ! Voilà un conseil aussi attendu que mal préparé ... et bien entendu, pour celui qui a été maire de la ville pendant 19 ans, il y avait de quoi sauter au plafond. 
Bien entendu aussi, Franck Martin, qui connait encore bien les agents municipaux savait que la faute ne provenait pas des agents irréprochables, mais de la façon dont la ville est gérée, dans le stress et le harcèlement permanent. Elle savait aussi que la qualité d'un dossier présenté en conseil dépend de la manière dont la direction des services gère ses relations managériales avec ses cadres. 
C'est pas vraiment la mode sous Priollaud. Quand il y a faute on s'attaque aux petits, et surtout quand ils n'y sont pour rien. C'est le management à la Poutine !
Ce comportement est indigne. Il est du devoir de l'opposition de souligner les délibérations fautives. Il est du devoir du maire et de ses cadres de faire face à leurs responsabilités.  
Les conseillers municipaux d'opposition, Marie-Pierre Dumont, Alexis Fraisse, Pascal Hébert, Véronique Jeanne, Cécile Laroche, Franck Martin et Leila Seghir ont décidé d'écrire au Préfet devant de graves manquements, simplement pour faire respecter les principes du droit, socle d'une vie municipale qui suppose le respect des conseillers municipaux.
Ci-dessous, afin que les citoyens lecteurs en jugent, la lettre envoyée au Préfet 

Louviers, le 7 février 2017


Monsieur le Préfet,
Département de l’Eure
Boulevard Georges Chauvin
27000 Evreux


Objet : demande d’annulation des délibérations du conseil municipal de Louviers du 6 février 2017




Monsieur le Préfet,

Prenant appui sur l'article L2121-12 du Code Général des Collectivités territoriales et l'arrêt du Conseil d'Etat du 30 avril 1997/ Commune de Sérignan les conseillers municipaux soussignés ont l'honneur de vous demander, dans le cadre du contrôle de légalité des délibérations du conseil municipal, l'annulation des décisions votées lors du conseil qui s'est tenu ce lundi 6 février à Louviers.

En effet plusieurs exigences de la loi concernant l'indispensable information du conseil municipal n'ont pas été respectées.

Ainsi, sans que le maire donne lecture de l'ordre du jour et fasse voter l'urgence à délibérer, plusieurs délibérations ont été déposées sur table à la dernière minute avant l'ouverture du conseil et sans que le conseil puisse en prendre connaissance au préalable.

L'une de ces délibérations revêt une importance considérable et engage l'avenir de la cité pour plusieurs années, puisqu'elle demande l'approbation du protocole de préfiguration des projets de renouvellement urbain de la CASE, concernant notamment trois quartiers « d'intérêt régional » à Louviers.

Constatant l'importance tant sur le fond que sur la forme de ce document de 91 pages, soumis à leur vote sans qu'ils aient pu en prendre connaissance au préalable,  les conseillers municipaux de l'opposition ont demandé au maire une suspension de séance de 10 minutes.

Le maire a refusé, n'accordant qu'un délai de 5 minutes, manifestement insuffisant pour prendre connaissance d'un document de 91 pages déposé sur table à l'ouverture de la séance. De plus, ce document était intitulé «  Version de travail » sans que le conseil ait connaissance de la version définitive.

Cette délibération nouvelle venait s'ajouter à un ordre du jour de 21 délibérations (hors délibérations relatives au budget primitif et compte administratif).

Ces 21 délibérations ont été communiquées dans le délai légal, ce qui a permis aux conseillers municipaux soussignés de constater que sur 21 délibérations aucune ne comportait de note de synthèse requise par l'article L2121-12 du Code Général des Collectivités territoriales.

De plus 10 délibérations étaient entachées d'irrégularités manifestes soit dans l'exposé de leur motif,
soit par l'absence des conventions avec des tiers, conventions dont on demandait le vote de l'approbation sans qu'elles soient annexées à la délibération.

Une première délibération devant attribuer un marché de maîtrise d’œuvre relatif à la construction d’une maison des sports ne comporte ni le montant retenu, ni la négociation ayant permis d’aboutir à ce montant. Seule y figure, au-delà du candidat choisi, l’indemnité de 10.000 €  destinée aux candidats non retenus. Ce seul montant interdit au conseil d’en délibérer valablement.

Une deuxième délibération vise à faire approuver une convention d’occupation temporaire du domaine public en vue d’installer et d’exploiter du mobilier urbain publicitaire. La convention est absente des documents transmis aux conseillers. Le conseil ne peut donc pas en délibérer valablement.

Une troisième délibération concerne l’aménagement du centre-ville. Elle fait état d’une convention censée permettre cet aménagement. Cette convention n’est pas jointe à la délibération. Le conseil ne peut donc pas en délibérer valablement.

Une quatrième délibération, sur l’aménagement de l’îlot Thorel Est, annule une délibération prise en septembre 2016, à la suite d’une erreur de droit.

Une cinquième délibération prévoyant la vente des locaux et des services techniques municipaux fait état de l’aménagement de nouveaux locaux sans en préciser la nature, lors même que ces travaux sont déjà effectués, et que l’assemblée délibérante n’en ait pas été informée. Ne figurent, dans cette proposition de délibération ni les plans, ni l’intérêt du projet, tenant compte notamment de l’intérêt managérial, pratique et financier de l’opération. Le conseil ne peut donc pas en délibérer valablement.

Une sixième délibération relative à un aménagement de voirie sur l’avenue Winston Churchill vise à autoriser le maire à signer une convention qui n’est pas jointe à la délibération. Le conseil ne peut donc pas en délibérer valablement.

Une septième délibération vise à modifier la délibération 13-019  du 11 février 2013  qui prévoyait la cession à la société Ker-Mald une parcelle cadastrale où devait être aménagée un lotissement bio-climatique. Aucun document confrontant le projet initial à son évolution ne figure dans le document transmis aux conseillers. Le conseil ne peut donc pas en délibérer valablement.

Une huitième délibération concernant une garantie d’emprunt à Logiseine, fait état d’une demande effectuée par la Siloge. En l’absence de la claire dénomination de la société à l’origine de la demande de la garantie d’emprunt, le conseil ne peut en délibérer valablement.

Une neuvième délibération fait état de 7 conventions avec la Caisse d’allocations familiales qui ne sont pas jointes au dossier. Le conseil ne peut donc pas en délibérer valablement.

Enfin, une dixième délibération concerne la mutualisation des services informatiques de la Communauté d’Agglomération Seine-Eure et de la ville de Louviers. Un avenant est proposé à la convention. Ni la délibération, ni la convention initiale ne sont transmises au conseil de même, ce qui est plus grave, la convention devant être approuvée par les conseillers municipaux. Le conseil ne peut donc pas en délibérer valablement.

De plus, le conseil municipal s'est déroulé alors que la porte d'entrée donnant accès au public est restée verrouillée durant la durée du conseil municipal, le public ne pouvant accéder à la salle de réunion du conseil.

En  résumé, compte non-tenu des délibérations relatives aux documents financiers obligatoires, budget, compte de gestion et compte administratif, il est impossible de délibérer valablement sur 11 propositions de délibérations sur 21.

Cette situation est d’autant plus inacceptable lorsque les conseillers ne sont appelés à statuer qu’une fois tous les trois mois.

Devant cette situation sans précédent dans l’histoire de la commune, l’opposition demande à ce que l’ensemble des documents soit mis à jour et soumis de nouveau à l’assemblée délibérante dans les meilleurs délais.

Elle demande a fortiori l’annulation des délibérations qui auraient été votées par la majorité malgré l’absence de transmission des documents nécessaires à la décision de l’assemblée.

Comptant sur votre attention, nous vous prions de croire, Monsieur le Préfet, en l’assurance de nos respectueuses salutations



Les conseillers municipaux de Louviers

Franck Martin
Pascal Hébert,
Leila Seghir
Véronique Jeanne
Cécile Laroche
Marie-Pierre Dumont

Alexis Fraisse