mardi 29 décembre 2009

Un mort, ça sert à quoi ?

Erreur terrible. Je n'y croyais pas... Je ne pensais pas qu'un pouvoir puisse être assez aveugle pour envoyer à la mort un innocent au nom d'on sait quelle valeur d'exemplarité.
L'histoire d'Akmal Shaïkh est édifiante. La presse s'est fait l'écho de ce simple d'esprit embarqué dans un trafic de drogue par des manipulateurs sans scrupule. Il s'était rendu en Chine pour enregistrer un disque censé instaurer la paix dans le monde. La naïveté de son projet était peut-être plus grave encore, finalement, que le trafic de drogue au nom duquel il a été condamné... Sa chanson bêbête, illustré par un petit lapin prend d'un coup une tournure d'une exceptionnelle gravité... Et notre Akmal en devient malgré lui une icône de la lutte contre la peine de mort, dont la Chine est le triste champion du monde (selon l'ONG Amnesty International, la Chine procède chaque année à plus d'exécutions que l'ensemble des autres pays du monde, mais leur nombre exact reste un secret d'Etat. Amnesty estime le nombre d'exécutions en Chine en 2008 à 1.700).
Combien ça vaut un mort ?
Ci-dessus un manifestant iranien qui ne manifestera plus. Mais le pouvoir iranien sait déjà que sa répression sanglante ne mettra pas fin aux manifestations qui scandent la vie politique iranienne depuis les dernières élections. On avait accordé au fanatisme la force qui avait été nécessaire pour renverser le Shah en Iran, laissant place alors à la première république islamique de l'histoire. Une parenthèse historique peut-être ... la réaction du pouvoir face aux manifestants qui rejettent la fraude électorale montre bien son incapacité à résoudre les problèmes immenses de la société iranienne, et la volonté de sa jeunesse qui explose. Le langage de culpabilisation vis à vis de l'occident n'a pas de prise... La société iranienne, le pouvoir des mollahs semble s'effondrer de l'intérieur et la violence de la répression n'empêche rien de rien.
Les manifestations se radicalisent. On manifeste à visage découvert malgré la prison, les tortures et les poursuites judiciaires et de nombreuses photos montrent des policiers et des miliciens aux ordres du pouvoir se faire malmener par la foule.
Jusqu'où les pouvoirs dictatoriaux de Chine, d'Iran et d'ailleurs pensent ils devoir s'imposer par la terreur ?
La Chine essaie de maintenir le pouvoir d'un parti communiste dont les antiennes idéologiques ne sont même plus resservies ...
L'Iran essaie de maintenir le pouvoir d'une hiérarchie ecclésiastique dont les valeurs ont montré qu'elles étaient inadaptées à la société.
République Populaire de Chine, République islamique ? Allons, ce n'est pas ça la république... La république, c'est le pouvoir du peuple, c'est le courage du peuple contre l'oppression. La république c'est l'opposition à ces dictatures. La république, c'est le courage...

mercredi 23 décembre 2009

2010, l'année de la Normandie ?

Un rapport a été remis au Conseil régional de Basse Normandie.... Il fait état d'un avis très favorable parmi les élus Bas Normands qui jugent à 68 % que l'unification de la Normandie est une condition nécessaire enrayer le déclin économique de la Normandie.

Le rapport juge que c'est à Caen que doit s'installer le siège de la future Normandie.

Il était temps qu'à moins de trois mois du scrutin, on aborde enfin la question de la réunification de la Normandie.

Ci-joint, l'émission consacrée au sujet par fr 3 Basse Normandie lors de son 19/20

lundi 21 décembre 2009

Aviron sur la 3


Notre ami Claude Béhar, conseiller général d'Evreux Nord, Président du Comité départemental du Tourisme et maire radical d'Aviron a organisé un marché de Noël tout à fait particulier.
Ici, rien de ce qu'on trouve partout avec crèches stéréotypées, Pères Noël et vins chauds tous les deux kiosques... Rien de ce qu'on trouve partout et tout ce qu'on trouve nulle part : les excellents produits du départements, novateurs ou traditionnels...
Un hommage au bon goût très radical ...
pour en savoir plus, cliquer ici.
Il vous suffit d'aller directement à la minute 17et d'aller à la minute 19.

dimanche 20 décembre 2009

Cosmetic Valley rue des entrepreneurs

Le parfum de la réussite ...
Tel est le titre du numéro que France inter a consacré au pôle de compétitivité dans son émission économique qui fairt référence depuis plus de 25 ans.


Voilà une juste reconnaissance pour le pôle soutenu notamment par la communauté d'agglomération Seine-Eure qui organise depuis 3 ans le congrès de l'emballage à Louviers et à Val de Reuil...
Les quelques attaques menées ici ou là contre le pôle font preuve d'une grande mauvaise foi ou d'incompréhension de ce qu'est un pôle de compétitivité. Voilà, expliqué par l'exemple de l'émission de France Inter l'intérêt de cette action économique... Ci dessous l'article du site de France Inter et le lien de l'émission que vous pouvez podcaster ... (en photo, Jean-Luc Ansel, directeur de Cosmetic Valley, interrogé dans l'émission.

Cosmetic Valley, le parfum de la réussite

Tous les grands noms mondiaux des parfums et de la cosmétique sont réunis dans ce que l’on appelle la Cosmetic Valley, qui s’étale sur sept départements, du sud à l’ouest de la région parisienne. Quatre cent soixante dix entreprises, dix milliards d’euros de chiffre d’affaires, 6 universités, 46000 emplois dans le deuxième plus gros pôle de compétitivité français, juste après l’aéronautique.
On y produit pour le monde entier, on y cherche de nouvelles molécules anti-âge, on y découvre à partir d’extraits de plantes des molécules pour la pharmacie et la cosmétique, on y met au point des procédés permettant de capturer les parfums et de les diffuser progressivement dans le temps, on y recherche dans les plantes de Guyane des conservateurs qui vont se substituer aux stabilisateurs chimiques actuels. Bref, là, on prépare les produits du bien-être pour que nous nous sentions… mieux !
Les origines des lunetiers du Jura, des couteliers de Thiers ou de la dentelle de Calais sont d’abord des affaires d’hommes. Jusqu’au moment où mondialisation et concurrence ont fait prendre conscience que l’organisation et les complémentarités étaient des atouts pour dynamiser les territoires et surtout pour créer des emplois. L’État est arrivé pour donner le coup de pouce… c’est devenu Pôle de compétitivité !

Pour aller sur le site de l'émission, et podcaster, cliquer ici.

mardi 15 décembre 2009

Dans quel Etat j'erre ?


Entre les dérapages des uns et des autres, le débat sur l'identité nationale est proche de la chute... !

Nadine Morano, la plus vulgaire des ministres du gouvernement a rajouté son grain de sable au débat : elle attend des musulmans français qu'il ne parlent pas le verlan !

Bizarre, vous avez dit bizarre ...

Dans quelle boue s'enlise notre ministre qui confond jeune et arabe, arabe et musulman, musulman et verlan (faut le faire ?), le hijab et la casquette, le minaret et l'entonnoir ....

Visiblement, plus personne ne sait dans quels prés sont les vaches ...


Et finalement le peuple parle aux sondeurs dans toutes leur sagesse : 9% des français ont une vision plutôt positive du débat sur l'identité nationale, contre 42 % qui en ont une vision négative. Les autres se tâtent, c'est à dire qu'ils sentent qu'il y a quelque chose de pourri derrière ce débat ...

Et pourtant, n'y a-t-il rien à dire sur le fait d'être français aujourd'hui ? La notion de Nation, à la base de la République est-elle encore pertinente aujourd'hui ? Qu'est-ce qui fait qu'on se sent en France, qu'on se sent français ? La télé, l'école, notre président de la République ? Y a-t-il une culture Française ? Y a-t-il un projet français ? ...

Et ces questions sont elles sans intérêt ?

Pas forcément, c'est d'ailleurs ce dont nous débattons vendredi prochain à 18h45 à la brasserie "le jardin de Bigards" à Louviers

samedi 12 décembre 2009

Yazid Sabeg refuse le débat



Qu'est ce que je fous là ?
C'est en substance ce qui ressort de l'interview du commissaire à l'égalité des chances nommé par Sarkozy.

Peut-on être musulman dans ce pays ? Telle est la question mise en exergue de l'article publiée ce jour dans le journal du dimanche. C'est une bonne question, et il rappelle que depuis que la France a colonisé l'Algérie l'Islam est devenue la deuxième religion Française.



Alors bien sur, on peut être français en étant musulman, chrétien, athée, bouddhiste, on peut-être français en étant de gauche, de droite, du centre, d'extrême gauche ou d'extrême droite. On peut être français en étant beau ou moche, gros ou maigre, petit ou grand, blond ou brun, noir, blanc, jaune, rouge... On peut être français en étant intelligent ou con ... mais cela ne fait pas l'identité nationale.



Yazid Sabeg en veut à Eric Besson d'avoir dénaturé le débat... et tente de protéger Sarkozy. C'est incroyable. On sait depuis Azouz Begag à quel point Sarkozy a joué avec le racisme, c'est à dire a joué avec l'identité communautaire. C'est l'histoire de "la racaille", des propos qui ont enflammé tous les quartiers de France, c'est l'histoire du "mouton dans la baignoire" des propos qui ont tenté de présenter les musulmans comme irrespectueux des règles communes, histoire de cliver la campagne électorale qui s'est finalement traduite par la création du ministère de l'immigration et de l'identité nationale ... et du débat sur l'identité nationale ouvert au peuple.



Un débat qui est forcément entendu comme c'est quoi être français ... Un débat où rebondit forcément l'horrible expression "français de souche", la complète contradiction avec ce droit du sol qui a construit notre identité aux yeux du monde.



Reste que quand on relie l'identité nationale à l'immigration et que c'est ce ministère même qui lance le débat on n'est pas dans la pédagogie, on est dans le fameux défouloir, le déversoir dénoncé par Yazid Sabeg ... Ce déversoir qui rend de plus en plus problématique, l'insertion des jeunes des quartiers, et qui renvoie au rang de simples gadgets les mesures du type cv anonyme.



Yazid Sabeg dit que Nicolas Sarkozy est exempt de tout racisme... Mais ce que fait le président est encore pire : il joue avec le racisme. Un raciste est un idiot qui construit son identité sur le rejet de l'autre. Mais quand on joue sur le rejet de l'autre et le repli sur soi on touche à l'indignité de la politique.



Pour l'interview intégrale de Yazid Sabeg, cliquer ici.



Pour un vrai débat sur le sujet, ne loupez pas le prochain café, vendredi prochain






Peut on débattre de l'identité nationale ?



débat autour d'un verre et en présence de Pascal-Eric Lalmy, historien, secrétaire national du parti radical de gauche ...



pour avoir un débat de bistrot de qualité



vendredi 18 décembre 2009 à 18h45



brasserie "le jardin de Bigards", 39 rue du Quai à Louviers



jeudi 10 décembre 2009

Jack Lang entre dans le débat



Le café radical reprend l'article du Nouvel Obs sur la prise de position de Jack Lang, à lire ci-dessous ...



Le député PS Jack Lang a estimé mercredi 9 décembre qu'il en avait "ras le bol" du débat sur l'identité nationale, un débat "destructeur", "diviseur" et il a proposé aux partis politiques d'élaborer ensemble une "charte nationale de l'immigration".
A Canal + l'ancien ministre a déclaré que le débat "vire à un débat sur l'immigration. Mais ras le bol, ras le bol ! On doit d'abord leur dire merci à tous ceux qui depuis, si longtemps, ont apporté pendant les guerres, leurs vies, musulmans ou pas, noirs ou blancs ou pas, ou Arabes".

"Pas un sujet d'affrontement mais un sujet d'accord"


"Je suis fier d'appartenir à une même nation. Je n'ai aucun doute sur la puissance de la nation française, sur la puissance de la République française", a-t-il lancé. "Je suis blessé par contre quand on voit que l'on montre du doigt des hommes, des femmes, ou une religion en particulier, la religion musulmane", a poursuivi le député du Pas-de-Calais.
"Ca suffit. Ce débat, il faut l'arrêter. C'est un débat qui est destructeur, qui est diviseur", a assuré Jack Lang.
"Cette histoire tourne mal. Il faut arrêter là", a martelé l'ancien ministre qui a proposé à tous les partis politiques de se réunir "autour d'une table".
"Essayons d'élaborer une charte nationale de l'immigration. Ce ne devrait pas être un sujet d'affrontement mais un sujet d'accord si l'on veut consolider la nation française", a-t-il suggéré.





Une excellente introduction au débat du vendredi 18 :



faut-il débattre de l'identité nationale ?


A signaler, l'intitulé du débat nous a été reproché... Faut-il débattre du débat ? Mais oui, le café radical assume l'intitulé : avec les réactions vives qu'il a déjà provoquées.
Le café radical n'est pas une préfecture
Le café radical en tous les cas ne s'insère pas dans le débat national ... celui là même refusé par Jack Lang et Benjamin Stora ce matin sur France Inter ... où il a déclaré qu'on pouvait sans doute débattre de la place de l'islam dans la France d'aujourd'hui, débattre de la question nationale, mais pas l'identité nationale et en particulier dans les préfectures, lieu où l'identité nationale est plus tranchée que débattue, renvoyant à des situations d'identité inviduelles avec de terribles conséquences.
On voit même d'ailleurs à quel point Sarkozy essaie de se débarasser du bâton merdeux...


prochain café radical : Faut-il débattre de l'identité nationale
vendredi 18 décembre à 18h45, brasserie Le Jardin de Bigards 39 rue du Quai à Louviers

mercredi 9 décembre 2009

Régionales : les radicaux ont leurs candidats

L'assemblée départementale du prg a désigné mardi 8 décembre à Louviers les trois candidats appelés à se présenter aux élections régionales dans le cadre de listes d'union en cours de négociation.









  1. Franck Martin, président de la fédération départementale
  2. Christine Fillatre, conseillère régionale sortante
  3. Didi Boketsu, adjoint au Maire d'Evreux

La réunification de la Normandie, la modernisation de la gauche, la défense des valeurs républicaines sont au coeur du combat qu'ils mènent depuis des années et dont ils sont devenus des figures emblématiques.

La fédération de l'Eure du parti radical de gauche, réuni derrière ses candidats utilisera le cadre de ces élections pour poursuivre son engagement au sein de la gauche et pour une grande Normandie.


mardi 8 décembre 2009

Peut-on débattre de l'identité nationale ?

Tel est le thème du prochain café radical qui se tiendra vendredi 18 décembre (pas celui-là, l'autre) à 18h45 à la brasserie "Le Jardin de Bigards" .
Au départ, il s'agissait d'un plan très Sarkozyen : on lance une bombe à eau dans l'arène médiatique et en s'en va en refermant la porte.... Reste après à contempler ce qu'il en reste.

On a connu la lettre de Guy Mocquet, et on a connu le débat sur l'identité nationale... Un peu de la même manière, l'idée une fois lancée doit être défendu par l'encadrement Sarkozyste dont on teste et on use la fidélité.

Ainsi François Fillon a-t-il été chargé de défendre l'identité nationale à l'Institut Montaigne à la place de Sarkozy ... Mais notre président feu-follet s'est ravisé et signe aujourd'hui une tribune sur l'identité nationale Suisse (!!!). Point de vue à lire dans le Monde en

cliquant ici.


Tous les sujets sont intéressants, mais la question est bien de savoir comment ils sont traités et de voir ce qu'ils peuvent déclencher...


Parler de la Nation et de son identité peut-il avoir lieu sans renforcer tout ce qu'un pays peut contenir de tentation de repli sur soi, de force d'exclusion, de réaction ...
Ne s'agit il pas au fond du même type de bourde que la Suisse n'a pu éviter en parlant de minarets, alors que le problème n'est pas celui-là... ?
Peut-on doter une Nation des moyens de débattre de son identité lorsqu'on retire les programmes d'Histoire de ses futurs cadres ?
On comprend que Sarkozy se sente bien concerné par le vote suisse en prenant la défense d'un référendum lancé par l'extrême droite populiste helvétique... Mais ce référendum au fond a juste permis de mesurer le danger qu'il y avait à faire répondre une population à un problème qui ne se pose pas.
Alors,
Faut il débattre de l'identité nationale ?
Débattons en justement
vendredi 18 décembre 2009 à la brasserie Le Jardin de Bigards à 18h45, en présence de Pascal Eric Lalmy

samedi 5 décembre 2009

La boite de Pandore ...


Il y a quelque chose de pourri dans le débat sur l'identité nationale...

Le café radical a refusé d'instrumentaliser les propos d'un imbécile, maire d'une toute petite commune et par ailleurs UMP...

A l'heure où les socialistes ont décidé de soutenir la candidature de Georges Frêche à la présidende de Languedoc Roussillon, il semblait difficile de s'acharner sur les propos orduriers d'un quidam sans intérêt ... sauf que !

Sauf que, comme le signale un article du Monde le débat sur l'identité nationale n'a pas soulevé de débat philosophique sur ce qui fait le français, mais a glissé sur un défouloir vychiste, la parole libérée et anonyme aboutissant à un tas de boue raciste auprès duquel le programme du Front National ressemble à une démarche universaliste et humaniste...

Parallèlement, des vraies questions d'identité se posent. Aujourd'hui, dans Libé, un fils d'algérien, français, raconte son histoire dans laquelle l'ascension de l'Everest joue un rôle majeur avec l'intention non achevée d'y planter le drapeau français et algérien.

Pourquoi un français à peau mate se fait il traiter de sale arabe par une police républicaine ? Pourquoi a-t-il peur de dénoncer des problèmes insupportables pour notre identité ?

Pourquoi de jeunes français ont ils besoin de siffler l'équipe de France de football et de hurler leur joie de voir l'Algérie qualifiée ?

Comment construire notre identité collective, comment regarder ensemble notre avenir de Français, de Républicain et d'Européen ?

Et pourquoi ne pas faire un café radical sur le sujet ?

Mais bien sur, elle est là la solution !

Et ce sera le 18 décembre à 18h45, un débat animé par Pascal Eric Lalmy ....

Au même endroit que d'habitude, nous en reparlerons !

lundi 30 novembre 2009

Le 21 avril Suisse

C'est la grande surprise en Suisse, le coup de bambou, la gueule de bois... Bien sûr, on avait par ci par là, ressenti quelques prémisses... comme par exemple une attitude hostile aux français travailleurs frontaliers... Mais enfin, on le sait, une fois que le tremblement de terre a eu lieu, c'est tellement facile de dire qu'on avait senti les secousses... mais les faits sont là : le 29 novembre, ce dimanche, les Suisses ont émis un vote ouvertement raciste, un vote d'exclusion, présenté comme tel par les terribles affiches qui reliaient au vote pour l'interdiction des minarets au rejet de la burqa, et au rejet du terrorisme.

Personne ou presque en parle de l'aberration urbanistique que constitue l'interdiction a priori d'un type de bâtiment ...


Ce qui choque beaucoup plus c'est ce vote à 57,5 % pour l'interdiction alors que les sondages prédisaient un vote inverse à 53 % !


Il y a ce même refus honteux du sondé, mal à l'aise devant son choix à venir. Ce même sentiment qu'on a pu retrouver lors du vote sur l'Europe, en France et en Irlande...


Mais, bien sur, invariablement, c'est bien au 21 avril 2002 que cela fait penser. Ces victoires populistes si inattendues que les victorieux eux-mêmes ne savent pas quoi en faire ?




Les populistes ont été incapables de crier franchement victoire, tant ils se sont rendus compte que le commerce et les banques de leurs pays risquaient d'être affectées par un tel vote...


Bien sur la droite française et les populistes italiens emboîtent le pas ... avant que l'on ne se rende compte qu'une résolution de l'Onu empêche les Etats de prendre ce type de décision ... (autre clin d'oeil de l'Histoire : quelle conséquence aurait eu à Rome l'interdiction de construire des églises lorsqu'on n'y construisait que des temples ... ?)


Disons-le, les démocraties s'appuient sur l'opinion publique, et l'on peut facilement faire son beurre en politique sur les politiques d'exclusion ou de rejet... Mais la République a d'autres exigences, au premier rang desquelles figure le courage. Le courage d'aller contre le vent, le courage de faire comprendre que les solutions faciles et de rejet sont le contraire de solutions et qu'elles préparent aux plus grands malheurs, parce qu'elles empêchent les peuples de comprendre e de se comprendre. Le populisme, c'est bien cela : surfer sur les émotions malsaines et sur les peurs quitte à provoquer des catastrophes. Le pari des républicains est inverse : il s'appuie sur l'appel à l'intelligence pour précisément construire l'avenir, ensemble, en dépit des difficultés.


samedi 28 novembre 2009

L'occasion manquée de la réforme des collectivités

Plus d'une centaine de participants à la réunion très technique organisée par la communauté d'agglomération Seine-Eure et l'association des Communautés de France.
L'essentiel du public était composé d'élus locaux. C'est un peu normal... l'association des communautés de France s'adresse d'abord aux élus communautaires.
Mais la réforme des collectivités locales aura des conséquences pratiques pour tout le monde
Au delà de l'aspect très technique traité par les orateurs et concernant la réforme en cours d'élaboration, nous retiendrons juste trois aspects d'un débat fort riche venant en complément de ce qui a déjà été abordé lors du café radical de septembre et de la réunion de Mortagne au Perche.
Premier élément : l'intervention de Joël Bourdin. Il s'agit d'un sénateur UMP, par nature le plus politique des intervenants, en ce sens qu'il était un élu national défait de tout mandat local.
On le voit ici en photo en compagnie de Jean-Claude Weiss, Président de la communauté de communes "Caux Vallée de Seine" et de Michel Champredon, Maire d'Evreux.
S'il faut retenir quelque chose de l'intervention de celui qui était censé défendre la réforme gouvernementale, c'est qu'il n'était pas vraiment motivé pour le faire a priori. Il a rappelé à quel point la réforme avait été hâtive, notamment la suppression de la taxe professionnelle, décision présidentielle dont on essaie, compensation après compensation de redonner une cohérence. La réforme relative à l'élection de conseillers territoriaux qui sous couvert d'uniformiser le mode de représentation régional et départemental, devrait aboutir à un laminage des petits et moyens partis au grand profit de l'UMP, n'a pas vraiment obtenu son soutien. Il a simplement dit que le Sénat essayer d'obtenir ce qu'il pouvait comme arrangement. Le moins que l'on puisse dire, c'est que la réforme est vraiment difficile à défendre...

Le seul aspect défendable et attaquable est l'aspect à mon avis le plus redoutable de la réforme. Celui pour lequel aussi le premier ministre Fillon a été hué au congrès des maires : L'Etat a décidé que les collectivités locales dépensaient trop.
Sans doute est-ce la conséquence de l'impécuniosité de l'Etat dénoncée naguère par Sarkozy, mais le même Sarkozy au lieu de poursuivre dans la voie qui consistait à faire payer par les collectivités locales ce que l'Etat ne pouvait se payer lui-même, prive les collectivités de ressources en leur disant de dépenser moins.
Voilà qui correspond à une vraie baisse de l'investissement et de l'action publique... Voilà en perspective un renoncement du service public... Très peu en parlent... et pourtant, c'est bien ce qui risque de parvenir au bout du compte... On entre, dirait-on dans une vraie politique libérale. Les premiers pas sont maladroits, mais cette approche au forceps risque de sonner le glas de la spécificité française du service public et ce de la pire manière qui soit... A ce sujet, la demande décriée de référendum par Michel Champredon trouve là toute sa raison d'être... La réforme est mal faite, mal accompagnée, mal ficelée, mais j'ai l'impression qu'on change de monde...
On est dans la fin de la décentralisation, par ce qu'on met fin à des pouvoirs locaux forts, mais pour autant, on ne le remplace pas par un pouvoir central puissant, parce que le pouvoir central est juste capable de faire des effets d'annonce. C'est pathétique et dangereux.
Franck Martin a structuré le débat par des propositions claires et novatrices.
Il a remis en cause les faux débats. Il a rappelé les effets pervers de la fin du cumul des mandats qui interdira d'avoir des pouvoirs locaux puissant face à un pouvoir central qui souhaite reprendre les choses en mains. Il a dénoncé les fausses économies qui seraient provoquées par la suppression d'un échelon ... alors que finalement, on en rajoute un avec les métropoles. Il a enfin rappelé l'importance d'une révision complète de la fiscalité locale, la plus injuste et la plus incohérente qui soit, qui va bien au delà de la taxe professionnelle. Si la taxe professionnelle est un impôt stupide, qu'en est il de la taxe d'habitation basée sur une valeur locative mal établie il y a 50 ans... Ne serait il pas temps de mettre tout cela sur la table, quitte à faire de l'imposition nationale l'outil de redistribution des revenus des collectivités locales...
Enfin, Franck Martin a rappelé l'aberration bien française de la séparation de l'ordonnateur et du comptable, à l'heure de l'informatisation des comptes... où les services de l'Etat jouent le rôle peu reluisant d'inspecteur des travaux finis alors qu'ils pourraient trouver toute utilité dans un rôle de conseil.
Pour conclure, une soirée utile, mais qui n'est qu'une étape. On n'a pas fini de parler de réforme, de finances locales dans les années à venir.

jeudi 26 novembre 2009


CAP21, le parti de Corinne Lepage rejoint Haute-Normandie Europe Ecologie...
Les régionales servent les opérations de recentrages... Assistons-nous à lisolement du Modem, qui rassemblait Europe Ecologie et la grenouille verte Europe Ecologie ne risque-t-elle pas d'exploser à force de tout manger ? Question subsidiaire : l'union avec le PS est il le bon choix pour les radicaux de gauche ?




En annonçant son ralliement à la liste Europe Ecologie dans le cadre des régionales en Haute Normandie, Cap 21 franchit un cap... et trahit l'isolement du Modem... Les Verts, grâce à la stratégie de rassemblement voulue par Daniel Cohn Bendit, devient la grande force d'attractivité de la gauche et du renouvellement de la société française.
Il y aura sans doute une part de naïveté à croire que ce rassemblement résoudra à lui seul la crise de la gauche. On en est loin. On en est juste pour l'instant à une fédération des mécontentements et il faudra de toute façon attendre les résultats des régionales pour en savoir davantage...

Une chose est sure cependant, l'effet « européennes » perdure.


Le Ps n'arrive pas à rassembler autour de lui et à se titre, la proposition socialiste faite à Franck Martin de rejoindre sa liste après toutes les turpitudes engendrées avec ses représentants locaux et de son député montrent a contrario la détresse des socialistes...

Certains parmi nous avaient dit : les socialistes ont besoin des radicaux pour ne pas se retrouver en tête à avec le PC.

On n'en est même plus là : les socialistes ont besoin des radicaux pour ne plus être en tête à tête avec eux-mêmes.

Dans ce cadre, effectivement, sans doute l’union avec le parti socialiste serait de la part des radicaux le dernier des services qu'il pourraient rendre à la gauche... (attention, cependant, cette phrase est volontairement à double sens). Il s’agit bien d’empêcher que celle-ci ne s’effondre avec le parti socialste… Et alors, suite à cela, le parti socialiste en serait il reconnaissant aux radicaux de gauche… ?

Ce serait pour le moins surprenant, ce n'est pas dans les habitudes fraternelles du parti socialiste, mais ne dit-on pas que le pire n'est jamais sur !

mardi 24 novembre 2009

A Louviers, les socialistes ont touché le fond !

Terrible soirée pour les socialistes lovériens que l'on ne sentait déjà pas bien brillants ces derniers temps !


Ce blog a déjà rendu compte de la mauvaise foi de l'association regroupant gauchistes et socialistes levant l'étendard d'un retour à une gestion de l'eau en régie ... municipale (!)


Revenons encore une fois, même si ça lasse, sur l'inanité du discours.


1) La gestion de l'eau n'est plus municipale, elle est intercommunale et c'est tant mieux


2) C'est tant mieux, parce qu'une gestion rationalisée de l'eau dépasse les limites communales... et surtout sur un ensemble de petites et moyennes communes. Les exigences vis à vis de l'environnement et de la qualité de l'eau impliquent une gestion beaucoup plus stricte que celle qui était exigée il y a quelques dizaines d'années. La gestion rationalisée de l'eau, de sa distribution comme du traitement des eaux usées impose une compétence professionnelle que des petites collectivités auraient du mal à assumer financièrement. C'est d'ailleurs l'une des raisons pour lesquelles la loi socialiste avait fortement incité à ce que la gestion de l'eau soit gérée au niveau des agglomérations. C'est ce qu'a fait la Case, dès sa naissance, et c'est ce qui lui a permis d'obtenir des résultats tout à fait exceptionnels, même s'ils ne se voient pas ... tels que la création de 3 stations d'épuration permettant d'assurer la salubrité des zones industrielles pourvoyeuses d'emploi sans conséquences néfastes pour la population, la création de zones de protection autour des nappes phréatiques dans une logique de développement durable en accord avec des agriculteurs bio .... et un réduction des fuites d'eau à l'un des meilleurs niveaux nationaux.


Tout ça, c'est vrai, ne justifie pas la délégation de service public et l'on pourrait envisager une gestion en régie au niveau intercommunal. Pourquoi pas ?


Pourquoi pas, mais pas avant 2024 !


Et pourquoi pas avant 2024 ? Parce que le service public de distribution de l'eau a été concédé pour 30 ans par les deux principales villes de l'agglomération Louviers, alors gérée par la RPR, (devenu l'UMP) Odile Proust, et Val de Reuil alors gérée par Bernard Amsalem (devenu président de la fédération française d'athlétisme ...) mais surtout socialiste, ce qu'est restée la mairie de Val de Reuil, fait partie des villes de France qui ont le plus délégué leur gestion au privé. Même les espaces verts y sont concédés...


Et ce sont eux qui donnent la leçon !


A cause du choix fait par les socialistes en 1994, profitant des toutes dernières heures qui offraient aux collectivités locales la possibilité de s'embarquer dans des contrats de 30 ans ... la Communauté d'agglomération n'est pas en mesure de se poser la question d'une gestion en régie avant 2024 sous peine de faire payer aux 60.000 habitants du territoire le surcoût d'un choix idéologique.


C'est un choix que personne ne ferait ! Même pas le plus idiot des socialistes lovériens, même pas la plus idéologique des trotskystes ! Parce que ce choix aurait pour conséquence de payer pour ne rien faire le groupe capitaliste à qui les socialistes ont concédé la gestion locale et de le faire payer aux habitants !


Pas besoin d'aller se demander pourquoi plus de 90 % des collectivités ont choisi une gestion privée, le problème en se pose pas avant 14 ans...


Et le pire est que ce choix fait par les socialistes et le RPR à l'époque l'a été pour les plus mauvaises raisons... Pascal Labbé a rappelé que le groupe concessionnaire avait participé à hauteur de 50.000 F à la campagne électorale de François Loncle, et que ce même groupe a financé des équipements municipaux dont la bibliothèque, qui n'avaient aucun rapport avec l'eau.


Enfin, cerise sur le gâteau, Franck Martin a rappelé que lors de la campagne électorale de 1989, le cag, qui était sur une liste commune avec le parti socialiste avait refusé que la campagne soit financée par un chèque de la cge que le parti socialiste avait accepté... C'est vrai, à l'époque, tout cela était légal... Légal comme la main de Thierry Henry dans la surface de réparation... Mais ces actes disqualifient la politique comme d'autres disqualifient le football... ! Et l'interdiction de ces pratiques juste après 94, est à l'image de ce que sera l'arbitrage vidéo d'ici très peu de temps.




Voilà !


Voilà ce qui a été dit, après que pendant plus d'une heure Franck Martin ait démontré chiffres en mains ce qu'était aujourd'hui la gestion de l'eau sur un territoire dynamique de 60.000 habitants avant de retracer la honteuse histoire de l'action socialiste locale a laquelle d'ailleurs s'étaient opposés les militants du comité d'action de gauche, le cag soutenu par Jean Charles Houel et Nathalie Bellevin !


Conclusion de la conseillère Nathalie Bellevin après la démonstration : "voilà ce que les gens vont retenir alors qu'on avait posé le problème... " On croit rêver !


Mais non, les socialistes et les gauchistes ont eu le culot de poser un problème qui ne se pose pas et de leur fait ! Et ils achèvent leur interminable travail de disqualification !


Ne croyez vous pas qu'à Louviers, comme ailleurs, on n'aurait pas besoin de socialistes capables d'un travail intellectuel honnête et qui soient utiles à autres chose qu'à servir de courroie de transmission usée d'un député socialiste qui a dépassé l'âge de la retraite et d'un ambitieux parisien qui n'est toujours pas capable de prendre la mesure du territoire ?






dimanche 22 novembre 2009

Une journée à Mortagne au Perche

Mortagne au Perche est la ville du philosophe Alain qui inspire la pensée radicale ... C'est aussi la ville de Thierry Jeantet, vice-président du parti radical de gauche, militant de l'économie sociale, et c'est enfin là que s'est tenue samedi 21 novembre une rencontre ouverte sur le thème des propositions et actions des pratiques radicales dans le cadre de l'action locale en perspective notamment des régionales.







On a pu remarquer le midi, la présence de Laurent Beauvais, président socialiste de la Région Basse-Normandie, puisqu'hélas nous avons encore deux régions quand une Normandie gagnerait tant à être unie. Les interventions se sont produites dans un cadre plus qu'agréable, ce qui fait d'ailleurs que, après une matinée déjà ardue, nombreux sont ceux qui n'ont pas été en état de participer au débat...






C'était une journée d'un haut niveau, animée notamment par Jean-François Huwart, ancien Ministre du commerce extérieur, qui a parlé crise et évolution de l'économie.


A Paul Dhaille qui plaidait une réindustrialisation, Franck Martin expliquait que les forges, et les industries de masse, c'était fini. Avec toutes les questions liées au développement de la formation dans les pays industrialisés ...


Franck Martin a notamment expliqué la situation sur le territoire de l'agglomération Seine-Eure où le nombre d'emplois est supérieur à la population active, ce qui n'empêche pas un taux de chômage élevé.


Un bémol dans l'action menée au niveau de l'agglomération : les projets gouvernementaux de réforme des territoires, et notamment en ce qui concerne la taxe professionnelle.


La taxe professionnelle était l'instrument du retour sur investissement, notamment pour des collectivités qui avaient pour objectif d'inscrire leur action dans le cadre d'une haute qualité environnementale...


Cet investissement coûte cher. Qu'en sera-t-il de l'investissement industriel si celui ci ne rapporte rien aux collectivités ? On préférera créer un lotissement qu'une zone industrielle, créer une marina plutôt qu'un port... Sur ce point, les propos de Franck Martin donnait raison à Paul Dhaille, des propos relevés par Valérie Gibert-Thieullent, conseillère régionale qui craignait que la volonté gouvernementale se traduise par une baisse drastique de l'investissement et une paupérisation de l'action publique.


Alain Tourret, que l'on voit ici au milieu d'un public nombreux (une centaine de participants) a une nouvelle fois plaidé pour une réunification de la Normandie, le projet de renforcement du lien Paris-Le Havre, la rendant plus que jamais nécessaire.
A signaler les interventions d'Honoré Puil etde Yohann Theuret (devant Alain Tourret sur la photo) qui ont précisé l'évolution législative en cours qui traduit le désengagement de l'Etat....
Un bémol cependant, dans le débat de l'après midi, animé par Mélanie Fortier. L'importance du tourisme. Important secteur créateur d'emploi et par nature non délocalisable.
Mélanie Fortier a expliqué le travail mené depuis que la Loire est inscrite au patrimoine de l'Unesco.
Certes, toutes les régions n'ont pas un tel atout et le tourisme, même s'il se développe dans un cadre de proximité, a des possibilités extrêment diversifées en fonction des sites.
Franck Martin a toutefois rappelé que la communauté Seine-Eure a réussi a amener sur son territoire le projet en provenance de Cerza ...
Ce qui n'a pas fait plaisir à Paul Dhaille... dont la communauté de communes était concurrente sur le projet ...
Enfin, c'est la vie.
A signaler, pour ceux qui souhaitent en savoir plus, une cession de rattrapage vendredi après midi : rendez-vous vendredi prochain à 16h30 au cinéma Le Forum à Louviers.








vendredi 20 novembre 2009

Une réunion sur la réforme des collectivités locales

Réforme, révolution ou effet d'annonce ?





La réforme des collectivités locales, déjà débattue, en septembre par le café radical, sera à nouveau traitée à une autre échelle en présence de Joël BOURDIN, sénateur UMP, de Jean Louis DESTANS, président socialiste du conseil général de l'Eure et de Franck Martin, maire de Louviers et président radical de gauche de la communauté d'agglomération Seine-Eure.



Cela se passera
vendredi 27 novembre
de 16h30 à 19h30.
au cinéma le forum à Louviers


Pour vous tenir informés des dernières évolutions du projet, des enjeux politiques du débat qui touche à l'équilibre de nos collectivités, vous êtes tous invités... Prière de prévenir de votre présence au 02 32 50 85 50.

mercredi 18 novembre 2009

Bienvenue à Véronique Jullien

Véronique Jullien, conseillère régionale Verte, conseillère municipale de Louviers, rejoint les radicaux de gauche.

C'est une nouvelle qui nous va droit au coeur et qui s'inscrit dans la logique d'une démarche politique qui place l'écologie au coeur du projet radical.
Véronique Jullien est actrice de la vie politique locale et régionale depuis longtemps, et a toujours fait preuve d'un engagement marqué pour l'environnement et pour la démocratie locale.
Engagée, depuis le début de son action aux cotés des verts, elle a choisi finalement de rejoindre le parti radical de gauche et d'agir politiquement aux cotés de Franck Martin dont elle avait choisi de rejoindre l'équipe lors des dernières municipales.
Pour nous, Véronique, qui a participé à plusieurs cafés radicaux, est un apport de poids. Son engagement, ses qualités humaines, son expérience, son désintéressement et sa culture politique nous enrichiront, comme ils ont déjà enrichi l'équipe municipale.
Pour en savoir plus, voir la vidéo sur le blog de Franck Martin en cliquant ici.

Bienvenue Véronique !

lundi 16 novembre 2009

Les radicaux dans le collectif pour M'REAL

Une centaine de personnes, ouvriers, cadres, syndicalistes, maires, élus, ont lancé ce lundi un collectif pour le maintien et le développement de l'emploi chez M'Real.

Cette entreprise, située dans la petite commune d' Alizay, est l'un des premiers fabriquant d'Europe de la filière bois. La pâte à papier qui était fabriquée sur site est à présent livrée avant transformation, ce qui laisse augurer des jours difficiles tout en laissant une 60aine d'ouvriers dans l'incertitude du chômage partiel . Les représentants du personnel voient là un préambule à la fermeture programmée du site qui emploie 415 personnes et correspond à un peu moins d'un millier d'emplois induits.

Face à la gravité de la situation, la commune d'Alizay et les syndicats lancent un appel à tous ceux qui souhaitent soutenir la survie et le développement du site industriel dont l'abandon serait un non-sens écologique et économique. Ils demandent la réouverture immédiate de l'usine de pâte à papier.

Une pétition est déjà en ligne qui permet à chacun de s'engager pour le maintien de l'emploi sur le territoire... dans l'attente de nouvelles actions pratiques engagées par le comité de soutien dont font partie, outre les Radicaux de gauche, les Verts, les Communistes, les Socialistes, le Mouvement républicain et citoyen et le Npa.
Pour signer avoir accès à la pétition en ligne, cliquer ici, en attendant des nouvelles sur la suite du mouvement.

Edwige Antier veut interdire la fessée

Le fait qu'Edwige Antier, qui fait partie de notre identité nationale, veuille interdire la fessée n'aurait rien de surprenant, venant d'une pédiatre réputée... mais le fait est, elle n'est pas seulement pédiatre et pédagogue. Elle est aussi députée. Et députée de la majorité UMP. Et elle profite de son aura médiatique et pour mettre les pieds dans la fourmilière des évidences.
Comme Max Ernst le souligne (même si ce n'est pas le seul aspect qu'il souligne), dans ce célèbre tableau (la Vierge corrigeant l'enfant Jésus devant trois témoins André Breton, Paul Eluard et le peintre) , la fessée fait partie de notre culture, de nos traditions. Nous avons aussi, puisque nous parlons culture des lignes splendides dans "les confessions" de Rousseau, indiquant à quel point sans la fessée qu'il reçut à 8 ans de son éducatrice, Mlle Lambercier âgée de 30, il n'aurait pas été le même homme.
Pour Edwige Antier cependant, une culture est faite pour évoluer, et toutes les traditions ne sont pas bonnes.
Certains pays du Nord de l'Europe ont mis la question sur le tapis. Et l'argumentaire est intéressant. Les enfants élevés dans le rapport de force que symbolise la fessée, auront beaucoup plus tendance à l'âge adulte à se complaire dans cette attitude que d'utiliser l'argumentation, la négociation et la compromission pour imposer leur point de vue.
C'est un argument effectivement plus puissant que celui consistant à dire qu'une bonne fessée n'a jamais fait de mal à personne, et autres balivernes destinées à éviter de remettre en cause nos comportements.
Ne rêvons pas cependant, la fin de la fessée ne signifiera jamais la fin de la délinquance, a fortiori des guerres, ni les difficultés relationnelles entre parents et enfants. Elle ne signifiera pas la fin de la violence non plus. Mais, loin du laxisme, la fin de la fessée pose pour la société une exigence d'efficacité éducative de la part des parents.
Entendons-nous... Il ne s'agit pas de trancher sur le sujet... un sujet qui pour l'instant suscite essentiellement des ricanements, dans les journaux et les cafés ...
Et les cafés, mais le café radical après un premier sourire, se dit qu'après tout, l'accès à la contraception, la distribution des préservatifs dans les établissements scolaires, le droit des homosexuels et autres thèmes sensibles et réservés à la sphère privée, ont eux aussi provoqués des ricanements avant de revenir sur le devant de la scène parce qu'ils touchaient à des sujets sensibles nécessitant un débat social.
Débat social... Tiens, je suis sur qu'un de ces jours le thème de l'interdiction de la fessée reviendra sur le comptoir du café radical.

vendredi 13 novembre 2009

Prisons, l'Etat condamné

Le café radical avait invité il y a un an l'avocat Etienne Noël pour qu'il nous parle de son combat contre l'état des prisons.
Lorsque nous l'avons reçu, il avait réussi à faire condamner l'Etat Français pour une plainte déposée par trois détenus de la prison Bonne Nouvelle. La cour d'appel administrative de Douai a confirmé le premier jugement qui condamnait à verser des indemnités à trois détenus qui dénonçait leurs conditions de détention.
C'est une victoire pour l'avocat qui nous avait fait la gentillesse de venir au café radical que nous avons organisé il y a un an, mais c'est avant tout une victoire pour tous les humanistes et pour tous ceux qui croient en la réinsertion des condamnés, et que celle-ci ne saurait passer par une mise à l'écart de l'humanité durant la peine de réclusion.
Robert Badinter, interrogé sur France Inter a déclaré à quel point ce jugement est aussi la reconnaissance du droit Européen et ouvre la voie à une politique pénitenciaire cohérente, allant au delà de l'idéologie de la répression.
"La cour ne pouvait pas contester que mes clients avaient été détenus dans des conditions contraires à la dignité humaine", s'est félicité leur avocat, Etienne Noël, affirmant être sur le point d'engager des procédures identiques pour des dizaines de détenus de Rouen. "Ca risque de coûter très cher" à l'Etat.
, a annoncé l'avocat rouennais, invité, jeudi soir, sur le plateau de France 3 Haute-Normandie.
Pour voir la vidéo et l'interview d'Etienne Noël qui explique que le combat continue, cliquer ici... et aller à partir de 4'30"




mercredi 11 novembre 2009

Faut-il défendre l'identité nationale ?

" OUI " répond Franck Martin
Il répond oui clairement, sans ambiguïté, et il a rappelé son point de vue à l'occasion du discours du 11 novembre.
La Nation est l'enfant de la Révolution, une idée de gauche, à qui il est arrivée d'être récupérée et déformée par la droite xénophobe.
Les enfants de Valmy ont créé la Nation, défenseurs bretons, picards, provençaux d'une certaine idée de la France, lors même qu'il ne parlaient pas français...
Morts pour la France aussi ceux de l'affiche rouge, ceux dont les noms "à prononcer sont difficiles" les M.O.I. Mains d'oeuvre immigrée, des sans-papiers comme on dirait aujourd'hui, "23 étrangers et nos frères pourtant", "23 qui criaient LA FRANCE en s'abattant".
Voilà pourquoi Franck Martin rejette l'exclusion et rejette le rejet du débat. Au nom de la gauche et au nom de la France...
Une certaine idée de la France, celle qui aussi a porté il y a 60 ans des jeunes gens à risquer leur vie dans la Résistance ou dans l'engagement militaire pour lutter contre le nazisme...
Dans la défense de l'identité nationale, il y a bien autre chose que la défense d'un territoire, il y a la défense du génie français, créateur des droits de l'Homme et de son universalité... On est loin de la vision étroite et xénophobe que portent certains défenseurs de la nation.
On envisage bientôt un débat sur l'identité nationale lors d'un café... à voir !

jeudi 29 octobre 2009

Le canard renvoyé dans son coin-coin

La mauvaise foi démagogique s’habille toujours d’un discours simpliste, qui ne laisse pas de place à l’alternative. En assénant des vérités qui n’appartiennent qu’à lui, le néo-président Houel évite de répondre aux questions gênantes du café radical.

Quand on lui dit que les socialistes ont, à Val de Reuil, signé un contrat de 30 ans avec la Cge, il répond par une série d’affirmations gratuites. Nous en livrons d’autres au débat

Peut-on confondre délégation de service public et privatisation d’un service public ?




La réponse est non ! sauf si l’on est de mauvaise foi ...
Peut on faire croire que la plupart des collectivités ont mis fin avant le terme du contrat aux délégations de services publics accordées à des entreprises privées ? La réponse est non.
Est-ce que cela a correspondu à une politique de droite ou de gauche ? La réponse est non ! Est-ce que cela doit se faire après une étude coût/avantage des contrats en visant l’intérêt des usagers et de la qualité générale des services, comme cela a été fait à la Case ? La réponse est oui
Est-ce que cela doit se faire au nom d’une démarche idéologique, la réponse est non !

— Est-il exact que la gestion en régie des services concédés aurait pour conséquence d’augmenter considérablement le coût des services aux habitants du territoire ? La réponse est oui.
— Est-il exact que le dépotage de déchets liquides pollués par des hydrocarbures est impossible dans le cadre d’une gestion en régie des services ? La réponse est non.
— Est-il exact, enfin, que près de quarante personnes se soient réunies, animées par un antimartinisme primaire, la réponse est Non. Là dessus, nous sommes pour une fois d'accord avec le président socialiste de l'association faux-nez.
Tout le monde sait qu’il y en avait beaucoup moins !

mercredi 28 octobre 2009

ça casse pas trois pattes à un canard ...

Une récompense à qui aura compris la réponse de Jean-Charles Houel au café radical !

Pour ceux qui veulent suivre, je donne même le lien que vous pouvez joindre en cliquant là.

Ceux qui souhaitent suivre l'argumentation croisée se référeront à mon blog en cliquant
ici.

Pour ma part, je n'ai compris qu'une chose : Jean Charles Houel a souhaité répondre, mais il ne contredit absolument pas ce qui a été écrit sur ce blog.

De trop nombreuses lignes trouver deux éléments nouveaux dans le débat que nous commentons ci-après (je passe sur les attaques ad personae qui glissent comme sur les plumes d'un canard ...).

Jean-Charles Houel accuse le café radical de dire des contrevérités...mais il lui donne raison.

En disant que ce n'est pas Bernard Amsalem qui a contracté avec la Cge, mais l'ancien maire du Vaudreuil, alors président de l'Etablissement public qui devait donner naissance à la Ville Nouvelle, il confirme bien qu'il y avait délégation de service public. Comme le café radical continue de l'affirmer, il y a bien eu nouvelle signature d'un contrat de 30 ans par le maire de Val de Reuil en 1992, et il ne s'agissait pas de M Chèdeville ... Signalons aussi que Val de Reuil est un exemple national en matière de service public délégué (pour que le lecteur comprenne bien, le service public délégué est ce que l'association de Jean Charles Houel appelle "service public privatisé")... A Val de Reuil, même les espaces verts sont privatisés. C'est pas courant !

Autre argutie incompréhensible : l'attaque contre les verts. Les Verts répondront aux attaques... Mais on voit bien que ce qui chagrine Jean Charles, c'est précisément que les Verts ne les suivent pas sur le terrain glissant de la rancoeur stérile...

De mémoire, il n'y a pas eu que Pascal Labbé à remettre en cause la gestion privée de l'eau par la communauté d'agglomération. Tout le monde l'a remis en cause... et Franck Martin en premier, et toute l'équipe aussi. D'une manière très pragmatique, il a été fait appel à un bureau d'études indépendant, Service Public 2000, recommandé par des écologistes. Résultat des courses : l'intérêt des lovériens et des autres habitants de la l'agglomération, recommandait de ne pas remettre en cause les concessions de service public que la Case devait reprendre.

Passons !..

Il y a quelque chose de pathétique à voir un socialiste donner des leçons d'écologie, de verdure à un militant vert dévoué à sa cause et indépendant depuis tant d'années.

Pour notre part, nous attendons toujours des réponses de fond aux arguments que nous avons avancé dans notre dernier blog....

Pour l'instant, dans ce que nous lisons dans la presse ou sur le blog de Jean-Charles Houel, pas de quoi casser trois pattes à un canard.


lundi 26 octobre 2009

Les petits de la carpe et du lapin ...

Qu’est ce que ça donne l’alliance de la carpe et du lapin ? Un lapin à écaille ? Un poisson poilu ? Pas du tout : à Louviers, la carpe du socialisme aveuglé, mariée au lapin révolutionnaire aux yeux rougis de nostalgie donne naissance à des canards transgéniques… auxquels le café radical va tâcher de tordre le cou… Non à l'intox, oui à l'info !






Les socialistes lovériens s'entêtent à vouloir pourfendre la gestion de Franck Martin, qu’elle soit municipale ou intercommunale. Une gestion qu'ils ont soutenu et à laquelle ils ont participé pendant 12 (douze) ans. Ils n’ont toujours pas digéré que Franck Martin ose se présenter contre François Loncle il y a trois ans… C’est incroyable, mais c’est comme ça. Il y en a qui ont la digestion difficile.
Avoir offert un canton à la droite aurait pu les calmer... mais non ! A Louviers, on a la rancune tenace ! On se cogne la tête contre les murs jusqu'à ce qu'ils saignent !
Les socialistes locaux font appel aux vieilles troupes du trotskysme local en quête de respectabilité. Cet exemple unique en France c’est l’alliance de la carpe et du lapin. Des réformistes non remis de leurs déboires électoraux, alliés aux révolutionnaires nostalgiques, refusant toute logique de gestion. Une alliance conclue dans la rivière de la rancœur, celle où, au fil de l'eau s’écoulent des canards incapables de remonter le courant de l’Histoire.

On entre en tous les cas dans la mauvaise foi caractérisée quand on assiste par le biais d'une association écologiste-écran, à la remise en cause de la gestion de l’eau par la Communauté d’agglomération.

Les socialistes s’arriment au discours purement idéologique des gauchistes qui veut que l’introduction de gestionnaires privés dans la gestion publique soit le mal absolu. Qu’importe si pour arriver à la démonstration on torde le cou à la réalité….

Prenons l’exemple du blog du président de l’association, Jean Charles Houel dont l’acharnement électoral a permis l’élection de Guy Auzoux qui siège dans l’opposition de droite à Jean Louis Destans au conseil général de l’Eure. Passons. Prenons un extrait de sa démonstration, qui a le mérite de contenir trois contre-vérités en deux lignes. Il part d’un fait qu’il déforme aussitôt.

« Le dépotage en mai dernier à La Haye Malherbe par des sous-traitant de Véolia de déchets liquides contenant des hydrocarbures »

Relevons trois canards en une seule phrase.

1er canard : ce n’est pas un sous-traitant de Véolia qui a commis la faute, mais un employé qui a commis une faute et contre lequel s’acharne nos bien-pensants défenseurs du service public. Quelle est la faute ? Se débarrasser sur place du produit récupéré lors du nettoyage qu’il venait d’effectuer, en dépit des ordres de son employeur, lui-même sous-traitant de Véolia. Il a été sanctionné pour cela. Et l’entreprise, bien sur responsable, a fait l’objet d’une observation, puisqu’il s’agit d’un prestataire de service.

Ramenons les choses à leur place cependant. Est-ce que, en toute bonne foi, un service municipal ou intercommunal garantirait qu’un agent public serait d’avance exempt de ce type de faute (éviter de se rendre à l’endroit adéquat pour vidanger, histoire de rentrer plus tôt à la maison) ? Bien sur que non ! Les agents du service public ne sont pas plus à l’abri de fautes que les employés du secteur privé. Errare humanum est. Là-dessus, que les éternels défenseurs des travailleurs s’acharnent à donner un maximum de publicité à une faute professionnelle, voilà qui peut surprendre… mais, bon !...

2e canard : le service rendu par le sous-traitant de Véolia.
Il s’agit en fait du travail qui nécessite l’utilisation d’une hydrocureuse. Un matériel de ce type est trop cher et trop peu utilisé pour être à la charge d’une communauté d’agglomération de la taille de notre territoire. Cela veut dire que, même en régie, ce travail aurait été effectué par une entreprise extérieure, spécialisée en prestation de service. Et donc que le même type de faute aurait pu être monté en épingle dans la plus grande mauvaise foi.
A noter par ailleurs, que si l’on prend l’exemple de la communauté d’agglomération de Rouen, citée parfois pour avoir repris la gestion en régie de la distribution des eaux, les appels à des prestataires de services privés, et notamment Véolia, sont nombreux, sans doute en compensation des annuités prévues dans le contrat initial, qui sont à rembourser. ..mais ceci est une autre histoire.

3e canard : les déchets liquides contenant des hydrocarbures…

Que sont ces fameux déchets liquides ? Une entreprise malfaisante ? Un pollueur secret et malintentionné ? Hélas non ! Ce qui est rejeté, c’est tout simplement ce que nous rejetons chaque jour, lorsque nous roulons en voiture sur la chaussée et qui se déverse dans les avaloirs lorsqu’il pleut. C’est un phénomène condamnable, qui touche à notre vie de citoyen, et à cette pollution que nous engendrons chaque jour dans nos comportements. Mais la phrase laisse croire à une pollution extérieure exceptionnelle. De l’intox pure et simple ! C’est le cas de le dire…
Fin de la phrase aux trois canards.

Mais sans aller farfouiller le travail épuisant de décryptage des erreurs volontaires ou non énoncées au cours du blog, nous tenons à rappeler quelques vérités que Jean Charles HOUEL se refuse à dire :

Le passage d’une délégation de service public à une gestion en régie, se traduirait automatiquement par une augmentation du prix de l’eau…

En effet, loin de tout a priori idéologique, l’intérêt du choix de la régie est d’abord fonction des circonstances. Les plus importants contrats sur le territoire ont été conclus pour 30 ans en 1993. Si la Case, qui n’est pas signataire des contrats, y met fin, elle devra verser de très lourdes indemnités qui auront automatiquement des répercussion sur le coût de l’eau. En effet, depuis la loi Lalonde, les régies des eaux doivent présenter des comptes équilibrés, en dehors de tout apport du budget principal des collectivités. On peut penser que cette loi qui répondait aux principes de préservation des ressources en eau, mobiliserait les vraies associations de défense de l’environnement si elle n’était pas respectée.
On en arrive au quatrième canard au cou tordu : dire que le système de régie est toujours moins cher est une contre-vérité.
Enfin, le café radical tient à rappeler les faits suivants sur l’historique des contrats de délégation de service public à la Communauté d’agglomération Seine-Eure. Il y a à peu près autant de contrats que de communes, que la communauté d’agglomération a pour mission d’unifier et de lisser en toute transparence et en toute cohérence juridique.
C’est un travail lourd qui donne d’ailleurs tout son intérêt à la création d’une intercommunalité qui évite à chaque commune de négocier dans son coin les relations avec les prestataires de services extérieurs… car comme on l’a démontré plus haut, les exigences de service public et les demandes des usagers empêchent les communes de taille moyenne de répondre à cette demande.
Mais, deux contrats plombent les autres prestations, ceux des communes les plus importantes, qui ont opté pour une délégation de service public à la Cge (Compagnie générale des eaux) : Louviers et Val de Reuil, soit une mairie de droite (alors RPR), et une mairie socialiste, de la même couleur que François Loncle, Jean-Charles Houel et Marc-Antoine Jamet qui, il est vrai, se garde d’enfourcher ce mauvais cheval de bataille. Et qui plus est, en en prenant pour 30 ans, soit jusqu’en 2022, le service ayant été concédé, comme par hasard, juste avant l’adoption de la Loi Sapin([1]).
Cette situation a été imposée à Franck Martin et lorsqu’il a pris la tête de la Mairie de Louviers et lorsqu’il est devenu président de la communauté d’agglomération quelques années plus tard.

A quel jeu jouent maintenant les soi-disant défenseurs de l’environnement et de l’intérêt des usagers, lorsque, quelques années plus tôt ils ont délibérément fait le choix d’une délégation de service public, à des conditions qui ont anticipé le vote d’une Loi empêchant des pratiques abusives ?





[1]- La loi Sapin, qui tient son nom du ministre de l’Economie et des Finances du gouvernement Bérégovoy, a été promulguée en janvier 1993, avait pour but de lutter contre la corruption : les plafonds de dépense sont diminués, les moyens d'enquête sur les malversations renforcés, la transparence des comptes des partis accentuée. La loi Sapin a notamment transformé les règles économiques du marché publicitaire, régissant de façon très stricte les relations entre annonceurs, agences et médias.

La vidéo sur le café radical

Voilà quelques images de la très belle soirée du vendredi 23 octobre, avec interviews de Patrick Mampouya et Bruno Ben Moubamba...

samedi 24 octobre 2009

Un café passionnant

C'est ce qu'on peut faire de mieux en terme de débat : le mélange d'expériences et de principes, de théories, d'idées.

Comme le rappelait Achard à la fin du débat, et faisant allusion à la venue de Stephen Smith (invité par Franck Martin en 2005) à Louviers, on a assisté à un autre éclairage sur la situation Africaine et sur ses rapports avec la France.
Toutes les visions de l'Afrique, de la France se superposent... Il n'y pas d'approche qui chasse l'autre.

Certes, Bruno Ben Moubamba, candidat à la Présidence de la République du Gabon en appelle à la France, mais il s'agit bien de la France des Lumières. On évoque Bossuet, Victor Hugo, Voltaire... et on l'oppose à la France de Pétain et du Front National ... Transition habile pour rappeler que les réseaux sérieux de soutien de Le Pen ont été aussi ceux qui de Vichy à l'OAS ont su se rallier parfois aux réseaux des actions secrètes et militaires de la Françafrique. On retrouve cette sorte de synthèse du gaullisme réactionnaire dans les valeurs de la campagne de Sarkozy, avec le slogan qui tue : Travailler plus pour gagner plus .... Un slogan qui a tué la gauche et l'économie Française mais dont on n'est pas encore remis.
Telle n'est pas l'approche de Patrick Eric Mampouya. On mesure à l'entendre, en dehors de sa culture approfondie, toutes les plaies encore vives laissées par la Françafrique. Plaie affective. Il faut sortir de l'image du bon noir, gentil et souriant. Un point de vue qui n'est pas vraiment partagé par l'assistance. Le Congo est plus qu'un pays meurtri. Mais au delà des blessures, Patrick Eric Mampouya a voulu poser les choses. Des films pour commencer, avec l'interview de François Xavier Verschave, l'homme qui a passé toute sa vie à dénoncer les mécanismes et les dégâts de la Françafrique.
Les jeunes générations Africaines en veulent terriblement à la France. Peut-être est-ce là l'un des symptômes de la fin de la Françafrique. C'est dur pour nous, qui à l'intérieur de la France condamnons de notre petite voix, les horreurs de la Françafrique. Mais si la population rejette la France et son arrogance d'ancienne toute puissance coloniale, c'est sans doute que les temps ont changé.

Michel Bellevin, président des Amis de Timia, l'une des plus grandes associations de jumelage du département, le disait avec toute son expérience de l'Afrique et plus spécialement du Niger et de ses ressources en uranium : avant, au Niger, il n'y avait que la France, maintenant, tout le monde y est : les Français, bien sur, les Chinois, on en parle, mais aussi les Canadiens, les Indiens etc... N'est ce pas un des symptômes de la fin de la Françafrique. Les réseaux issus de la colonisation sont de moins en moins puissants et ne peuvent avoir, comme il y a encore peu une immense chasse gardée sur le territoire Africain, dont le franc CFA (c'est à dire, vous ne rêvez pas : franc des Colonies Françaises d'Afrique).
Alors, la question à 100 francs (cfa) : peut on sortir de la Françafrique ?
La réponse est OUI. Et non seulement on peut, mais on doit, et on pourra parce qu'on devra. On est en 1989, avant la chute du mur de Berlin. La dissolution du bloc de l'Est est inenvisageable, mais elle est inéluctable ...
Enfin, et vous m'excuserez ce compte rendu brouillon d'un débat passionné et passionnant, mais je veux absolument remercier et rendre hommage à nos deux intervenants, Patrick Eric Mampouya et Bruno Ben Moubamba. Pas seulement pour leur gentillesse, leur compétence et le fait qu'ils se soient déplacés, mais aussi pour leur courage, leur courage physique et politique. "La République, c'est le courage", pour reprendre la formule du sénateur radical François Fortassin.
Cette formule prend tout son sens quand des hommes combattent la dictature, et face à cette situation, tous nos beaux principes, nos belles idées s'effacent devant le courage des hommes et des femmes qui essaient de construire au milieu des forces de destruction.