vendredi 29 août 2008

Débrouillez-vous !








"Débrouillez-vous !"


Telle est la formule éminement sarkozyste (je ne sais pas ce que le Président aurait rajouté ... peut-être un "pauvre quelque chose ! ...) que notre Ministre de l'Education nationale a lancé aux élus inquiets des conséquences de la mesure gouvernementale relative à l'organisation des deux heures de rattrapage proposés aux élèves qui auront du mal à digérer les deux heures de cours qui leur ont été supprimé...

Vous n'avez pas compris ? Eh bien débrouillez vous !


Voilà pour la pédagogie à la Sarko-sauce !

Situons le contexte ! Souhaitant alléger les programmes, le gouvernement supprime deux heures d'enseignement dans les primaires. Mais comme ces deux heures sont utiles, il remet deux heures. Tout va bien, sauf que les élus ne comprennent pas (entre nous, ils ne sont pas les seuls). Ils demandent comment faire. Avant, l'éducation nationale, c'était à la charge de la Nation.

L'Etat prend des mesures qui, espère-t-il, vont calmer les enseignants qui n'auront plus à assumer 26 heures de cours, mais 24, le samedi étant libéré. La mesure doit aider à faire passer la suppression drastique du nombre d'enseignants. Les élus pensaient bien qu'ils devraient accompagner la mesure, que c'était à eux de se débrouiller, mais espéraient toutefois obtenir un minimum d'aide ou d'instructions de l'Etat.






L'Association des maires de France, qui regroupe l'ensemble des maires de France, et dont le président fait depuis toujours partie de la droite, avait demandé en juillet de repousser d'un an la réforme."Ne pas donner plus à ceux qui ont moins", c'est "commettre un crime contre la postérité", a conclu à ce sujet le ministre, dont l'objectif est de diviser par trois la proportion de 15% des écoliers en échec en fin de primaire. Une bonne blague de ministre ... que tout le monde n'est pas obligé d'apprécier. On espère que les enseignants n'iront pas reprendre la formule ministérielle "Débrouillez-vous !" auprès des élèves en difficulté !

Xavier Darcos a décidé de réorganiser dans la hâte la réforme des écoles sans concertation avec les élus et si peu avec le enseignants. Les conséquences de ces mesures risquent d'être terribles. Jack Lang vient de consacrer un livre sur le sujet : L'école abandonnée, un titre terrifiant... Xavier Darcos, quelques jours après la sortie du bouquin s'acharne à lui donner raison.


En attendant, Monsieur le Ministre, on va essayer de se débrouiller. De toute façon, on ne peut pas faire autrement ! C'est aussi le rôle des élus locaux ! C'est la tendance et cela se répercute à tous les niveaux de la vie sociale.

En attendant, Xavier Darcos pourrait nous dire ce à quoi il sert. Certaisn ont l'impression qu'on pourrait très bien se débrouiller sans lui !


Enfin, vous n'êtes pas obligé de répondre. On se débrouille !

jeudi 28 août 2008

Revenu de Solidarité Active - Louviers cité en exemple

Il n'est question depuis hier que du Revenu de Solidarité Active et son financement par une taxe sur le patrimoine. Rappelons que le dispositif, qui est une initiative de gauche, a a été tout d'abord expérimenté à Louviers par le Président Jean Louis Destans avec Martin Hirsch, alors que Franck Martin était vice-président du conseil général.





Ceci a notamment permis de voir des images de Louviers sur le journal d'Antenne 2 du mercredi 27 Août (au "20 heures", s'il vous plait !). Sylvianne Mollet, bénéfiaire lovérienne était citée en exemple. http://jt.france2.fr/20h/



Le café radical reproduit le communiqué de Jean-Michel Baylet, président du parti radical de gauche du 28 août 2008.

La décision du président de la République d'augmenter l'imposition des revenus du capital pour financer le RSA va dans le bon sens, mais elle ne permet pas aux départements de maîtriser le financement de ce nouveau dispositif. Les parlementaires et les conseils généraux devront donc s'assurer que cette mesure suffira à la mise œuvre du RSA tant qualitativement que quantitativement tel qu'il a été imaginé par Martin Hirsch.




Le café radical recommande aussi le blog de José Alcala : la droite avale une pillule de gauche http://www.vernon27journal.info/





mardi 26 août 2008

Un parti socialiste en quête de chef ...



C'est la rentrée, Delanoë sort du bois et annonce qu'il brigue la tête d'un parti socialiste qui en a bien besoin (de tête ...).

Ce n'est pas le candidat du parti radical, mais il faut dire que le fait qu'un présidentiable prenne la tête du parti socialiste changerait véritablement la donne. Elle marginalise de ce fait tous les types d'alliance qui se faisaient sur le thème approfondissons nos divergences et nous choisirons par la suite qui est le plus mal placé pour battre Sarkozy.

On comprend les réticences de Dominique Strauss Kahn qui a accepté son exil au FMI proposé par Sarkozy lui-même ... On comprend les réticences de Fabius qui continue d'attendre son heure mais qui reste le seul à y croire. Il n'empêche, il y a un vrai malaise à gauche qui a un problème à sa colonne vertébrale, rôle qu'a joué le PS depuis Epinay.

Dans un édito assez marrant http://www.liberation.fr/actualite/politiques/347592.FR.php, Laurent Joffrin pousse le PS a réagir devant la montée d'un pôle vert et d'un pôle rouge ...

En fait, la faiblesse du PS pousse à l'éclatement non seulement de ses propres forces mais de toutes les gauches. On remarquera que les verts sautent sur l'occasion pour sortir de leur mauvaise posture, que l'extrême gauche veut prendre la place du parti communiste en mobilisant tous ceux qui ont soif de justice et d'action et que l'inaction et les tergiversations à gauche exaspèrent. Notez aussi que les radicaux de gauche ont sans doute du mal à se situer, mais la nature a horreur du vide et la réalité d'un centre gauche opposé à Sarkozy existe bel et bien et l'espace ne demande qu'à se créer.

Bref, pour tous, il faut agir vite et bien dans une situation qui rappelons, mise à part sa propre faiblesse, est assez favorable à la gauche. Les primaires à gauche c'est déjà maintenant en attendant que les forces de gauche et en premier lieu le parti socialiste se montrent assez responsables pour proposer clairement de vraies primaires, presque à l'américaine.

Faute de quoi, la France sera soumise à la réalité sarkozienne pour 8 ans (et non pas plus grâce aux radicaux qui ont voté pour la réforme constitutionnelle !)

lundi 25 août 2008

La guerre en Afghanistan ... Le point de vue de Florence AUBENAS


Le café radical n'a qu'admiration pour Florence Aubenas. Pour son courage, pour sa beauté et son intelligence.

Le café radical reproduit intégralement son interview, ou plutôt son "chat" très pessimiste sur l'Afghanistan. elle y répond à beaucoup de questions que nous nous posons. Alors que l'OTAN a réussi son opération militaire initiale, elle échoue comme les Etats Unis en Irak sur la question de la police. Dans le même temps, Florence Aubenas explique la réalité du bourbier Afghan. Pourquoi nous y sommes et pourquoi nous ne pouvons pas nous en sortir...

Ci dessous l'intégale du chat de Florence Aubenas interviewée par les internautes.



La situation en Afghanistan.
Vendredi 22 août 2008 de 16h30 à 18h11
Avec Florence Aubenas, grand reporter au Nouvel Observateur

Que pensez-vous des "informations" diffuées par le journal Le Monde sur les "tirs amis" ?

Aucun élément ne va dans ce sens: ni les témoignages que j´ai recueillis sur place auprès des soldats français, ni les constatations sur les corps ou le types de blessures, ni les déclarations des pilotes. Le fait que l´appui aérien n´ait pu être efficace est justement une des raisons du lourd bilan. Cela dit, à partir du moment où le doute existe, une enquête est nécessaire.

Quand vous partez avec Sarkozy en Afghanistan, vous voyagez gratos ? Quelle est, plus sérieusement, l´ambiance dans l´avion ?

Les journalistes n´ont pas voyagé avec Nicolas Sarkozy. Nous étions dans deux avions différents. Personellement, c´est le premier déplacement de presse que je fais avec l´Elysée en 21 ans de métier. Normalement, je ne couvre pas ce type de d´évènement, mais, cette fois, l´intérêt pour moi était d´arriver au plus vite auprès des soldats français pour avoir leur version de l´évènement. Le seul moyen était celui-la: les vols pour Kaboul et les rencontres avec les militaires sont en effet assez difficiles. Sur place, je n´ai eu aucun échange avec Nicolas Sarkozy. Quand au prix du déplacement, il est parfois re-facturé aux jounaux (et parfois non). Pour Kaboul, un vol à bord des avions de la République est de l´ordre de 700 euros.

La fuite est-elle une option ?

Un retrait français n´est aujourd´hui pas possible, ni diplomatiquement, ni politiquement, ni militairement. Je ne vous dis pas que c´est là mon souhait ou mon opinion, c´est la réalité des conventions qui existent entre les 52 pays composant aujourd´hui l´ensemble des forces alliées en Afghanistan.Jusqu´ici, Jacques Chirac avait souhaité que la France reste en retrait militairement sur ce terrain: il ne croyait ni en cette guerre, ni en ces modalités. La mission des troupes françaises était jusque là surtout cantonnée à Kaboul et aux grandes bases militaires internationales. Au printemps dernier, Nicolas Sarkozy a changé l´engagement français en Afghanistan. Il y a non seulement 700 hommes de plus, mais ils se retrouvent aussi sur le champ de bataille, en position de combattre comme les Américains ou les Britanniques. Il n´est plus possible de revenir en arrière. C´est un vrai piège.

Dans les interviews que vous donnez à nouvelobs.com, vous n´êtes pas sévère du tout avec le comportement de N. Sarkozy. Etonnant de votre part, surtout pour qui l´a entendu, hier jeudi, parler le lui au lieu de parler des morts.

Au moment où cette interview a été faite, Nicolas Sarkozy n´avait pas encore parlé aux Invalides. Je faisais surtout allusion au fait qu´il ait choisi d´assumer sa décision dans le discours qu´il a fait à Kaboul, position qui tranchait avec celle du ministre de la défense la veille. Il y a au moins une forme d´honnêteté. Cela dit, son choix d´engagement militaire en Afghanistan ne me parait ni juste ni même légitimé par une quelconque forme de realpolitik: la France n´était absolument pas obligée de se retrouver dans cet engrenage. Je n´approuve absolument pas ce choix politique. Il faut comprendre que cet accrochage n´est pas le dernier, mais le premier. La limite de l´honnêteté de M. Sarkozy va se heurter à cela: la prochaine fois, s´il y a à nouveau, 5 morts, 8 morts, dix morts, ira-t-il à nouveau à Kaboul? Alignera-t-on à chaque fois les cercueils aux Invalides? C´est précisément là-dessus que l´opinion publique est en train de se retourner au Canada. Ils comptent là bas près d´une centaine de morts, bien davantage que les Francais (24 en tout). Les gens commencent à trouver le prix trop lourd.

La présence française en Afghanistan est-elle légitime ?

De moins en moins. Il n´est pas d´exemple qu´une armée étrangère tienne un pays et ce serait d´ailleurs totalement illégitime. Or, nous allons tout à fait dans l´autre sens. Il y avait 5000 soldats étrangers en 2004, ils sont 70 000 aujourd´hui. C´est une impasse. Faisons un petit calcul. Avec 150 000 soldats, les soviètiques se sont fait sortir en 8 ans. Les forces alliées y sont depuis 7 ans avec 70 000 personnes. Combien de temps encore?

Pourquoi, après de qui vous est arrivé en Irak, êtes-vous allée en Afghanistan ?
Parce que c´est mon métier.

Bonjour, vous qui avez pu vous rendre compte par vous-mêmes de l´état des troupes françaises en Afghanistan, sont-elles préparées, selon vous, aux opérations qu´elles mènent ? Ou l´embuscade qui a coûté la vie aux 10 soldats était-elle prévisible ?

Les troupes françaises en Afghanistan sont des troupes d´élite. Elles suivent des entrainements pendant des mois avant de partir. Cela dit, la France ne connait pas de guerre -et tant mieux- depuis longtemps. Une attaque sur le terrain est très différente d´un entrainement.

Depuis 2001 , les Occidentaux sont en Afghanistan pour , nous l´a rappelé le président, lutter contre le terrorisme , former l´armée afghane et soutenir le président Karzai. OR on découvre que , de quelques poches de talibans en 2001, nous sommes maintenant à un contrôle par ces talibans de la moitié du pays , que l´armée afghane n´est pas très sûre , que le régime au pouvoir est corrompu . On est donc très loin des objectifs annoncés .Pourquoi en 8 ans de présence occidentale , y - a - t -il si peu de réussite ? faut-il continuer?

c´est ça qui est frappant dans le pays: 7 ans après la chute des talibans, la situation sécuritaire n´est pas meilleure. elle est pire. La moitié du pays échappe au controle des forces de la coalition. Les talibans se renforcent. Bien des erreurs ont été commises, au niveau politique et militaire, qui ont peu à peu radicalisé la population contre les forces internationales et le président Karzai. En vrac, je crois qu´il y a eu une mauvaise distribution de l´aide internationale, la mise en place d´un gouvernement central dans un pays organisé jusque là autour du pouvoir des chefs locaux, une présence militaire brutale et chaotique qui conduit des opération de reconnaissance mais sans qu´un état légitime ait ensuite les moyens d´occuper le terrain.


bonjour Pensez vous que l´établissement d´une démocratie est compatible avec un pays tribal comme l´ Afghanistan ?

Si on entend par "démocratie" l´établissement d´un régime semblable à ceux que connait l´occident, je ne crois pas que ce soit possible avant plusieurs générations en Afghanistan et je ne suis même pas persuadée que ce soit souhaitable.Nous avons toujours l´impression que notre modèle politique est idéal et exportable immédiatement partout dans le monde.ce n´est pas le cas.

Quel est l´état d´esprit de la (ou des) population(s) afghanes à l´égard de l´OTAN et/ou de la France ?

Pour la majorité des afghans, les forces internationales, françaises ou pas, sont vécues comme une armée d´occupation, de la même manière que l´étaient les soviétiques ou les britanniques. Plus le temps avance, plus se sentiment se renforce chez eux.

Etes-vous pro-taliban ?

Non, je ne suis pas pro-taliban, sans aucune hésitation. Il me semble que toute explication serait superflue.

Bonjour, je me remande si vous allez parler comme le PS ou comprendre que les troupes doivent rester en Afghanistan? Merci Caroline

Je ne suis pas au PS et je pense que le débat autour du retrait des troupes en Afghanistan est un débat virtuel, pour une raison simple: c´est impossible.

Les talibans sont-ils des Afghans ?

Oui, les talibans sont des afghans. Aujourd´hui, le mot est un peu galvaudé, il est utilisé pour désigner toutes les forces insurgées dans le pays, alors que baucoup sont aussi des chefs locaux. Il englobent même parfois des combattants de El Quaéda qui, eux, ne sont pas afghans. Mais à l´origine, le régime des talibans étaient bien composés d´afghans religieux, sortis des écoles coraniques, souvent pakistanaises. On les présente souvent comme des gens tout à fait hétérogènes au pays, des sortes de mutants. Ce n´est pas le cas du tout. Quand les talibans ont pris le pouvoir, à la fin des années 90, ils ont même été fêtés en libérateurs pat leur concitoyens, me^me si cette popularité s´est largement érodée ensuite. Aujourd´hui, la plupart sont réfugiés au Pakistan. Tout cela entretient la confusion.

Merci de votre analyse, si claire et si humaine. Puisque nous devons tenir les engagements pris pour nous par notre président, comment essayer d´éviter de tels drames? Mieux former et mieux armer nos soldats ?

Je ne dis pas qu´il faut tenir les engagements du président: je dis que nous n´avons malheureusement pas le choix, quand bien même nous le voudrions.

Comment peut on justifier la prise de position du gouvernement français? Pourquoi avoir outrepaser les prises de position du président Chirac? Qu´espère en retirer le gouvernement?

Il y avait sans doute une volonté de Nicolas de Sarkozy de reprendre un role phare dans l´Otan, à laquelle s´ajoute une alignement visible sur bon nombre de positions américaines.Pourtant, tous les état-majors internationaux le disaient déjà: l´Afghanistan est un bourbier.

Si la majorité des afghans perçoit les forces internationales comme une armée "d´occupation", la situation est peut-être en train de se "vietnammiser". Qu´en pensez-vous ?

Je ne sais pas à quoi comparer. Le Vietnam? L´Algérie? L´Irak? A la fois tout cela n´a rien à voir. En revanche, je crois réellement qu´on est tombé dans une embuscade, à tous les sens du terme, et que la bataille qui vient de se passer est parabole de notre situation.

Un discours de Nicolas Sarkozy truffé de "moi je", lui qui se planque au Cap Nègre après s?être déjà planqué ne serait-ce que pour son service militaire, à Paris... Cela ne l?empêche pas de se mettre en avant incitant même les soldats actuellement en opération là-bas à? "relever la tête", comme si ces professionnels aguerris avaient besoin de son avis d?expert ! Même en de telle circonstance, il est bien incapable de s?effacer, de faire preuve d?humilité et de respect, voire, soyons fou, de discrétion... Bon alors moi je veux bien qu?il y ait un hommage de la nation, mais si ceux qui nous gouvernent pouvaient montrer l?exemple plutôt que de traiter l?événement comme une vulgaire inauguration de centre commercial, la portée en serait tout autre. Notons qu’il n’a pas lu aux soldats du 8e RPIMA la lettre de Guy Mocquet, c’est déjà ça !

Vous avez raison : je trouve indécent moi aussi l´égocentrisme du discours du président aux Invalides devant les parents des victimes.

Vous dites qu´il n´est pas possible à la France de se retirer du fait de l´engagement voulu par Nicolas Sarkozy (contrairement à ses déclarations d´avant l´élection). Mais vous dites que les occidentaux sont ressentis par la population comme une armée d´occupation. Comment sortir de ce piège? Pourquoi l´aide matérielle (hôpitaux, écoles...) n´est-elle pas suffisante pour aider la population?

Je ne sais pas comment sortir de là d´autant que les déclarations triomphalistes que vous en entendez sur l´aide internationale sont souvent de la propagande. Pour prendre le cas de la scolarisation, on vous parle de 6 millions d´enfants à l´école contre 600 000 avant 2001. Mais savez vous à quoi correspond le terme de "scolarisation" en Afghanistan? Dans le meilleur lycée de Kaboul, dire d´un élève qu´il est scolarisé signifie qu´il suit au maximum deux heures de cours par jour. Imaginez dans une province éloignée. Scolarisation veut dire "inscrit à l´école" mais toujours, malheureusement, que l´école fonctionne. On dit aussi par exemple que 45 milliards de dollars ont été alloués par les pays donateurs. Or, 25 milliards seulement ont été réellement versés (un peu comme au téléthon!). Tout cela évidemment, renforce le sentiment anti-occidental des afghans.

pas de question. un grand bravo à l´une des seules journalistes vraiment à gauche, courageuse et humain. Alex

Ce que c´est gentil, un peu de douceur dans tout ça. Allez, on s´embrasse Alex!


Que pensez-vous de la nouvelle bavure américaine produite aujourd´hui (Vendredi 22 Aout 2008) de Soixante-seize civils, en majorité des femmes et des enfants, qui ont été tués dans un bombardement de la coalition sous commandement américain ?

Les forces américaines tiennent grâce à leur appui aérien extrèmement puissant. C´est aussi leur faiblesse, puisque cet appui produit automatiquement toutes ces bavures. On est là dans engrenage infernal. On va vers de plus en plus de bavures, donc de plus en d´opposition, donc de plus en plus de combats, etc. Aucune comptabilité fiable ne relève les victimes civiles en Afghanistan: tout ça est à pleurer.

Que pensent les femmes afghanes dans tout ça? Si tant est qu´on puisse connaitre leur avis...surtout continuez à donner le vôtre, Florence!

Lors de mon voyage en juillet, j´interrogeais une femme à ce propos. elle disait: moi ce que je voudrais surtout, c´est que mon mari ne me batte plus. Je ne voudrais pas caricaturer, mais des réalités très différentes cohabitent. Les afghans sont très loin de nous, une gorsse erreurs seraient de le sous estimer et dnous surestimer. Au revoir à tous et à la prochaine.

Champions olympiques !


Comme vous l'avez tous remarqué, nous sommes les premiers au classement des médailles.

87 médailles d'or

100 médailles d'argent

et 95 médailles de bronze !


La nation européenne, créatrice des jeux olympiques, tient encore haut le flambeau loin devant la Chine, les Etats Unis et la Russie ...
Citius, altius, fortius !


Nous avons fait un peu mieux que participer ...


Vive l'Europe et vive la joie !

vendredi 22 août 2008

Quelle stratégie pour les verts ?




Dans le cadre de la future élection européenne, Daniel Cohn Bendit défend donc une grande union des écologistes ... qui irait de Nicolas Hulot à José Bové à l'exclusion de Corinne Lepage.
Pourquoi pas ?
Cependant, le café radical, qui soutient Cohn Bendit depuis longtemps est perplexe. Une grande union des écologistes, c'est un peu comme une grande union de la gauche qui irait du Modem à Arlette Laguiller.
Pour parler comme Kurt Vonnegut Junior, tout cela relève du gogotruche[1] et surtout cela ne fait pas un programme et surtout tout cela ne constitue pas le début d'une démarche Européenne dont les peuples des 27 membres ont besoin.
C'est un bon coup électoral, a priori. Pour éviter de parler de ce qui fâche : comment construire l'Europe ? Les verts vont parler de sujets consensuels sur le développement durable... et perdent l'occasion de parler de l'Europe et de son avenir... C'est à dire qu'ils vont rester dans uen démarche de revendication au lieu d'élever le débat politique européen.
Le café radical espère qu'une liste relèvera ce défi à l’heure où l’Europe est en difficulté.

[1] Kurt Vonnegut Junior est l’un des plus grands écrivains américains du 20e siècle. Le gogotruche est une des trouvailles dont il a imagé son ouvrage « le berceau du chat » et qui définit un groupement d’individus qui n’ont rien à faire ensemble. Il citait pour exemple, entre autres le Parti communiste américain (dont K V Jr a fait un moment partie). Kurt Vonnegut fait la définition suivante du gogotruche « si vous voulez savoir ce qu’est un gogotruche, épluchez simplment un ballon de baudruche »

jeudi 21 août 2008

Afghanistan, le communiqué du prg


Le communiqué sans ambiguïté du Prg à la suite de la mort de 10 soldats français en Afghanistan tranche avec l'attitude de la gauche française. Pour autant, elle laisse ouvert le débat.

La mort de 10 jeunes gens, sans parler des 21 blessés, rappelle qu'il n'y a pas de guerre propre, et que le zéro mort promu par les USA lors du premier conflit en Irak n'était que de la propagande militaire.

La France ne peut pas se tenir en dehors des affaires du monde. Qu'on mesure notre détresse lorsque le terrorisme islamique provoque des attentats sanglants. Qu'on se souvienne de la joie qui nous a étreint lors de la chute de l'ignoble régime des taliban...

Mais le conflit demeure. Un conflit que ni la France, ni l'Occident ne peuvent ignorer. Reste une question ouverte. Comment faire pour gagner la guerre ou pacifier l'Afghanistan... ? C'est un débat que lance le café radical.


Communiqué de Jean-Michel BAYLET président du PRG le 20 Aout 2008


" Les soldats Français en Afghanistan, comme les ONG présentent sur place, mènent une mission de solidarité avec le peuple Afghan contre le terrorisme et la barbarie qui honore la France. La mort de dix soldats au combat nous rappelle la violence de cette guerre et l'engagement complet des professionnels mondialement reconnus que sont les soldats Français et la futilité des polémiques sur la présence de l'armée française en Afghanistan. Le Parlement devrait, dès l'ouverture de la session extraordinaire de septembre, engager un débat sur la présence Française en Afghanistan pour réaffirmer solennellement le soutien de la Nation à ses soldats."

mercredi 20 août 2008

Nos universités ...




J'ai jusqu'ici fait de la retape pour l'université d'été du parti radical de gauche qui aura lieu dans un peu plus de quinze jours au village club de vacances à Ramatuelle. Au delà d'un débat de fond sur le développement durable et l'action politique des collectivités locales, au delà du plaisir de se retrouver entre amis, se dessinera la statégie politique des radicaux pour les prochaines années, les alliances et la démarche à prévoir pour les européennes et les régionales. Des sujets avec de nombreuses implications pratiques...

Mais nous ne sommes pas les seuls à avoir nos universités d'été. Le débat est partout au sein de la gauche française et pas seulement de la gauche. Tout cela sera suivi avec attention.
D'autant que pendant l'été, les politiques ne sont pas restés inactifs, et notamment au PS.
Je vous conseille d'aller faire un tour sur le blog de Manuel Valls qui reprend en grande partie l'argumentation radicale dans son intervention. (ci joint l'adresse de manuel valls http://www.valls.fr/)A noter aussi le travail fait par Moscovici qui reprend l'idée d'une primaire ouverte à toute la gauche pour choisir un présidentiable.

N'empêche, le PS a quand même un problème de leadership.
Un sondage paru cet été donne Sarkozy nettement en tête en cas de présidentielles au premier tour, en dépit de son impopularité. Le pire est que Ségolène Royal continue d'arriver en tête de la gauche, en dépit du fait que Bertrand Delanoë est jugé comme étant le meilleur des socialistes. Bon, enfin, c'est encore les vacances, mais cela montre à quel point les choses sont loin d'être réglées.

Ci-dessous, extrait de l'excellent blog de Pascal Eric Lalmy, secrétaire national du parti radical de gauche.
Un sondage dans Marianne place Delanoë devant Olivier Besancenot (?!!!), François Bayrou, Martine Aubry et Ségolène Royal. Mais il serait battu par Sarkozy si l'élection présidentielle avait lieu dimanche.
54% des personnes interrogées (toutes tendances politiques confondues) estiment que le maire de Paris remplit bien son rôle d’opposant à la politique menée par le président de la République et le gouvernement.
Chez les sympathisants du PS, M. Delanoë arrive également en tête (66% jugent qu’il remplit bien son rôle d’opposant), devant Olivier Besancenot (64%), Martine Aubry (53%), Ségolène Royal (50%), François Bayrou (43%), Marie-George Buffet (43%) et François Hollande (39%).
Toutefois, les sympathisants du PS placent encore Ségolène Royal en première place des intentions de vote au premier tour de l’élection présidentielle parmi les possibles candidats du PS à l'élection présidentielle.
***
Sondage CSA/Marianne: l’été pourri des socialistesA deux semaines de l'université d'été du PS, un sondage CSA pour Marianne à paraître le 16 août montre que le socialisme est de moins en moins considéré comme une alternative au sarkozysme… Avec ou sans Ségolène.http://www.marianne2.fr/Sondage-CSA-Marianne-l-ete-pourri-des-socialistes_a90250.html

lundi 18 août 2008

Le débat interne- Eric Montès s'invite



On n'a pas besoin de faire partie d'un parti pour s'intéresser à ses débats internes.

En fait, sans doute est-ce dû à la période estivale, les insultes que les radicaux ont eu à essuyer durant l'été ont provoqué très peu de réactions. C'en est au point que certains se sont sentis découragés, justifiant leur départ par des propos incohérents.

Eric Montès, qui est devenu un radical historique, ayant redressé le radicalisme en Picardie, s'invite à présent dans le débat. J'ai trouvé ses propos très intéressants en ce sens qu'ils donnent une leçon de politique, et rappellent ce qu'est le radicalisme sur le ton qui est le sien : simple, chaleureux, convaincu et convainquant. Il rappelle aussi ce qu'ont pu vivre individuellement les radicaux cet été, attaqués de toute part, avec la plus grande mauvaise foi.

Je précise que j'ai parfois été en désaccord avec Eric Montès, mais qu'en tout état de cause je ne puis que reconnaître sa grande honnêteté intellectuelle et sa capacité d'analyse hors du commun.

Voici le texte d'Eric Montès qui s'adresse à Joël Yoyotte qui a annoncé son intention de quitter le prg.

Je suis surpris et attristé par l’annonce de ton intention de quitter le PartiRadical de Gauche, surtout si c’est le vote des parlementaires pour la réformeconstitutionnelle qui provoque ton départ…A chaque réunion nationale, tu es de ceux qui exhortent l’assemblée pour que le PRG et ses élus prennent des positions indépendantes et basées sur les convictions et non les tactiques ou les combines. Tu es de ceux qui veulent une ligne autonome du PRG par rapport au PS et la Gauche en général. C’est ce qui s’est passé lors de ce vote. Je ne reprends pas tous les arguments qui ont été largement développés et qui sont bien résumés dans le discours de Jean Michel Baylet au congrès de Versailles.Les Radicaux ont toujours défendu l’évolution et la réforme de la constitution, ils sont cohérents quand ils votent pour une réforme qui donne plus de pouvoirs au parlement. C’est le PS qui, empêtré dans son futur congrès et sa guerre des chefs, a préféré se réfugier dans une opposition à la personne de Sarkozy et de voter contre des propositions qu’ils appelaient de leurs veux depuis des années, comme l’ont rappelé certains députés PS dans une tribune publique. Comme l’a dit Baylet à la tribune du congrès «avoir de bonnes raisons de voter contre ne veut pas dire avoir raison ».Ce vote indépendant a entrainé des violentes critiques et des propos désobligeants des socialistes (on a l’habitude d’autant que l’attitude de nos élus soulignait encore plus leurs contradictions) et de la presse qui n’est jamais tendre avec nous. D’ailleurs la presse a critiqué vertement le PS d’avoir voté contre et nous d’avoir voté pour… Certains camarades font part de leur étonnement car ils avaient la « naïveté » de penser que lorsque le PRG prendrait une position indépendante il serait félicité par la presse unanime. Non ! Dans un premier temps toutes les calomnies seront déversées sur nous car les médias nous méprisent et sont des farouches partisans d’un système bipolaire(Droite/Gauche) comme dans d’autres pays d’Europe.Et malgré cela que reprochaient le plus les médias au PRG : d’avoir négocié un groupe parlementaire ! La grande affaire honteuse : il serait complètement scandaleux que le PRG comme tous les partis qui ne disposent pas de 20 députés réclame l’abaissement de ce seuil pour constituer un groupe. La règle des 20 députés minimum est immuable en vertu de quel raisonnement et de quels principes? Est-il nouveau que le PRG demande la possibilité de faire un groupe ? Qui est contre si ce n’est le PS qui ne veut pas d’expression différentiée à Gauche ! Certains médias trash (comme l’a montré une vidéo sur daily-motion) ont carrément laissé entendre un rapprochement entre la victoire de Tapie dans son conflit avec le Crédit Lyonnais et le vote des Radicaux. Déjà cette insinuation sordide et absurde est restée limitée mais nous ne pouvons pas, nous militants et élus radicaux, répéter et propager ce genre de doute sous couvert de liberté d’expression interne. Nous ne pouvons considérer que nos élus soient «achetables », aussi peu soucieux de leur libre conscience et de leur mission de parlementaires. Leur faire cette insulte c’est nous insulter nous même collectivement ! Tu fais des reproches assez définitifs sur les parlementaires tout en rappelant ton désaccord lors du référendum européen de 2005 : je te rappelle que malgré le vote majoritaire des militants tous les députés sauf Roger Gérard Schwarzenberg avaient néanmoins voté non au référendum. Ils s’en étaient tous expliqué et tu ne les avais pas critiqués pour ce vote en conscience. Ils ont fait de même en juillet. Tu laisses entendre qu’ils seraient des dinosaures rivés à leurs combines : c’est injuste et erroné. Les trois plus anciens députés du PRG ne furent pas renouvelés en juin 2007 (RGS et Emile Zucarelli ont malheureusementété battus, Defontaine ne s’est plus représenté). Notre groupe est composé de cinq nouveaux députés et de trois élus en 2002, seuls Charasse et Taubira ont plus de deux mandats. Cinq furent élus sans le soutien du PS au premier tour. C’est un groupe récent qui ne peut être jugé sur ce genre de caricature « d’élus accrochés à leur siège et prêts à toutes les compromissions ». D’ailleurs, quatre sénateurs PRG plus anciens n’ont pas voté pour la réforme, dont Yvon Collin, le numéro deux du Parti ! Dans ce débat nous ne devons pas intégrer toutes les critiques ou calomnies malintentionnées faites de l’extérieur et nous les renvoyer à la figure dans un climat suspicieux qui nuirait à tout débat et à notre unité dans la diversité. La route de l’indépendance politique ne sera pas un champ Elysée bordé de fleurs. Nous aurons besoin de tous nos responsables et militants qui ont prouvé leur courage sur le terrain comme toi ou Jean Philippe Guérini. Quitter aujourd’hui le PRG est disproportionné, réfléchissez et faites confiance à l’honnêteté militante des autres responsables, élus et militants. Le PRG n’est pas une caserne ni un bloc monolithique, vous en êtes une preuve vivante…

Amicalement

Eric Montes

Ci-jointe, l'adresse du blog d'Eric http://ericmontes.over-blog.net/

jeudi 14 août 2008

Peur sur la ville



Gomorra est sorti dans les salles ...
Enfin, dans quelques salles de la Région et aucune dans l'Eure. Le Café radical compte sur nos distributeurs locaux pour réparer ça avant qu'il ne soit trop tard.
Disons-le tout de suite, et c'est sans doute ce qui a justifié le choix des distributeurs, Gomorra est un film difficile. Certes, ça n'a pas empêché qu'en Italie le film remporte un succès considérable façon "Bienvenue chez les Ch'tis", premiers du box office et tout.
Il faut dire que le film venait à la suite du roman qui a osé s'attaquer de front à la Camorra (dont le nom déformé par l'accent napolitain vient se transformer en Gomorra, nom italien de la ville de Gomorrhe associé à Sodome dans la Bible et qui furent détruites pour leur dépravation). L'auteur Roberto Saviano, vit depuis traqué par la Camorra, un peu à la manière d'un Salman Rushdie, protégé par une fausse identité et des gardes du corps...
La Destruction de Sodome et Gomorrhe, Étienne de Laune
Le film, à la suite du livre[1], raconte cinq histoires, brutales, qui se passent dans différents quartiers napolitains, et en particulier dans un immeuble construit dans les années 70 sur un modèle Corbusien et qui visait à créer le bonheur sur terre. La vie de cette constrution, la Vela (la Voile) fait, par certains aspects penser à l’histoire de la Cité Radieuse de Marseille, mais c’est une autre histoire.
Bref, tout l’intérêt de ce film est de montrer la vie au quotidien sous l’influence de la terrible Camorra. C’est très local … et c’est très universel à la fois. Il est rappelé à la fin du film la puissance financière de la camorra, la plus importante des mafias italiennes … qui non seulement investit dans la Côte d’Azur, mais a même participé à la reconstruction des Tours Jumelles de New York.


Ces deux aspects donnent la dimension politique terrible de ce film qui a reçu le Grand Prix du festival de Cannes 2008. Car comme il est dit dans ce film, tout ça se passe en 2008, maintenant, à côté de chez nous, en Italie. Et si nous faisons de la politique, c’est aussi pour ça : pour éviter ça. Eviter que faute de projets collectifs, la ville, la vie, notre vie ne soit livrée aux intérêts criminels… L'un des aspects les plus terrifiants du film est précisément le passage du comptable dans le fameux immeubles où, habitation par habitation, celui-ci distribue dans la plupart des foyers une sorte de revenu dispensé par la Camorra aux habitants, simplement pour prix de leur soumission. En fait, la Camorra est en mesure de se substituer à l'action publique ... mais toujours pour ses intérêts très particuliers.


Ci dessous, le lien pour la bande annonce qui, rappelons-le n’est pour l’instant visible à proximité que dans 3 salles à Rouen.




[1] Dont il a déjà été question dans le blog, et dont je recommande vivement la lecture qu’on ait ou non l’intention de voir de film. Le Blog, c’était le 14 mai, http://radical27.blogspot.com/2008/05/gomorrhe.html

mercredi 13 août 2008

Géorgie, un point de vue avisé

Regardez bien sur la carte, la proximité de la Tchétchénie et de Grozni (Note du café radical)



...Je vous transmets le point de vue de Lisbeth Grail, recueilli sur l'intranet du prg et qui éclaire les derniers événements en Géorgie.
Merci à Lisbeth

Pour résumer rapidement : J'ai vécu dans ce pays sur environ 13 ans,à ce moment là, celui de l'indépendance des pays de l'ex union Soviétique, l'Europe a apporté la plus importante aide alimentaire et logistique de l'histoire et du monde.En Europe seule la communication autour de l'aide américaine a été divulguée (Food Aid)Ces pays de par leur culture attendaient beaucoup de l'Europe, non seulement en terme logistique et humanitaire mais sur le plan politique.Malgré tous les efforts de certaines personnes, les appels au secours et les mises en garde, personne n'a voulu solutionner les conflits dans lesquels étaient impliqué la Fédération de Russie (ils sont nombreux, 3 zones en Géorgie, 1 en Azebaïdjan...A ce moment là la Russie était "faible" et l'Europe pouvait agir. Mais il fallait laisser la Russie en état de faiblesse et prévenir les positions atlantistes de ces pays.Au lieu de cela l'Europe a favorisé une Russie forte, (axe Nord de l'Europe, même les Radicaux malgré mes mises en garde se sont positionné la dessus) mis en place Poutine alors que les guerres en Tchéchénie aurait dû être condamnées...Des "techniciens" , ont heureusement favorisé un peu l'indépendance de ces régions et de l'Europe en sortant la Russie des apprivoisement en énergie (pipe lines).Mais jamais de ligne politique claire n'a été définie condamnant la Russie et éloignant les américains.On s'est félicité de la "Révolution Géorgienne" qui a virée M. Chévarnadze en mettant en place un jeune nationaliste d'extrême droite incapable et totalement inféodé aux américains... !On va maintenant le faire exister en le recevant en Europe, on va lui donner de l'argent... alors qu'il vient de bombarder une partie de son propre territoire tuant des ceivls et des militaires Russes et donnant aux Russes l'occasion rêvée de revenir en force sur le territoire Géorgien !
On a comme d'habitude tout faux.Aujourd'hui Kouchner nous fait croire qu'il va faire entendre raison aux Russes ! Mais c'est fini, et ce n'est qu'un début, on a laissé se refaire une Russie très forte, on a laissé ces régions se rapprocher des américains. Nous n'existons plus en tant qu'Europe.
Il faudrait avoir le courage de dire que l'OTAN est le joujou des américains et qu'on n'a pas besoin de cela. Que les Russes veulent reprendre des territoires qui ne sont pas les leurs, que le Président Géorgien est un nationaliste incapable et dangereux...Mais nous n'avons pas de politiques de ce calibre (sauf peut-être Angela Merkel)Et la "paix" (ou ce que l'on va nous faire prendre pour la paix car ces régions sont en guerre depuis 1993 !) va provisoirement s'acheter, je ne sais pas à quel prix, mais on reporte un règlement politique, on laisse encore la Russie se renforcer le jour où ça va nous arriver dessus ce sera terrible et personne ne comprendra !

mardi 12 août 2008

L'Europe s'effrite ... et c'est la guerre à sa porte !






Alors, comme ça, en pleins Jeux Olympiques, il y a eu la guerre ! (au moment où j'écris ces lignes, la Russie annonce qu'elle met fin aux opérations militaires... pour la fin de l'occupation, on verra plus tard. C'était juste pour donner une leçon sanglante de savoir-vivre à la Géorgie... )




La Géorgie a cru vouloir régler des problèmes internes par la force ... c'est perdu !


C'est la Russie qui l'a humiliée et qui a montré que la Géorgie était un problème interne de la Russie. Les Etats Unis ont eux aussi perdu et l'Europe a été humiliée. La Russie démontre avec gravité qu'elle indispensable pour assurer la sécurité et la paix dans la Région. Voilà qui fait froid dans le dos.


Débâcle militaire, des villes détruites et la Géorgie qui revient sous influence avec l'Ukraine...


Il est trop tôt pour tirer toutes les conclusions d'un événement si brusque.


Disons quand même que la Russie existe, qu'elle se sent forte.


Disons quand même que l'Europe n'existe toujours pas. Elle ne peut exister pour l'instant que sur la base d'une alliance avec les Etats Unis.


Dans ce cadre, la France existe de moins en moins (en fait la France a pour quelques mois le poids de sa présidence Européenne, mais elle n'est pas en mesure de s'imposer face à la Russie revigorée). On peut se moquer des efforts de Sarkozy et de Kouchner ... Le fait est qu'indépendemment des hommes, la France n'a pas su prendre le virage européen et se retrouve dans une état d'hébétude avancé.


Je repense à l'un des aspects des débats qui ont émaillé le référendum sur l'Europe. Je repense à ceux qui disaient : quand même, l'Europe s'est élargi trop vite. On est passé de 6 à 27, en un rien de temps, vous vous rendez compte ?... Mais qu'on se rende compte qu'avec ce qui se passe en Géorgie, ce n'est pas seulement l'Ukraine qui tremblerait sur ses bases, mais toute l'Europe de l'Est, celle qui a rejoint la Communauté Européenne qui serait en péril.


Voilà pourquoi il fallait élargir l'Europe, voilà pourquoi l'Europe est une nécessité, voilà pourquoi il faut continuer d'oeuvrer à la construction d'une Europe politique... et même, voilà pourquoi il faut intégrer la Turquie dans l'Europe. Parce que l'Europe représente bien le pôle de développement d'une économie humaine et démocratique ...

lundi 11 août 2008

Histoire d'en rire

video

Après avoir été l'un des tout premiers à poser sérieusement la question et avoir suivi attentivement tous les débats, l'humour s'invite à la table du café radical.

Il est le bienvenu !

Qui c'est ?


Le roman de l'été est un conte politique ... Ce n'est pas encore un best seller, mais si vous voulez vous amuser rendez-vous sur le blog de José Alcala où un témoin anonyme, comme il se doit, s'amuse de l'histoire politique locale ...

Si vous voulez en savoir plus, vous promener du coté de Beaumont le Franc, de Gamelle la Mare, et voir Neveu et Tougeours, les frères ennemis, s'associer contre Martin Dubois, rendez vous sur le site Vernon27 http://www.vernon27journal.info/, ça s'appelle "Le Comte (pardon, le conte) politique de l'été ...

Le café radical offre une glace à l'eau à qui trouvera le nom de l'auteur ...

vendredi 8 août 2008

Faut-il boycotter les jeux olympiques ? ter


Faut-il boycotter les jeux olympiques ? Le café radical en a débattu ... et n'en débattra plus. Je note que l'attitude de Daniel Cohn Bendit est tout à fait intéressante à ce sujet : il faut boycotter la cérémonie d'ouverture (à laquelle se rend le Président Sarkozy) mais pas les jeux olympiques... Ce qui veut dire aussi qu'il faut profiter de l'événement pour faire progresser la Chine et les droits de l'homme en faisant progresser les droits de l'homme en Chine. Magnifique Cohn Bendit, quel dommage qu'il se soit lancer dans une logique de regroupement des verts plutôt que dans une logique de développement de l'Europe pour l'élection européenne... Pour un peu on aurait pu soutenu sa liste...

Bref, ci-dessous une interview éclairante de la sinologue Marie Holzman sur ce que la France a pu récolter en Chine grâce à l'attitude de son Président ... c'est pas brillant !



PS : J'ai renoncé par pure incompétence technique à vous transmettre un petit spot comique ironique sur ce thème une dernière fois à la mode... Une interview bidon d'un substitut du ministre des affaires étrangères... une belle illustration pourtant des difficultés de la politique. Je le transmet à qui m'en fait la demande sur caferadical@gmail.com


Pour l'université, il est temps de s'inscrire ...



Je parle de l'université d'été du parti radical de gauche, évidemment.

C'est une occasion unique de participer aux débats du jour avec des amis proches, c'est aussi une occasion pour certains de découvrir les radicaux d'une manière détendue (c'est vrai que Ramatuelle, c'est un peu loin ... mais c'est en même temps un village de vacances, une dernière occasion de se baigner dans la mer ou à la piscine et de préparer la rentrée ...)

Cette année, le programme, passionnant, tourne autour du développement durable. Comment mettre en pratique cette nouvelle approche du développement et du comportement ... avec des exemples précis et des interrogations qui seront tout aussi précises. ...

Mais il n'y aura pas que cela au programme de l'université d'été, ou plus précisemment, hors programme, on parlera de l'avenir. On parlera des alliances, de l'état de la gauche, de l'état de la droite, des européennes et des régionales .... Quels projets et quelles alliances ? Quelle réaction après le projet Cohn Bendit ? et tout, et tout ... et tout !

Voilà en tous les cas tous les renseignements sur le programme... Si vous hésitez, si vous avez des problèmes de transports ou autre, prenez contact avec le café radical

caferadical@gmail.com

pour télécharger le programme, aller sur le site du prg : http://www.planeteradicale.org/asp/contenu.asp?rub=220

A bientôt

jeudi 7 août 2008

Bientôt la rentrée ...


Et c'est pas triste ! ...
Même si c'est dur ...
Certes, gamin, je me souviens qu'accompagner en août ma mère dans les grands magasins avait quelque chose de terrifiant. On avait encore un mois de liberté mais déjà dans les vitrines, on ne voyait que cartables et fournitures scolaires ...
Cette année, le café radical fut juillettiste... C'est dommage, parce qu'en juillet, on a eu une activité politique assez dense, avec le vote sur la constitution et le jugement controversé sur l'Affaire Tapie. En août, bien sur on va revenir sur les événements de juillet, et puis on va préparer l'Université d'été (on essaie d'en reparler dans le blog demain !) et surtout les débats à venir...
Pour l'instant, je propose qu'on se remette lentement ... et je vous fais lecture de l'éditorial de notre cher Président Baylet sur l'attitude des radicaux lors du vote pour la Réforme constitutionnelle.
J'ai lu les pires insanités sur ce vote... En gros, on a dit sur les radicaux tout ce qu'on n'a pas pu dire sur Jack Lang. Et pourtant, Jack Lang, on ne lui a pas fait de cadeaux ... C'en est au point qu'il hésite à se rendre à l'université d'été du PS ... (dans ce cas, qu'il n'hésite pas à se rendre à l'université d'été des radicaux, c'est un excellent lieu de débat ... et il est sur de ne pas se faire cracher dessus...)
Bref on a présenté les radicaux comme un parti de vendus ! Ca fait mal ... D'autant que tant qu'à se faire acheter, ça aurait été quand même pour autre chose que de placer un ex-président au Conseil d'Etat et la baisse du nombre de députés pour la constitution d'un groupe. "Trop nul ! " comme on dit maintenant... On a même été jusqu'à prétendre qu'il y avait un lien avec l'affaire Tapie ... ce qui là est franchement pourri ! Tout ça pour empêcher de parler politique et du fond du problême ...
Bref, la question était : soit on vote sur Sarkozy, soit on vote sur le texte.
Est-ce que voter contre Sarkozy aurait fait avancer le Schmilblick ? Qu'il me soit permis d'en douter ... Certres Sarkozy aurait été affaibli, mais il n'aurait pas pour autant lâché le pouvoir et il se serait renforcé en s'appuyant sur ses soutiens les plus réactionnaires... (qui eux, comme le PS ont voté contre la réforme constitutionnelle)...sans que la gauche ne tire aucun bénéfice de l'opération.
Cette posture anti-sarko primaire ne fait pas avancer le débat, or, comme le café radical le dit depuis le début, nous en avons besoin. Nous devons clarifier nos positions, nos attitudes, tracer des perspectives et cela passe aussi par un travail sur le projet au delà d'une critique systématique... Et Dieu sait si le Sarkozysme est criticable !
Seulement, si on limite la critique à l'antipathie qu'inspire le personnage, on ne s'attaque pas à sa politique et au bout du compte, on renforce le Sarkozysme.
Et nous le disons, le travail sur le projet, cela commence par le débat. Se prostrer dans l'anti-sarkozysme, c'est une manière de refuser le débat, ce qui est bien commode pour nos amis socialistes... Bref !
Le café radical vous transmet le communiqué du Président du PRG sur la réforme constitutionnelle approuvée grâce aux votes du PRG et de Jack Lang ... entre autres !

Fierté
Bulletin Radical Août 2008
Par Jean-Michel Baylet président du PRG


La Constitution de la V è République n’est certes pas parfaite, mais elle est enfin améliorée dans le double sens d’un meilleur équilibre des pouvoirs et d’un accroissement des droits des citoyens. Enfin !

Les radicaux de gauche ont joué, sous les feux de l’attention publique, un rôle décisif dans la réforme adopté au congrès du 21 juillet.

Il faut d’abord en remercier nos parlementaires qui ont choisi, avec courage et en conscience, l’intérêt général contre les considérations partisanes. Ils y ont eu d’autant plus de mérite que les pressions,les menaces,les tentatives d’intimidation notamment électorales n’ont pour essayer de les contraindre à participer à un affrontement gauche droite dont le débat institutionnel ne saurait être l’occasion.
Leur mérite est encore renforcé par la liberté que le parti a laissé à ses députés et à ses sénateurs. Pas de caporalisme au PRG ! Pas de chantage aux investitures. Pas de mise en doute des motivations des uns et des autres. Et pour ma part, je respecte le choix de ceux, parmi nous, qui ont voté contre la réforme des institutions.

Je le respecte mais je ne le partage pas. La réforme approuvée par le Congrès se traduira indiscutablement par un renforcement des prérogatives du Parlement, qu’il s’agisse de la maîtrise partagée de l’ordre du jour, de la limitation du vote bloqué, de l’évaluation de l’impact législatif, du pouvoir d’enquête et de contrôle ou encore du choix procédural pour les futurs élargissements de l’union Européenne.

Répétons le nouvel équilibre est bien de satisfaire ceux qui attendent, comme les radicaux de gauche, une VI è République enfin marquée par une authentique séparation des pouvoirs. Mais enfin, les améliorations enregistrées le 21 juillet, nous le demandions depuis 50 ans. Etait il logique de les refuser au seul motif qu’elles nous étaient proposée par un président de la République dont nous condamnons et combattons par ailleurs et avec la plus grande détermination,la politique économique et sociale ?

Et les français qui plébiscitaient les principaux aspects de la réforme,auraient-ils compris que les radicaux de gauche,traditionnels gardiens des libertés publiques,viennent à rejeter des avancées aussi considérables que le référendum d’initiative populaire,l’exception juridictionnelle d’inconstitutionnalité ou l’institution d’un défenseur des droits ?

Ils ne l’auraient pas compris. C’est pourquoi je crains que nos partenaires de gauche aient à répondre devant l’opinion pour avoir privilégié l’affrontement sur un sujet qui dépassait les clivages classiques et surtout pour avoir opéré un choix institutionnel en fonction de leurs débats internes, qui semblent imposer particulièrement aux socialistes des surenchères d’avant congrès peu compatibles avec un examen objectif et pragmatique de nos institutions.
Dans cette importante affaire, les véritables motivations des radicaux ont été mises en doute, caricaturées et placées sous la suspicion d’une bonne partie de la presse. De tels soupçons sont méprisables ; ils insultent aussi bien nos parlementaires que notre parti. Que l’exécutif propose l’abaissement du seuil des groupes parlementaires que notre parti. Que l’exécutif propose l’abaissement du seuil des groupes parlementaires à 15 membres, nous l’avions souhaités de longues date, de même que les verts et les communistes. Que tel ou tel d’entre nous soit nommé ou pressenti pour des fonctions importante, il le devra bien sur à son mérite, mais aussi au souci que j’ ai de faire respecter le parti radical de gauche et d’assurer, plus encore demain qu’hier la promotion de ses membres.

Mais là n’étaient pas les véritables raisons de notre vote du 21 juillet. Nous avons opéré le choix d’une profonde réforme des institutions par égard à l’engagement de nos aînés qui ont toujours combattu avec vigueur une Constitution aux déséquilibres aggravés par les principales réformes, intermédiaires et par cinquante années de pratique politique d’un exécutif prééminent.
Nous l’avons fait aussi pour monter que notre vision d’une véritable démocratie représentative est exigeante, constante et inaltérable dans les contingences du débat politicien.
Nous l’avons décidé enfin pour répondre aux attentes de nos concitoyens qui espèrent une République moderne en perpétuel progrès.

Nous ne cesserons pas pour autant d’œuvrer sur le chantier de nos Institutions. Nous avons seulement une étape importante grâce au vote de femme et d’hommes libres, responsables et courageux, je considère ce vote avec beaucoup de fierté.