mardi 30 décembre 2008

des voeux pour l'an 9

Là ou croît le péril, croît aussi ce qui sauve...
Hölderlin (cité par Edgar Morin)

Pour 2009, le café radical vous souhaite

Un café croissant

Avec une espérance croissante,
Des plaisirs croissants,
Une fraternité croissante,
Des succès croissants,
Une Normandie croissante,
Une Europe croissant ...

Et de bons cafés bien chauds avec de bons débats !

BONNE ANNÉE 2009

Notez déjà le prochain rendez-vous pour l'année prochaine

QUELLE DIVERSITÉ DANS LA RÉPUBLIQUE POUR TOUS ?
le 23 janvier 2009 à 18 heures 30


Avec Saïd Bouziri, vice-président de la Ligue des Droits de l'Homme, coordonnateur de la Votation citoyenne
et Romuald DZOMO, Président de l'association Marianne et moi

lundi 29 décembre 2008

Heureusement qu'il y a l'€uro !


On a souvent entendu ou reçu des messages anti-€uros, propulsés au nom du bon sens (?!!!) pour se réjouir ouvertement du fait que l'€ soit notre monnaie.

Encore récemment, on donnait, parmi un ensemble de prix (disons le panier de la ménagère) le prix de l'essence comme preuve que l'€uro avait été inflationniste ... Bon, c'était ridicule. L'essence se paie en dollars et suit les cours spéculatifs du pétrole.Sans €uro fort, d'ailleurs, l'essence aurait été encore plus chère, quand elle était chère. Là, le prix a vivement baissé. Là aussi parce la baisse du coût du pétrole n'a pas accompagné la hausse du dollar. Conclusion, l'essence est moins chère qu'il y a 10 ans.

Il y a eu inflation, c'est vrai, une inflation incomparable avec ce que le Franc a pu connaître dans l'après guerre, mais elle arrive à se stabiliser. Nombreux sont les commerçants qui ont profité du changement de monnaie pour arrondir les marges. Est-ce la faute de la monnaie ou est-ce la faute des commerçants ?
En tous les cas, il est évident qu'en cas de crise, l'€uro se révèle un précieux rempart.
Il n'est qu'à voir le cas de la £ sterling, qui s'achète grosso modo au prix de l'€uro alors qu'elle valait près de 50 % de plus, sans pour autant ouvrir de perspective à son économie. Voilà pourquoi, outre-manche on envisage de plus en plus de se mettre à l'Euro, une révolution !
Constatez par ailleurs l'ampleur de la dette française. Elle atteint 15,8 milliards, 66,7 % du produit intérieur brut.
Sans l'€uro, le franc serait lourdement attaqué, avec pour seule solution pour le gouvernement de dévaluer et de faire fonctionner la planche à billet.
L'Euro, et l'économie vertueuse de l'Allemagne nous en protège au delà de la force que peut représenter une monnaie forte dans le contexte de crise de l'économie mondiale.
Ci dessous le lien et l'article de mon ami Laurent Grandsimon sur son blog "Haut et Fort"

http://laurentgrandsimon.hautetfort.com/archive/2007/01/13/l’€uro-notre-monnaie.html

L’€uro, notre monnaie !


La colère des Français est légitime. On leur a menti , car le passage a l’Euro a, bel et bien, engendré de l’inflation et une baisse dramatique du pouvoir d’achat. Mais il faut faire très attention à ne pas se tromper de cible ! Ce n’est pas l’Euro, qui a engendré de l’inflation, c’est le passage à l’euro, le changement de monnaie, qui a créé les conditions d’une augmentation artificielle des prix.



Alors, faire croire aux gens, aujourd’hui, qu'en retournant au Franc tout ira mieux ; c’est aussi irresponsable que de leur dire en 1998 "l'Euro va tout résoudre".



Les nostalgiques du Franc ont bien vite oublié la période où notre monnaie était attaquée régulièrement, où nous importions de l’inflation à chaque dévaluation, et ou nos taux d’intérêts étaient parmi les plus haut d’Europe.. Car aujourd’hui, c’est bien grâce à l’euro et à la rigueur budgétaire d’autres membres de la zone euro, que nous avons des taux d’intérêt à 3.7% au lieu de 6.5%.



Il est toujours bon ton de rendre l’Europe responsable de tous nos problèmes. Mais dans le cas de la monnaie unique ce « sport » devient extrêmement dangereux. Un retour en arrière n’est pas sérieusement envisageable : Quel coût exorbitant pour nos finances publiques ? Quel sera le taux directeur pour la banque de France, face au géant €uro ? Quelle inflation nouvelle serait engendrée par le re-passage au Franc ?



Aujourd’hui l’€uro est notre monnaie … et c’est tant mieux !

Laurent Grandsimon

samedi 27 décembre 2008

Pekin 08

Le café radical a parlé en son temps de la Chine, souvenez-vous :

Faut-il boycotter les Jeux Olympiques ?

En fait l'objet du débat était le suivant : "Est-ce que l'ouverture au monde et la valorisation de la Nation Chinoise allait profiter au régime ou allait le forcer à évoluer ?"
Un début de réponse semble se trouver dans le lancement de la Charte 08... Ci dessous le début de l'article paru dans le Monde. Mais la lecture de la charte en entier vaut le coup (http://www.aujourdhuilachine.com/actualites-chine-le-texte-integral-du-manifeste-des-dissidents-chinois-la-charte--9958.asp?1=1). Un texte complet, magnifique, cohérent, enthousiasmant, de quoi servir de base à une future Constitution.
"S'inspirant de la Charte 77 rédigée à Prague au temps de la guerre froide par des opposants tchèques au régime communiste, une poignée de dissidents chinois viennent de publier, il y a quelques jours, à Pékin, un texte inédit et audacieux. La "Charte 08" n'y va pas de main morte : elle appelle à la fin du monopole du parti unique et propose un texte en 19 points destiné à promouvoir la transition vers un système démocratique à l'occidentale."
Le choix des chiffres n'est pas dû au hasard. La Charte a été publiée le 8 décembre 2008, comme une réplique aux dirigeants chinois qui avaient tant souhaité que les jeux Olympiques commencent à 8 heures le 8 août 2008. On reste ici dans le grand huit ! C'est le manège de l'actualité et de la mondialisation.
L'entreprise ne manque pas de courage. Elle s'appuie sur un réseau national et international ... Vaclav Havel, qui avait en son temps lancé la charte 77 en Tchécoslovaquie n'a pas signé mais soutient l'initiative. Chacun sait que même si la voie est longue pour la liberté et la démocratie en Chine, elle est déjà commencée. Et sans doute, les Jeux Olympiques y ont joué leur rôle.
Vive le courage, vive la liberté, vive la démocratie, vive la Chine !

mercredi 24 décembre 2008

Coupat en prison, Marchiani au balcon ...

C'est le proverbe du Noël 2008 !



D'un côté Julien Coupat, un jeune homme présenté comme terroriste, dont le maintien en détention ne fera pas avancer l'enquête ... rappelons que ce dont il est accusé n'a provoqué ni mis en danger la vie d'aucun individu.... Présenté il y a quelques semaines comme le chef d'un groupe d'ultra gauche qui aurait organisé les dégâts sur les caténaires, engendrant alors le retard de nombreux TGV et la colère de milliers de voyageurs. Julien Coupat passera Noël en prison, bien que les juges eux-mêmes aient déclarés qu'il pouvait être libéré... C'était avant l'appel du parquet !(en illustration un ouvrage dont Julien Coupat serait l'auteur)

D'un autre, le bien connu Jean-Charles Marchiani. Homme à tout faire de la galaxie Pasqua, praticien assidu de la diplomatie parallèle, que les juges ont condamné à trois ans de prison. Ci-dessous un article de Libération d'avril dernier :

Agent secret. Jean-Charles Marchiani, 64 ans, natif d'un petit village corse voisin de celui de Charles Pasqua, a été un authentique agent secret. Du moins jusqu'en 1970, où il sera évincé du SDECE (ancêtre de la DGSE, Direction générale de la sécurité extérieure) en marge de l'affaire Markovic. Depuis, il cultive ses réseaux parallèles, un pied dans le public, l'autre dans le privé, la tête Dieu sait où mais toujours dans l'orbite de Pasqua. Ses comptes offshores ? Destinés selon lui à «défendre les intérêts et la sécurité de la France», en Afrique et dans les pays arabes, au nom d'une conception parfois toute particulière de la nation.

Ce petit jeu a pris fin en décembre 2005. Le tribunal correctionnel condamne alors l'électron libre à trois ans de prison, pour avoir perçu des commissions en marge de la vente de chars militaires au Moyen-Orient, et prononce son oraison funèbre : «Son appât du gain entretient sciemment, et en permanence, la confusion entre l'intérêt général et son intérêt privé.» Quelques semaines plus, il est encore condamné à un an de prison dans une autre affaire de commission occulte, perçue en marge d'un marché portant sur la sécurisation des bagages à Roissy.


Nicolas Sarkozy vient de procéder aux mesures qui amèneront sa mise en liberté. Parait il que le comportement du détenu était exemplaire. Ca tousse du coté des syndicats de gardiens de prison ... d'autant que sans savoir trop comment il allait si prendre, on attendait que le Président fasse quelque chose.

C'est fait.

Joyeux Noël à tous !

mardi 23 décembre 2008

Contre la crise,


Faut-il baisser la TVA ?


Un article de Thomas Pickety, paru dans Libération et que jle café radical livre à votre réflexion.
http://www.liberation.fr/economie/0101307385-faut-il-baisser-la-tva

Faut-il baisser la TVA ?
Réagir

Par Thomas Piketty

Que penser des violentes critiques exprimées en France et en Allemagne sur le plan de relance britannique ? D’abord qu’en dépit des autocongratulations hexagonales sur les six mois de présidence française, l’Europe ne s’est en réalité jamais aussi mal portée. Il ne s’agit pas de prétendre ici que la baisse du taux général de TVA de 17,5 % à 15 % décidée par Gordon Brown soit la solution miracle pour éviter la récession. Chaque pays a ses spécificités, et il est bien évident que le Royaume-Uni, dont le secteur financier a été frappé de plein fouet par la crise mondiale, s’apprête en tout état de cause à vivre des heures particulièrement difficiles. Mais il est affligeant que le plan Brown ait été immédiatement repoussé par les gouvernements français et allemand, sans aucun débat. D’autant plus que les arguments utilisés contre la baisse de la TVA sont aussi contradictoires qu’infondés économiquement.

On reproche tout d’abord aux baisses de TVA de ne pas se répercuter intégralement en baisses de prix. Mais il n’existe aucune raison pour qu’une telle répercussion intégrale se produise. Economiquement, il est parfaitement normal que les baisses de TVA se partagent entre entreprises et consommateurs suivant l’élasticité de l’offre et de la demande de biens dans les différents secteurs. Dans les secteurs en surcapacité de production, la concurrence conduit à de fortes baisses de prix et à une relance de la demande. En revanche dans les secteurs où de nouveaux investissements sont nécessaires pour augmenter la production, les baisses de TVA permettent aux entreprises de reconstituer leurs marges, ce qui est une excellente chose. Ainsi, une baisse de la TVA produit à la fois une relance de la demande et de l’investissement, conformément à la théorie de l’incidence fiscale. Avant de stigmatiser le «keynésianisme grossier» des Britanniques, le ministre social-démocrate allemand des Finances aurait été mieux inspiré de relire ses manuels d’économie.

Le second reproche adressé aux baisses de TVA est qu’elles favoriseraient avant tout les importations. Il est certes préférable que ces baisses soient coordonnées, d’où la proposition intéressante du think tank Bruegel de réduire simultanément d’au moins un point la TVA dans tous les pays européens. Mais subordonner l’ensemble du débat fiscal et budgétaire à cette question des importations est insensé ! La totalité des importations de biens de consommation (des textiles aux chaussures en passant par les jouets et l’électronique) représentait à peine 70 milliards d’euros, en 2007, soit tout juste 7 % des quelque 1 000 milliards d’euros consommés par les ménages français. Quant au total des importations, il se monte à 25 % du PIB (dont 70 % issus du commerce intra-européen) : comme le rappelait Philippe Martin la semaine dernière, la part des importations est en réalité plus importante pour les biens d’investissement et les consommations intermédiaires que pour les biens de consommation. Au final, le fait majeur est que 75 % du PIB correspond à des biens et services produits en France et consommés (ou investis) en France. Prétendre réduire l’analyse d’un outil fiscal général comme la TVA à la question de son incidence sur les échanges commerciaux est incroyablement réducteur. Et si l’on pense vraiment que le bien-être des Français passe par une taxation accrue des biens importés de l’étranger, alors assumons clairement une hausse des taxes sur les importations, et arrêtons de polluer l’ensemble du débat fiscal et politique avec cette question. Comme l’a si bien montré Paul Krugman aux Etats-Unis, cette obsession pour les importations et la «compétitivité» finit par ramollir toute forme de pensée économique, aussi bien à droite (où les ayatollahs de la TVA sociale semblent prêts à remettre sur la table leur projet de hausse de la TVA !) qu’à gauche : certains socialistes français ne sont pas loin de penser la même chose, comme le montre leur timide proposition de baisse «ciblée» de TVA (en langage clair : pas de baisse du taux général, le seul qui compte d’un point de vue macroéconomique).

C’est d’autant plus regrettable qu’un avantage additionnel du plan de relance par la baisse de TVA est son efficacité immédiate (contrairement par exemple aux investissements publics, qui mettent des années avant de se réaliser, comme le savent par exemple toutes les personnes concernées par le plan Campus !) et sa transparence : quand on baisse la TVA, on injecte de l’argent sonnant et trébuchant dans l’économie, par opposition à toutes les manipulations comptables et autres opérations de communication qui ont cours actuellement. Osons un pronostic et formons un vœu : le débat sur la relance par la baisse de la TVA pourrait bien rebondir en 2009.

Thomas Piketty est directeur d’études à l’EHESS et professeur à l’Ecole d’économie de Paris.

lundi 22 décembre 2008

La démographie à la fabiusienne



Serait-ce un tic fabiusien ?
Marc-Antoine Jamet voit sa ville passer de 12.500 à 13.500(1) (12.500 pour la population des ménages, 13.500 en incluant la prison), puis qui l’arrondit à 14.000, ce qui devient, par la force des choses, 16.000 (2). De là, on passe à 17.000, on ne sait pas pourquoi(3), et une fois à 17.000 on arrondit à 20.000 ce qui permet d’afficher l’objectif de revenir à l’objectif initial de 100.000 habitants. Magnifique ! Y a-t-il des questions ?
Mais si vous aimez les facéties Rolivaloises, vous allez adorez les élucubrations fabiusiennes. Là aussi, c’est Perrette et le pot au Lait(3). Laurent Fabius en personne avait décidé de la création de la Communauté urbaine de Rouen. La Cur !
La construction en était évidente et était annoncée dès mars 2008, à la suite des élections municipales. On réunissait autour de Rouen et d’Elbeuf, agglomérations Fabiusiennes acquises, quelques territoires et on obtiendrait ainsi quelques 500.000 habitants, en offrant la perspective aux populations de bénéficier de la manne d’une Dotation globale de financement améliorée.

De là, permettons-nous de rêver à la place de Laurent Fabius. Si la situation semble compromise en ce qui concerne la présidence de la République, au moins la perspective de la présidence d’un grand Rouen, ouvrant la perspective de devenir la capitale incontestable de la future Grande Normandie(4)… et de là, pourquoi pas, le fait d’être l’un des plus grands barons de France pourrait, mais oui, laisser espérer un retour en grâce au sein du PS, en devenant le grand incontournable … Voilà pourquoi Fabius voulait faire vite !
Bon, visiblement, dès le début, il y a eu un hic. Jean Louis Destans lui a fait comprendre qu’il ne fallait pas commencer les démarches au-delà de la Seine-Maritime (5). Ensuite, de nombreux maires, et de nombreuses collectivités consultées tiquent à l’idée d’intégrer une communauté urbaine qui ne leur apporterait rien sauf quelques sous qui seraient de toute façon gérés par quelqu’un d’autre et de manière incontrôlable.
Rien de tout cela n’est achevé, mais la photo ci-dessus, qui montre le maire radical de gauche de Barentin, Michel Bentot, et Laurent Fabius, éclaire l’article de Paris Normandie (http://www.paris-normandie.fr/index.php/cms/13/article/75758/La_communaute_bat_de_l_aile_#) qui dit bien la difficulté de la tâche. On est encore loin à l’aube de 2009de la Communauté Urbaine. On en sera encore loin en 2010 et c'est au poitn qu'on en sait pas si cela se fera alors qu'on est sur que la Grande Normandie, elle, se fera ! En fait de nombreuses communes et de communautés de communes refusent de se faire croquer, même lorsqu'elles sont gérées par un maire socialiste. C'est quand même terrible la démocratie ! Voilà que les gens demandent des comptes, des vrais !
En fait, une communauté urbaine, ce n’est pas une adition de populations, c’est un projet.
Hors du projet, hors de visée politique, toutes les démarches comptables dont le PS est tant friand (6) révèlent que les emplâtres soigneusement posés sur les jambes de bois sont faits de graisse de hérisson !
C’est vrai localement, c’est vrai nationalement !

1) http://www.insee.fr/fr/ppp/bases-de-donnees/recensement/resultats/chiffres-cles/n2/n2_27701.pdf
2)Pourquoi 16.000 ? On suppose que l’important est d’atteindre les 15.000 ce qui permet de créer une agglomération par ailleurs déjà créée… mais qu’il ne faut pas se fixer sur cet objectif.
3)A moins de naïvement s'imaginer qu'un chiffre impair en rajoute à la crédibilité comptable
4)http://www.jdlf.com/lesfables/livrevii/lalaitiereetlepotaulait
5) Que Fabius a tant combattu en son temps, mais c’est une autre histoire …
6) Les débats qui ont agité la communauté d’agglomération Seine-Eure en avril se sont révélés sans objet.
7)Voir le terrible exemple du congrès de Rennes qui révèle une présidente impuissante soutenue par les ennemis mortels que sont Fabius et Strauss Kahn

jeudi 18 décembre 2008

DAKAR et la diversité ...



Finalement, à bien y regarder le nouveau discours de Sarkozy, on y retrouve du discours de Dakar.

Je ne sais pas si tout le monde se souvient de ce discours marquant ...

C'est là qu'il parlait de l'homme africain, un homme africain doté de tas de particularismes, dus en particulier à son histoire, à sa culture, et soi-disant à son être profond... On sentait là un regain de colonialisme, une façon d'expliquer aux Africains que s'ils étaient Africains, ce n'était pas de leur faute ..., le tout sous le couvert d'une compassion sincère et amicale.
A vomir, disons le mot.

L'autre particularité de ce discours est qu'il était le premier discours du Président de la République en terre Africaine. De ce fait, il devenait fondateur. Après un moment de stupeur, il a soulevé un mouvement de protestation porté par tous les connaisseurs de l'Afrique et en particulier des chefs d'Etats Africains et de la presse Africaine. Le seul bémol apporté au discours est venu du fait qu'il a été précisé qu'il avait été écrit Henri Guaino (voir photo), mais pas par le Président lui-même... Un peu nul. Mais enfin, comme avec Sarkozy, un clou chasse l'autre au plus vite, on n'en a plus reparlé.

Hélas, il y des cycles en politique ... rien n'est jamais réglé que pour réapparaitre sous la même ou une autre forme. Et c'est dans le traitement des sujets que revient la nature profonde du politique.
Derrière le dernier discours de Sarkozy, il y a certes la volonté d'agir. C'est là dessus qu'il est attendu et apprécié notre Président.
Mais agir comment et pourquoi ? Quelle est la culture profonde qui sous-tend l'action ? Quelle est la visée ?
Pour l'instant, Sarkozy s'attaque aux élites. Elles ne sont pas assez représentatives de la société profonde.
Ce n'est pas une nouvelle. Sarkozy veut y mêler les voix et les corps de toutes les couches de la population.
Il n'a pas tort.
Le problème cependant est que les élites aient assez de puissance et d'autonomie pour rester des élites. On voit les limites de l'exercice quand on voit Rachida DATI et Rama YADE se transformer en aimable Jupette (du nom des ministres femmes du gouvernement Juppé balancée dès le premier remaniement).
Bien sur il faut plus de couleurs au parlement et dans les partis politiques ! Bien sur il faut plus de boursiers dans les grandes écoles.
Mais les problèmes de fond ne sont pas là. Le vrai problème reste celui difficile et coûteux de l'Education et des quartiers. Ceux-là même que Sarkozy avaient ostracisés avec ses formules "au karcher".
Et le voilà qui fait un discours sur une république de la diversité...

Prenons-y garde !
Sans doute la République Une et indivisible a-t-elle du plomb dans l'aile. Sans doute, pour reprendre les propos de Kouchner, faut-il un peu de communautarisme. Sans doute la discrimination doit elle être combattue autrement qu'avec des principes, si républicains soient-ils.
Il n'empêche, la tâche aurait été plus facile si elle n'avait pas été entachée par le Discours de Dakar, après ses propos qui ont amené la première révolte des banlieues que la France ait connu. Si derrière une lutte contre les discriminations, on ne cherchait pas à entériner des situations acquises sur l'histoire des dominations coloniales et sur les préjugés sociaux.
Faisons bien attention aux craintes de Simone Veil : Notre constitution et son préambule doivent être défendus. La République doit rester une et indivisible. La République n'est pas la République du travail, elle n'est pas la République du mérite, elle n'est pas la République électorale de Monsieur Sarkozy.
La République est un projet politique ambitieux qui vise à l'épanouissement individuel et collectif de tout être humain. Prenons garde à ne pas entériner les discriminations par la mosaïque des particularités.

mercredi 17 décembre 2008

Comment faire la France de la diversité ?

droit de vote des étrangers, discrimination positive, statistiques ethniques ... ?





Nicolas Sarkozy n'est encore jamais venu au café radical, mais déjà il lance le prochain débat : LA FRANCE DE LA DIVERSITÉ ...

Lors de la soirée Obama, ou plus exactement de la nuit américaine à Evreux, le débat s'était institué de lui-même.

Le prochain café radical aura pour invités Saïd Bouziri du collectif "Votation citoyenne" et Romuald Dzongo, créateur de l'association Marianne et Moi et à qui l'habdomadaire Marianne a consacré une page il y a quelques semaines.



Bien entendu, nous reparlerons de tout cela en temps voulu ... Ca se passera après les fêtes !
En attendant, quelques liens
Diversité, quand la France s'éveillera par le président de Sos racisme
http://www.liberation.fr/politiques/0101306006-diversite-quand-la-france-s-eveillera
et le discours de Nicolas Sarkozy
http://www.liberation.fr/politiques/0601470-discours-de-sarkozy-sur-la-diversite-en-direct

lundi 15 décembre 2008

Mort de l'homme parano



Claude Olivenstein est mort.
Claude Olivenstein est né en 1933 à Berlin. On ne saurait imaginer pire pour un jeune juif. Il racontait ainsi cet épisode qu'il avait vécu enfant dans le ghetto
où, fasciné, il voyait passer les jeunes hitlériens en uniforme qui se livraient à des ravages organisés ... avant que sa famille ne lui fassent comprendre le danger que ceux-ci représentaient pour lui-même.
C'est extrait d'un grand ouvrage, bien que tout petit par la taille : l'homme parano. Il y a des livres qui marquent. Parce qu'ils révèlent un homme, ou qu'ils vous révèlent à leur tour.
L'homme parano est de ceux-là.
Je n'avais jusqu'à sa lecture il y a une dizaine d'années, que la vision d'un Claude Olivenstein sympathique, s'occupant de petits jeunes paumés, et mis en scène régulièrement à chaque fois qu'on parlait des ravages réels ou supposés de la drogue sur la jeunesse.
Il s'agissait en fait d'un grand psychiatre, créateur du centre de Marmottant qui allait être l'alpha et l'oméga du traitement de la toxicomanie en France.
Même si certains contestent le bilan de son action, on peut découvrir le petit bijou qu'il a écrit au détour des années 80 et qui aident à découvrir le monde.

Il y fait part de la dimension paranoïaque de tout être humain et en particulier de tous les membres des minorités maltraitées ou méprisées. Ce qui d'ailleurs fait penser ironiquement à la fameuse formule de Nixon : "même les paranoïaques ont de vrais ennemis".

Les images qu'il y laisse, sa sagesse sont au rang de ce que nous lègue Claude Olivenstein, au delà de son image sympathique qui nous a permis de découvrir le monde des drogués à l'heure où la drogue allait prendre toute son importance dans nos sociétés modernes.

dimanche 14 décembre 2008

l'Europe fait bouger les lignes au prg

Ce matin, un article dans le JDD a alimenté le café :
Bayrou-Baylet aux européennes ?

Le PRG entend être présent aux prochaines européennes. " La logique serait que nous fassions des listes communes avec le PS. Mais celui-ci est il capable de passer des alliances avec ses alliés les plus proches ? interroge Jean Michel Baylet , le président des radicaux de gauche. La dernière fois , les socialistes nous ont promenés et nous n' avons eu aucun élu. Cette fois , nous ne nous laisserons pas manipuler . "

Le chef du PRG pourrait rencontrer bientôt François Bayrou, le patron du Modem, pour discuter d' éventuelles listes communes. Après tout, les deux hommes partagent les mêmes valeurs : laïcité , République .....

Est-il besoin d'en rajouter ? Ca fait des mois que le café radical prône une alliance pour les Européennes en dehors des socialistes.
Pourquoi ?
D'abord parce que les radicaux prennent l'Europe trop au sérieux pour se rendre prisonniers des enjeux politiques nationaux.
Ensuite parce que le PS en ce moment est tout sauf fiable. Quelle est la position du PS sur l'Europe avec Hamon l'Emmanuelliste comme porte-parole et la fille de Delors comme présidente , et puis honnêtement commnt appeler à faire campagne pour une liste dnt la tête serait fabiusienne ?
Ensuite, parce que le Modem est dans une logique d'indépendance novatrice et a besoin d'encouragement.
L'ignorer, ce serait faire de jeu de Sarkozy.
Enfin, parce que le prg en ayant cette démarche (même si elle demeure sans suite), aura enfin une identité politique.

vendredi 12 décembre 2008

Envoyez vos idées !


Le parti radical de gauche prépare son prochain congrès qui aura lieu à la mi-mars à La Rochelle.
Il y en a qui râlent déjà parce que ça aura lieu en pleine campagne électorale pour les élections Européennes.
Allons, allons ... et pourquoi pas attendre la fin de la crise, tant qu'on y est ! En fait, il n'y a pas de mauvais moment pour se rencontrer et pour échanger. C'est d'ailleurs pour ça que le café radical a été créé.
C'est la crise !
Un peu partout, au sein de la gauche (mais au sein de la droite, à y regarder de plus près, ça ne va pas si bien non plus).
La crise nous contraint à nous remettre en question. A revenir sur ce que nous avions écarté, à rejeter nos certitudes établies. A redéfinir nos valeurs. A confronter nos intelligences. Le tout dans un tourbillon d'urgentes nécessités.

Alors, voilà pourquoi le congrès tombe à un bon moment.

Et vous pouvez tous y participer !
Et sans vous déplacer (mais vous pouvez vous joindre à nous, pas de problème, il suffit de prendre une carte !)...
Comment participer ?

C'est tout simple : envoyez vos idées.
Pour une société plus ouverte, plus juste, plus efficace, plus solidaire ... vous voulez une société qui défende l'emploi, la santé, la culture, l'éducation, la justice. Vous vous demandez pourquoi ce qui est fait ailleurs n'est pas fait chez nous.
Vous avez de grandes idées ? Vous en avez de petites ? Vous en avez de moyennes ? Faites en part, soit en répondant à ce blog, soit en écrivant caferadical@gmail.com. Si possible avant le 15 janvier.
Nous transmettrons !
A bientôt.

jeudi 11 décembre 2008

De l'argent pour les collectivités locales !



la bonne idée de Paul Dhaille,
Vice-président du parti radical de Gauche
...




Vent de critiques hier dans les couloirs du parti radical de gauche sur le plan de relance de Nicolas Sarkozy. Au-delà des critiques évidents : le plan n'est pas européen (mais peut-on en vouloir à Sarkozy ? Mieux vaut pour cela s'en prendre à Fabius et à ceux qui ont défendu le non), le plan travaille uniquement sur l'offre ... mais il faut bien soutenir l'offre... le travail sur la demande ne doit pas profiter au commerce extérieur. De ce point de vue, l'approche de Thierry Jeantet, publiée il y a deux jours est très intéressante.
L'idée de Paul Dhaille arrive dans ce contexte et est très novatrice.
Pour lui, il aurait fallu arriver à une aide déconcentrée à travers tout le pays. Une manière d'agir rapidement sur l'économie en répartissant les milliards entre les collectivités à charge pour celles-ci de le répartir comme elles l'entendent.
A charge pour elles de choisir entre la cantine gratuite pour les enfants des écoles, le logement des sans abris ou la poursuite d'investissements aux quelles elles aurait dû renoncer faute de moyen.
Bien entendu, il se serait agi d'une aide en un seul coup ("one shot" pour parler français), libre après aux collectivités de poursuivre leurs actions.
Cette aide aurait pour avantage de faire d'abord bénéficier l'emploi ou la consommation locale, de placer les collectivités face à leur responsabilité, et de montrer qu'elles jouent un rôle déterminant dans l'organisation française.
En fait, plus j'y pense, plus je trouve cette idée géniale !
Votre avis ?

mardi 9 décembre 2008

Un plan de relance à compléter et amender rapidement



Pour ajouter à la réflexion, le café radical transmet le point de vue Thierry Jeantet, vice-président du parti radical de gauche

L'effort budgétaire étalé en fait sur deux ans correspond à 0,7% du PIB, alors que les USA avant même l'arrivée au pouvoir du président Obama annoncent un effort équivalent à près de 2,5 % du PIB.
Pour près de la moitié il correspond à des dettes que l'Etat devait régler aux entreprises, mais l'accélération de leur remboursement est une bonne chose pour la trésorerie des entreprises.
l'accélération de certains grands projets (TGV) est positive, mais cela ne correspond que partiellement à l'ambition initiale du Grenelle de l'environnement. Cela ne répond pas non plus à la nécessité de renforcer les autres secteurs innovants (technologiques, biotechnologiques...).
Les mesures concernant le logement vont dans le bon sens mais demeurent limitées et surtout ne prévoient pas de plan d'urgence concernant les plus démunis, les SDF.
Rien n'est non plus prévu pour renforcer le premier plan de lutte contre le chômage annoncé fin octobre alors qu'il ne comprenait guère que des mesures de rattrapage concernant les emplois aidés.Les exonérations de charges pour des salaires proches du SMIC soulageront certes des TPE mais sans apporter de solution aux plus bas salaires.
Aucun mécanisme de transition d'un emploi à l'autre supposant un suivi personnalisé et une véritable sécurité sociale professionnelle, réclamée par les syndicats, n'est prévu ; alors qu'il faut en faire une priorité.
Il manque toujours le volet relance de la consommation qui aurait pu revêtir une baisse , à durée déterminée, de la TVA pour les produits de première nécessité et un relèvement sérieux des minimas sociaux (les 200 € représentent seulement 3% du plan ...).
A quand un sommet des organisations syndicales, des associations sociales, des mutuelles et de l'Etat à ce sujet ?
Enfin où est l'Europe dans tout cela ? La France va t'elle laissée celle-ci, à la fin, de sa présidence, sans plan de développement économique, social et environnemental digne de ce nom? Certes est-il clair que certains de nos voisins trainent les pieds , mais au moins faut-il qu'il y ait un "pacte decroissance européen correspondant à des critères de R.S.E" entre les pays volontaires !
Il ne reste que quelques jours pour l'obtenir, mais l'urgence commande là encore l'urgence.Pendant ce temps la Chine agit, les USA se préparent à un autre "New deal"... .Pendant ce temps les Pays du Sud attendent qu'on leur tende une main plus "coopérative" .
De même une action de l'Europe apparait indispensable pour obtenir un accord entre les pays ayant une monnaie jouant , de fait, un rôle international (Etats-Unis, Chine, Europe...).
Alors espérons que la Gauche va s'entendre...pour se faire entendre sur
tous ces sujets.

Thierry Jeantet
Vice-Président du PRG

lundi 8 décembre 2008

Prisons, la posture et l'imposture


"Ils n'ont que ce qu'ils méritent... "
Telle est l'opinion majoritaire, normalement répressive, qui reflète de manière primaire le besoin de justice qui est en chacun de nous.
C'est ce qui pousse notre Garde des Sceaux à dire que la mise de jeunes délinquants derrière les barreaux relève du simple bon sens ...
C’est ce qui fonde le style Sarkozy. Être sur chaque fait divers, derrière chaque victime, hurler avec les loups et tâcher d’engranger des voix.
Tant pis si, comme à Grenoble , les victimes, malgré leur douleur, refusent le discours hideusement récupérateur du Président de la République.
Mais, la Justice, c’est autre chose.
Etienne Noël nous en a donné une petite idée lors du café radical de vendredi dernier. Il a bien sûr évoqué l’état apocalyptique des prisons française.
Rappelons qu’à la suite du livre de Véronique Vasseur, médecin des prisons, une commission d’enquête parlementaire avait suscité l’indignation de tous les parlementaires prestigieux de la gauche à la droite, allant jusqu’à Christine Boutin et même Philippe de Villiers. Cette dénonciation, entendue par le gouvernement socialiste de l’époque (2000) laissait entrevoir une réflexion de fond.

Las, depuis, rien n’a changé. Si ce n’est en pire, forcément. On incarcère davantage et la vétusté, l’insalubrité empire. La société française est restée scotchée à la campagne présidentielle de 2002, celle qui avait vu la victoire de Chirac sur Le Pen à la suite d’un montage médiatique abominable … Du coup, on enferme beaucoup plus, on fixe des peines planchers, et les solutions alternatives ne sont pas prêtes. La France est condamnée par le commissaire européen des droits de l'homme.
Un fait divers a montré un jeune homme condamné pour conduite en état d’ivresse et sans permis se faire assassiner par son co-détenu à Rouen, et le nombre de suicides augmente.

Et si l’on pose la question à Etienne Noël, l’avocat courageux invité du café radical vendredi 5 décembre, que répond-il ?
« Mais les politiques ne font rien parce que ça ne rapporte rien électoralement, c’est simple ! »
Bon, il y a sans doute beaucoup de vrai dans cette affirmation terriblement naïve. Ca c’est du bon sens !
Cela dit, pour ceux qui s’engagent politiquement, il n’y a pas que ce qui rapporte électoralement !

Il faut inscrire la modernisation de la prison et de la justice au cœur du programme radical !
On sait que les prisons sont vétustes, insalubres, et qu’elles mettent l’Etat hors la loi . Mais au-delà de ça, la Justice doit avoir, bien au-delà de la punition, la mission de réinsérer dans la société. Il faut mettre les moyens pour que les détenus soient suivis, pendant et après, pour former les gardiens à des tâches plus intéressantes que la surveillance pure. Il faut une réflexion générale qui s’inspire des exemples Canadiens et Espagnols.
José Alcala, lors de la discussion a cité l’exemple donné lors d’une émission tardive à la télé d’un détenu qui avait subi à la suite de deux délits graves deux incarcérations en France et en Espagne. C’est la prison espagnole, plus moderne, qui lui a permis de sortir de sa situation.
Les solutions existent ! Elles sont coûteuses.
Mais rester dans la situation actuelle est coûteuse, non seulement vis à vis de notre approche humaniste, non seulement pour l’équilibre social, mais aussi j’en suis convaincu du point de vue financier. Une prison inefficace, cela coûte très cher.

Ci-dessous, le lien avec Vernon 27, le lien de José Alcala. Interview d'Etienne Noel
http://www.vernon27journal.info/

Plan de relance ... un point de vue radical !


Plan de relance de l’économie

Communiqué de Jean-Michel BAYLET, Président du PRG
"Le plan de relance annoncé par le président de la République vient s'ajouter à de nombreuses annonces qui n'ont pas encore été suivies d'effets. Encore une fois, le président semble privilégier la communication pour donner l'illusion de l'action que l'action elle-même.

En matière de logement les dispositions annoncées ne relèvent pas uniquement de l'Etat et rien ne garantit qu'elles seront suivies d'effet, alors qu'une baisse de la TVA sur les logements neufs aurait eu un effet immédiat.

Les effets du paquet fiscal se font à nouveau sentir, tant au niveau du fond stratégique d'investissement que du plan de relance les moyens financiers engagés ne sont pas à la hauteur de la crise et ne permettront pas d'atteindre les objectifs poursuivis. Nous payons en matière budgétaire très cher la faute originelle du gouvernement Fillon et les promesses sur le pouvoir d'achat s'éloignent de plus en plus.

Au final, le gouvernement creuse les déficits en pure perte alors qu'il serait plus propice de prendre à l'échelle européenne des mesures anti-dumping face à la Chine qui a déjà dévalué deux fois le yuan et qui subventionne largement ses entreprises et d'engager un vaste plan européen de relance par la consommation."

dimanche 7 décembre 2008

2009, année de la Normandie ?


Grande année de la Normandie ou Année de la Grande Normandie ?

Après la déclaration de Sarkozy il y a 15 jours, l'Association pour la réunification de la Normandie réclame un référendum le 6 Juin, jour de l'élection Européenne. C'et Alain Tourret qui l'a dit à la radio ! (notre ami Alain Tourret est aussi vice-président du parti radical de gauche)

Il se trouve que le 6 juin, c'est aussi le Normandy Day, en référence au Débarquement, et de ce qu'on a appelé le Jour le plus long. Ce serait un beau symbole et l'occasion de marquer l'événement sous le sceau de l'Histoire.

Bien isolé pendant des années, le parti radical de gauche a soutenu la réunification de la Normandie, en défendant notamment l'argument selon lequel l'unification territoriale des 5 départements Normands donnerait à la Nouvelle Région une dimension européenne.
En fait, au moment de la rationnalisation des territoires, on se rend compte de ce que doit être une vraie Région.
La Haute Normandie, ça n'est qu'un grand Département. Une Région, c'est autre chose !

C'est le moyen d'organiser les transports structurants (rail, air, autoroutes, fleuve, mer), les universités, et le monde économique pour assurer un développement cohérent et respectueux de l'environnement.

C'est le moyen d'organiser notre territoire et de défendre l'avenir de ses habitants.

Vive la Normandie, vive l'Europe !
Vive 2009 !

vendredi 5 décembre 2008

Quelques éléments sur le plan de relance ...


en attendant Devedjian
Mais on peut douter qu'un ministre de la relance rende plus efficace le plan décliné par Nicolas Sarkozy hier matin à Douai.
Un premier élément souligné par la Gazette des Communes qui fait état de ce que le fameux plan s'appuie sur l'investissement des Collectivités :
Plan de relance : des mesures d’urgence qui reposent largement sur les collectivités
... Il fait largement appel aux ressources des collectivités locales, pourtant tant critiquées par le gouvernement jusque là pour leurs dépenses qui aggraveraient les déficits publics.

http://www.lagazettedescommunes.com/actualite/det_artNLUne.asp?id=31661&supportId=56

Un deuxième point, celui souligné par Bernard Guetta sur France Inter ce matin, dans sa rubrique géopolitique http://www.radiofrance.fr/franceinter/chro/geopolitique/:
Ce que Sarkozy n'a pas dit...

Eh bien ce que Sarkozy n'a pas dit c'est que, tout Sarkozy qu'il est, le plan de relance à la Française, tout volontariste qu'il soit, ne saurait avoir le poids de ce qu'un plan de relance européen aurait pu avoir face à une crise mondiale dont la réponse va bien au delà du chacun pour soi !
A quelques mois des Européennes, il faut le souligner : il nous faut plus d'Europe, et de plus en plus pour nous défendre face à la crise, d'abord mais aussi pour éviter de nous affaiblir dans le concert des Nations du Monde.

Ce soir, on va au café



Avec Etienne NOEL, avocat du barreau de Rouen, le café radical aborde le thème des prisons, une honte de la justice française ... condamné unanimement en 2001 par une ensemble de parlementaires qui regroupait communistes, socialistes, centristes, RPR et jusqu'à Christine BOUTIN et Philippe de Villiers (!!!!) ... Depuis : Rien !
...si ce n'est une situation qui empire, la condamnation de l'Europe, quelques suicides, quelques crimes abominables et .. le projet d'incarcération de mineurs déliquants dès 12 ans... Une mesure de bon sens selon notre Ministre de la Justice... !



Rendez-vous à 18h30 au café radical, 39 rue du Quai, brasserie du Jardin de Bigards à Louviers

jeudi 4 décembre 2008

La justice et les enfants à la télé !

La prison est-elle la bonne réponse aux dérives des enfants ?
Ce soir, une émission sans concession sur Antenne 2 ... Un peu tard (23h05 !) mais une excellent préparation au débat de demain soir :
Prisons : faut-il avoir honte de notre justice.

Ci dessous l'article de Libération de ce jour :
Au tribunal de l’enfance.
Documentaire d’Adrien Rivollier. France 2, 23h05.

La juge a craqué. Quand les parents d’un garçon de 16 ans ont raconté les humiliations qu’ils lui faisaient subir – « ils lui servaient à manger comme à un chien, dans une assiette posée par terre dans le couloir »– Marie Receveur, juge des enfants à Lyon a senti « l’émotion » la submerger. Elle a laissé éclater sa colère. « C’est insoutenable d’entendre ça. »
Le documentaire d’Adrien Rivollier sur la justice des mineurs arrive dans un contexte particulier : la garde des Sceaux Rachida Dati vient d’expliquer sans ciller que la possibilité d’envoyer en prison des enfants de 12 ans relevait du « bon sens » et elle prépare une loi pour accroître encore la sévérité des sanctions. Sensible et intelligent, le film ne pouvait dès lors pas mieux tomber.
Le réalisateur a choisi de suivre deux juges des enfants dans la partie civile de leur travail. C’est-à-dire les affaires où ils agissent pour protéger les mineurs en danger, laissant de côté celles où ils interviennent pour sanctionner des jeunes délinquants. La force du documentaire, cependant, est de montrer qu’il s’agit bien des mêmes enfants. Ce garçon de 12 ans qui a menacé sa mère avec un couteau : au bout de quelques minutes, on réalise effarés que sa mère lui parle comme s’il était son mari –précisant qu’elle ne peut pas « demander le divorce ». Cet autre de 15 ans, qui « tape sur tout le monde » : il ne peut pas parler au juge tant son père (visiblement soûl) et sa mère hurlent fort.
Au tribunal de l’enfance montre l’étendue des dégâts causés par les adultes.
Le gouvernement envisage de supprimer aux juges des enfants leur double compétence civile et pénale. On comprend ici à quel point ce serait désastreux.



Honte de nos prisons ... Sarkozy aussi ?


Nicolas Sarkozy lance son plan de relance ... Tgv, logement, recherche, collectivités locales, il y en a pour tout le monde. Et aussi pour les prisons... dont il a évoqué la modernisation parmi les grands travaux.Ajouter une image

S'il vient au café radical, on pourra voir qu'au delà de l'état de nos prisons, il convient de s'interroger sur leur fonction de réinsertion et de leur utilité dans le cadre répressif.

De quelles prisons une société peut elle rêver, quand elle projette d'y enfermer des mineurs de 12 ans ?

Tout cela sera l'objet du débat de demain soir :



JUSTICE, FAUT-IL AVOIR HONTE DE NOS PRISONS ?

mercredi 3 décembre 2008

Alertez les bébés !


L'UMP veut dépister les troubles du

comportement dès 3 ans ...




Après le rapport qui veut envoyer en taule les pré-pubères[1], l'UMP revient sur la question qui avait déjà fait un tollé il y a quelques années[2] : dépister les comportements déviants dès la maternelle... Non, pardon ! ... Dès la garderie !
Jusqu'où ira-t-on ?

"Moi, je souhaite qu'on aille même sans doute un peu plus loin sur la question de la détection précoce des comportements…. On dit qu'il faut le faire dès l'âge de trois ans pour être efficace". Ce sont les propos du porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre. "Quand vous détectez chez un enfant très jeune, à la garderie, qu'il a un comportement violent, c'est le servir, c'est lui être utile à lui que de mettre en place une politique de prévention tout de suite", a ajouté le député des Hauts-de-Seine. Voilà en oeuvre toute la logique sécuritaire. Ecarter dès la naissance ... et pourquoi pas in utero, voire, pourquoi pas, dès la conception tout ce qui n'est pas dans la norme ... de façon à se garder de toute perversion !

Voilà exactement ce contre quoi la gauche se bat, dans la logique humaniste !
Si l'on ne reconnaît pas la perversité en chacun de nous, on est aussi incapable d'en reconnaître la richesse ...
Si la définition du mal, revient à la détection d'individus mauvais par essence, nous allons tout droit vers la Barbarie !
Exactement le contraire de la société que nous voulons...

L'occasion de rappeler le prochain débat du café radical sur les prisons et la justice


vendredi prochain
5 décembre à 18h30,
brasserie du Jardin de Bigards,
39 rue du Quai, à Louviers

en présence d'Etienne Noël,
Avocat correspondant de
l'Observatoire International des Prisons
[1] Allusion au rapport Varinard, que nous avons traité précédemment (cliquer ici ), et non au comportement inacceptable des gendarmes dans les collèges du Gers … qui effectivement laissent anticiper une démission pédagogique d’une société sécuritaire… Nous en reparlerons
[2] Il y a 3 ans, alors que Sarkozy était ministre de l’intérieur, la campagne de Pas de zéro de conduite, le thème avait mobilisé contre lui des milliers de personnes. http://www.pasde0deconduite.ras.eu.org/

mardi 2 décembre 2008

Demain ... il sera trop tard !











Le 3 décembre, c'est les élections prud'homales.



Le café radical vous rappelle quelques raisons d'aller voter ce mercredi 3 décembre :





  1. Comme toutes les élections, comme tout processus démocratique, celui-ci vaut d'être défendu.
    Rappelons nous que nous sommes une espèce privilégiée, celle des humains ayant accès au libre choix.
    Bien sur, ce type d'élection est un peu compliqué. Les élections prud'homales, sont même les plus compliquées ... Il n'y a qu'à voir l'orthographe ! Prud'homme avec deux m, et prud'homales, avec un seul m.
    Mais ne nous arrêtons pas là. Après tout, le libre choix, c'est toujours beaucoup plus compliqué que pas de choix du tout.


  2. Une occasion unique en France
    Le 3 décembre, vous avez l'occasion d'élire des juges. C'est un processus unique en France. Ces juges, les juges prud'homaux, sont ceux qui sont appelés à siéger dans la plupart des conflits du travail (à l'exception de ceux de la fonction publique qui sont jugés par le tribunal administratif, c'est pour ça que les fonctionnaires ne votent pas).


  3. Il faut défendre les syndicats
    Oui, les syndicats ont besoin d'être défendus. Nous savons tous qu'au moment d'approfondissement de la crise économique, les conflits du travail vont devenir plus nombreux. Si l'on peut critiquer les syndicats, qui peut nier qu'on en a besoin et que le grand problème de la France vient aussi de la faiblesse de ses syndicats. Si vous n'avez pas encore choisi de vous syndiquer, comme hélas 90 % des Français, montrez leur au moins que vous êtes attentif à ce qu'ils font, à ce qu'ils disent, c'est là la moindre des choses ... mais ne renoncez pas, surtout pas à vous syndiquer. Les syndicats ont besoin de vous, mais nous avons besoin d'eux. Si vous trouvez les syndicats insuffisants, allez porter le débat à l'intérieur. Ils seront ce que vous en ferez !

  4. Vous votez sur votre temps de travail... Profitez-en, pour une fois que les élections n'ont pas lieu un dimanche... Et parlez-en autour de vous.








lundi 1 décembre 2008

La prison à 12 ans ?!!

Le rapport Varinard s'attaque à la réforme de l'ordonnance de 1945 organisant la justice des mineurs. Le Recteur Varinard a été chargé par Rachida Dati de réfléchir à une réforme de la justice des mineurs, aujourd'hui régie par l'ordonnance de 1945. Il recommande de fixer l'âge de la responsabilité pénale à 12 ans, de créer un tribunal correctionnel pour mineurs, une garde à vue de 12 heures pour les mineurs de moins de 12 ans.

La démarche gouvernementale ne fait que suivre une pression sécuritaire présente depuis bien longtemps dans la société française et qui avait notamment permis la présence de Jean-Marie Le Pen au deuxième tour de la présidentielle et qui a grandement aidé à la victoire de Nicolas Sarkozy. Quand une société a peur, elle est amenée à faire n'importe quoi.

Pourtant, selon les statistiques, la délinquance des mineurs a a baissé et non augmenté, le pourcentage des plus jeunes est resté stable et qu'il n'y a pas de problème particulier avec les mineurs de 13 ans. Enfin déjà un tiers des condamnés de 13 à 16 ans sont emprisonnés.

Victor Hugo disait : "ouvrez des écoles, vous fermerez des prisons"... Si la formule ne saurait être prise au pied de la lettre, elle montre bien que la prison pour les enfants correspond à une démission de la société face à ses devoirs éducatifs.

Catherine Sultan, présidente de l'association des juges pour enfants, "mettre un enfant de 12 ans en prison, ce serait de la pure folie. 12 ans, c’est l’âge que l’on a en fin 6e !

Cette mesure est choquante mais, si les fuites sur le rapport se révèlent exactes, il y a des propositions encore plus graves. Il serait aussi question que les mineurs de 16-18 ans comparaissent désormais devant le tribunal correctionnel et non pas devant le juge des enfants… C’est très grave, car cela signifierait une dé-spécialisation de la justice des mineurs: les 16-18 ans seraient alors jugés comme des majeurs, selon le même droit et devant le même tribunal. Or, pour être efficace, la justice des mineurs doit rester à part. Toucher à ce principe fondateur d’une démocratie serait aussi un choix irresponsable de la part d’un gouvernement qui dit vouloir lutter contre la récidive!"

Alors, une nouvelle occasion d'avoir honte de notre justice, de notre prison ?

Venez en discuter au café radical,
vendredi prochain 5 décembre
à 18h30, à la brasserie du Jardin de Bigards,
39 rue du Quai, à Louviers
en présence d'Etienne Noël.





vendredi 28 novembre 2008

Salauds de pauvres !








Le café radical reproduit ci-dessous un éditorial de François Jarraud du café pédagogique[1] sur le bilan de l' expérience menée en Angleterre contre l'absentéisme à l'école. C'est très intéressant parce que revient périodiquement en France l'idée de responsabiliser avec à la clef des idées bienveillantes et répressives afin d'obtenir un comportement civique des intéressés de "mauvais citoyens", certains traduisant cette démarche par l'ironique "salauds de pauvres" reprise du film "La traversée de Paris" de Claude Autan-Lara[2]d'après Marcel Aymé . En ce qui concerne les mesures envisagées alors, et qui allaient jusqu'à la prison, cela marque aussi les limites de la réponse répressive. Finalement, on s'aperçoit que la meilleure réponse à l'absentéisme de l'école c'est de rendre celle-ci intéressante et attractive. C'est bête à dire, mais c'est beaucoup plus difficile à faire.




Angleterre : Échec complet des mesures de responsabilisation parentale
Inefficaces, les mesures de responsabilisation parentales aggravent les injustices révèle une étude gouvernementale britannique. Confrontées au décrochage et à l'absentéisme, les autorités anglaises ont pris des mesures sévères qui ont pu paraître exemplaires. Elles peuvent faire condamner les parents des élèves absentéistes (c'est-à-dire manquant sans motif au moins 20% des cours) à des amendes et même à la prison en cas de récidive. Or la publication des chiffres de 2006 met en évidence l'inefficacité totale de ces mesures. En effet avec 230 000 absentéistes récidivistes, jamais le pays n'a atteint un taux aussi important depuis le début des enregistrements. Pourtant les sanctions ont suivi la montée de l'absentéisme. Le nombre de parents condamnés à une amende a augmenté de 50% de 2003 à 2006 (2 011 à 2 952) Le nombre des emprisonnements a triplé (7 en 2003, 22 en 2006). L'injustice est aussi au rendez-vous puisque sur 74 parents mis en prison, 56 étaient des mères sans doute seules en charge d'enfants turbulents. Ce sont donc les femmes qui sont les principales victimes de cette loi. L’échec de cette politique est instructif. En France, dans un pays qui compte 5% d’absentéistes, certains appellent à punir les parents ou même assimilent absentéistes et délinquants. Un décret de 2006 prévoit une amende de 750 euros pour les parents d'enfants absentéistes. Si toutes ces punitions sont vaines, c'est que l’absentéisme a des causes différentes d’un jeune à l’autre. Pour certains élèves il est le signe d’un désinvestissement scolaire. Celui-ci peut aussi bien provenir de l’ennui ressenti en cours, que de violences, physiques ou morales, subies dans l’établissement. Pour d’autres enfin ce sont des besoins économiques ou des contraintes familiales qui éloignent de l’école. Pourtant des politiques efficaces existent. En Grande-Bretagne, des autorités locales misent sur les aides économiques pour ramener les élèves qui travaillent à l’école. Le gouvernement a même adopté une sorte de "salaire scolaire". Une autre approche consiste à lutter contre l’échec scolaire et l’ennui. En France des établissements s'unissent pour lutter contre le phénomène. Car c'est bien l'Ecole qui détient la principale clé pour lutter contre l'absentéisme.

[1] Le lien avec le café pédagogique http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2008/11/28112008Accueil.aspx
[2] Le lien sur you tube ( si si, allez y, c'est un grand moment de cinéma et ça fait froid dans le dos ...) http://www.youtube.com/watch?v=VYtN5BmCzQc
[3] le lien avec l’article du guardian http://www.guardian.co.uk/education/2008/nov/27/truancy-absent-school

jeudi 27 novembre 2008

Cellules individuelles: Dati ne connaît rien



Ci-dessous, un extrait du blog de Jean-Jacques URVOAS qui retrace sa vie de parlementaire.


Un décret est paru le 10 juin 2008 afin de mettre la France en conformité avec les principes Européens qui imposent la possibilité pour tout détenu d'avoir droit à une cellule individuelle. Rappelons que ce principe aurait évité notamment à la prison Bonne Nouvelle de Rouen que deux personnes soient assassinées par leur co-détenu. Cette situation met de fait bien des maisons d'arrêt hors la loi... ce qui est dommage pour une institution dépendant du Ministère de la Justice.




Jean-Jacques URVOAS est député PS, élu du Finistère

Cellules individuelles: Dati ne connaît rien


La publication du décret du 10 juin 2008 relatif au régime de détention, qui modifiait les règles concernant l’encellulement individuel des prévenus, m’avait conduit à interroger par le biais d'une question écrite publiée au Journal Officiel, Rachida Dati sur le nombre exact de cellules effectivement occupées aujourd’hui par un seul détenu. En l’espèce, il n’était nullement dans mes intentions de mettre la ministre dans l’embarras. L’application du droit à l’encellulement individuel, pensais-je naïvement, impliquait qu’au préalable un état des lieux exhaustif de la situation ait été dressé, et, n’en ayant pas eu connaissance, je souhaitais seulement en connaître la teneur. Las, Rachida Dati est bien en peine de me renseigner. Visiblement gênée, elle me fait savoir qu’une nouvelle application informatique « sera prochainement mise en œuvre qui facilitera l’identification du nombre de cellules effectivement occupées par un seul détenu ». Pour l’heure, donc, personne n’en sait rien… Le bon sens amène alors à se demander comment on peut prendre un décret sur la généralisation de l’encellulement individuel en ignorant tout de l’ampleur de l’effort à consentir. Un esprit malintentionné en viendrait presque à douter de la volonté qui anime la ministre d’aboutir à un résultat tangible sur cette épineuse question !


Epineuse question qui sera évoquée, bien sur, samedi 5 décembre lors du café radical animé par l'avocat Etienne Noël : Justice, faut-il avoir honte de nos prisons ?[1]

[1] Café radical vendredi 5 décembre à 18 h 30 à l aVrasserie « Le Jardin de Bigards », 39 rue du Quai à Louviers. Débat : « Justice faut-il avoir honte de nos prisons ? », débat atnimé par Etienne Noël

lundi 24 novembre 2008

Un partout, la balle au centre ...


Match nul au PS
Et à qui profite le crime ?
Nous avions vu Sarkozy vainqueur du premier tour, mais c'est Bayrou qui s'impose ... provisoirement.
Je reprends ma formule favorite et qui devra être celle de Martine Aubry comme de Ségolène Royal :
"Se vogliamo che tutto rimanga com'è, bisogna che tutto cambi", Si nous voulons garder les choses comme elles sont, alors il faut que tout change !
Si nous voulons une gauche qui reste la clef de l'opposition, elle doit se transformer totalement...
Bien malin qui pourrait dire qui emportera le morceau d'ici une semaine, même si Martine a une longueur d'avance... Mais ne sera-ce pas une victoire à la Pyrrhus ? En s'appuyant sur des forces antagonique pour battre Royal sur le fil, sera-t-elle capable de reconstruire la gauche... Une gauche qui doit s'appuyer notamment sur ce que représente Ségolène ?
De toute façon, la partie n'est pas finie.
Aucun des problèmes soulevés ne peut être ignoré sous peine de précipiter la chute durable de la gauche.
On a vu il y a peu un parti communiste s'écrouler qui paraissait autrement solide !













vendredi 21 novembre 2008

Une analyse à chaud





Une fois en tête, deux fois en tête, et la troisième ? Patatras ou marche triomphale ? Ségolène Royale a une nouvelle fois déjoué les pronostics.

Encore une fois, c'est bien la preuve qu'au parti socialiste, on ne tient plus rien, et que celui-ci est en train d'exploser.
Ségolène Royale est passé de 29 à 43 % sans aucun soutien supplémentaire autre que des choix personnels d'électeurs.
Martine Aubry, qui bénéficiait du soutien ajouté de Bertrand Delanoë passe à 34 %. C'est 10 % de plus... mais c'est surtout la preuve que chez les électeurs de Delanoë, le TSS (Tout sauf Ségolène) ne passe pas !
Enfin, Benoît Hamon recueille presque 23%, un score renforcé de 4 % par rapport au 1er tour.
Le fait que ce dernier appelle à voter Aubry est dans la logique des choses. Il rejoint Fabius et la logique franchouillarde du non au référendum mais surtout, il se complaît dans une logique de parti dans laquelle une direction mal assurée lui permettrait de prospérer.
Car, imaginons que Martine Aubry gagne. Elle aurait pour la soutenir le libéral socialiste revendiqué Bertrand Delanoë, en même temps que le gauche-gauche Benoît Hamon, en même temps que le baron haut normand Laurent Fabius. Parmi ceux-ci, elle devra gérer les ambitions présidentielles de Laurent Fabius, Bertrand Delanoë et Dominique Strauss-Kahn, à qui elle devra sa présidence. En gros, elle ne pourra pas remuer le petit doigt ... d'autant qu'elle ne pourra plus se servir du Tout sauf Ségolène.
L'avantage avec Ségolène, c'est qu'elle est cohérente. Ses soutiens ne viennent pas de courants structurés, mais d'un projet militant.

Telle que la situation se présente, elle seule a les moyens de faire bouger le parti et la gauche ... voire de battre Sarkozy.

jeudi 20 novembre 2008

Le rapport qui accuse la France



Il est sorti !


http://www.medias.lemonde.fr/mmpub/edt/doc/20081119/1120716_rapportdh.pdf


En cliquant sur le lien ci-dessus vous aurez accès au rapport rédigé par Thomas Hammarberg en photo en haut à gauche), Commissaire aux droits de l'Homme du Conseil de l'Europe.


Voilà la France, pays des droits de l'Homme, montrée du doigt aux yeux du monde entier.



En matière d'humanité et de justice, la politique du chiffre prônée par Hortefeux et Sarkozy est catastrophique en dehors de toute évaluation sur son efficacité. On procède à des interpellations, on pousse les fonctionnaires à faire du chiffre. En intervenant contre les immigrés les chiffres de la lutte contre la délinquance augmente sans que la délinquance elle-même soit en baisse. On augmente les contrôles au faciès (pendant qu'on condamne un avocat qui a osé le dire dans un ouvrage. Mais ceci est une autre histoire).

On demande aux immigrés de régulariser leur situation et on en profite pour les arrêter ... dans les préfectures et les écoles. Cet arbitraire figure toujours dans le rapport.

Les centres de rétentions sont dénoncés pour leur inhumanité et leur inadaptation aux réalités et aux nombres d'enfants retenus dans ces centres ...

Bien entendu, le commissaire Européen aux droits de l'homme exige de la France qu'elle réponde "immédiatement aux conditions inacceptables de détention des détenus contraints de vivre dans des cellules surpeuplées et souvent vétustes".


La politique répressive du gouvernement y est dénoncée comme ayant aggravé les conditions de détention : "Sept détenus sur dix sont écroués dans des établissements surpeuplés"


..."toute surpopulation engendre automatiquement une carence en terme de surveillants, de travailleurs sociaux ou de personnel administratif"... "détenus et personnels subissent tous les dysfonctionnements de la gestion pénitentiaire française".
La création de 13.000 places supplémentaires ne sera pas une solution et de plus, doit être impérativement accompagné de la création de postes de travailleurs sociaux, en sous-effectif flagrant et disposant de moyens insuffisant.


Enfin, le rapport dénonce le principe de la rétention de sûreté qui prévoit l'enfermement des criminels une fois qu'ils ont purgé leur peine. Le cauchemar absolu !


Le rapport traite aussi du durcissement de la justice juvénile...

Encore une fois, la prison ne doit pas être vécue comme une fin en soi, mais comme un moyen de réinsertion et de rééducation. On en est très très loin !

L'actualité rejoint tragiquement le débat prévu pour un café radical exceptionnel en présence d' Etienne Noël.





Rappel de la date :
le 5 décembre à 18h30,
brasserie "le jardin de Bigards"
39 rue du Quai,
à Louviers

Obama va injecter des milliards dans les maternelles !







Aujourd'hui, grève des enseignants en France ...
Disons-le franchement, cette grève va bien au delà d'une défense corporative des enseignants. Elle rejoint dans l'esprit le vaste mouvement qui agite l'Italie scolarisée de Berlusconi.

Avec son projet scolaire, le gouvernement lance le chantier d'un immense gâchis. Si les chiffres démontrent que l'éducation française a besoin de se moderniser afin de s'adapter aux défis d'un monde en mouvement, la seule ambition du gouvernement se limite à en diminuer les coûts.



C'est ce qu'a dénoncé Jack Lang il y a quelques mois, c'est ce qui se révèle au fur et à mesure des projets.



La Finlande, de l'avis unanime a montré la voie d'une modernisation de l'enseignement... et la France supprime les RASED, alors que c'est la formule qui se rapprochait du modèle finlandais ... c'est à dire un suivi personnalisé de l'élève en difficulté.



Même chose pour les maternelles. qu'il faille une réflexion sur les maternelles et sur l'enseignement primaire, qui le nierait ? Faut-il par exemple commencer à 2 ans la scolarité ? C'est loin d'être évident.



Mais remettre en cause le modèle de l'enseignement pré-élémentaire n'offre aucun intérêt autre que financier ou idéologique.



En tous les cas, Obama offre un sévère démenti à la démarche en prévoyant un effort financier sans précédent sur l'école maternelle, car, compour reprendre la formule du Dr Dodso : TOUT SE JOUE AVANT SIX ANS !






Ci desous, l'article paru dans le café pédagogique de ce jour :












Pourquoi Obama injectera-t-il des milliards dans les maternelles ?




Alors qu'ici on ampute la maternelle, aux Etats-Unis on fait le contraire. Comment expliquer cela ? Pourrait-on se tromper de ce coté de l'Atlantique ? Selon Education Week, l'équipe du futur président est déjà au travail… et travaillée par différents lobbys. Un premier enjeu est l'inclusion de l'éducation dans le plan de relance de l'économie. Cette proposition est soutenue par la fédération syndicale AFT. Et B. Obama a promis une révision de la loi No Chlld Left Behind pour en améliorer qualitativement les tests. Mais on retiendra surtout que le futur président a prévu d'investir 10 milliards de dollars dans l'enseignement pré-élémentaire.

Cette politique n'arrive pas par hasard : plusieurs rapports (Hitting Homes en 2007, Tough Choices en 2006) ont montré aux Etats-Unis que c'était là qu'il fallait investir pour augmenter le nombre de diplômés du supérieur. Selon Travis Reindl, auteur de "Hitting Home", le pays devra augmenter de 37% sa production de diplômés du supérieur pour faire face aux besoins économiques des Etats-Unis. Une étude du Bureau du Travail a calculé que d'ici 2014, les Etats-Unis auront besoin de 30% de jeunes titulaires du bac en plus, de 20% de jeunes de niveau universitaire, de 17% de titulaire d'une licence en plus, etc. (alors qu'ils sont nettement plus nombreux qu'en France proportionnellement).

L'enseignement pré-élémentaire est perçu comme LA réponse à ces besoins. L'Amérique sait bien que c'est uniquement dans les couches populaires qu'elle dispose encore d'un vivier de futurs étudiants capables de la maintenir au rang de première puissance innovante mondiale. Or l'école maternelle est pour ces catégories sociales la clé pour lutter contre l'échec scolaire. Une réalité démontrée aussi en France par plusieurs rapports. Dans un pays où l'école maternelle est peu répandue, le rapport Hitting Home demande à ce que tous les enfants soient scolarisés en maternelle à partir de 4 ans, à partir de 3 ans pour les enfants des milieux défavorisés.

Un raisonnement qui n'a pas atteint l'autre rive de l'Atlantique où les ambitions pour la jeunesse sont, il est vrai, plus modestes. La France qui avait une avance en matière de scolarisation précoce est en train de la perdre. En interdisant la scolarisation à deux ans, comme il veut le faire, le gouvernement va remettre en cause automatiquement celle à trois ans, du moins pour les enfants nés par exemple à l'automne. Ce recul "administré" de la scolarisation à trois ans pourra ensuite, comme on le voit pour les 2 ans, être utilisé pour amputer encore d'une année l'école maternelle. On a bien vu, dans les commissions sénatoriales, que l'avenir des jeunes défavorisés pèse moins que le présent des économies budgétaires. Pas d'avenir. Pas de couleurs…
Référence : le café pédagogique

mercredi 19 novembre 2008

Ce qu'il y a de bien, avec Ségolène ...

Suite d'une discussion avec Denis dans la cour de la mairie.
Denis a beaucoup de mal à soutenir Ségolène Royal, pour des raisons très compréhensibles.
Le café radical soutient cependant Ségolène Royal ... attitude courageuse, puisque tout le monde la donne gagnante.
Attitude inutile d'ailleurs, puisque nous sommes radicaux et que personne ne nous demandera notre avis pour le vote de demain soir (et plus si il y a un deuxième tour ...)
Comme le disait Nicolas Demorand à Martine Aubry sur France Inter : "mais qu'est ce qui vous distingue de Ségolène Royal ?"

Et Martine Aubry de s'avancer comme elle pouvait ... Personne ne croit que Martine Aubry soit plus à gauche que Ségolène Royal, tant sur le plan de la posture que sur le plan des alliances[1]...
Elles sont par ailleurs de la même génération ...
Et pourtant, elles sont fondamentalement différentes.
La question, malgré ce qu'on veut faire croire ne tient pas aux personnes. Là dessus, chacun son goût.
La question vient de ce qu'elles représentent des forces fondamentalement différentes.

Ce qu'il y a de bien avec Ségolène, c'est qu'elle ne s'appuie pas sur l'appareil socialiste.
Pourquoi c'est bien ?
Le café radical ne soutient pas cette attitude par sensibilité anarchiste ou libertaire. Pas du tout ! Des appareils, il en faut. Il en faut même des bons.
Le problème c'est que jour après jour, élection après élection, le parti socialiste démontre l'usure et l'inanité de son appareil.
Le parti socialiste démontre qu'il est capable de jouer un rôle d'opposition, de contestation, qui lui a permis de remporter des élections locales, mais il démontre qu'il reste un parti d'élus, structurés autour de barons locaux, plus attachés à garder leur territoire qu'à construire une ambition nationale. Comme tout pouvoir attaché à se reproduire en dehors des réalités, il se constitue sur des mensonges, ces mêmes mensonges qui empoisonnent la vie politique depuis 50 ans, et qui sous un discours de gauche fait passer une politique de droite.
Le plus bel exemple en est donné par Guy Mollet, le molletisme ayant permis parallèlement à un discours marxiste révolutionnaire de lancer notamment la sale guerre d'Algérie.
Mitterrand a réussi à tirer le parti socialiste de l'ornière grâce au programme commun de la gauche qui a eu pour effet de cimenter la gauche et le parti autour d'un programme social sur lequel il a fallu battre en retraite, certes ... mais sur les ruines duquel le parti socialiste survit depuis plus de 30 ans.
Jospin a fait valoir le droit d'inventaire... ce qui ne voulait dire au fond qu'un changement en surface des pratiques...
A présent, plus le temps passe, et plus la nécessité se fait sentir qu'une refonte et qu'un nouveau souffle est indispensable au parti socialiste pour sa propre survie et pour que la gauche toute entière puisse à nouveau espérer.

Voilà pourquoi, au fond, la seule différence programmatique (et ce n'est pas un hasard) tient au mode d'adhésion.
Là-dessus, Martine Aubry ne veut rien changer... Cela veut dire un parti un parti qui continue de perdre ses adhérents et qui se renforce dans ses défauts... (dont nous ne ferons pas l'inventaire). Cela veut dire qu'à partir du principe dénaturé d'avant-garde marxiste, on en arrive à la réalisation d'un parti de notables qui ne veut pas dire son nom.

Or Ségolène demande à ce que le parti socialiste devienne un parti de masse. Il n'y a rien d'autres derrière sa proposition d'une adhésion à 20 € et même moins pour ceux qui n'en auraient pas les moyens. Cela veut dire aussi, l'adhésion de militants intéressés par l'action politique et pas par les postes qui pourront leur être attribués par des barons locaux.

Ce n'est pas grand chose ... peut-être, mais cela peut devenir le levier d'un changement très profond au niveau des rapports de force.

[1] Evacuons tout de suite la question de l’alliance ou pas avec le Modem. Outre le fait que Martine Aubry se ridiculise en disant qu’elle est contre nationalement ce qu’elle fait localement, on peut y voir précisément le symptome de la pratique molletiste dont il sera question plus loin, à savoir : ne jamais dire clairement ce qu’on aura à faire en attendant que ce soitent les cironconstances qui l’imposent ce qui évite d’avoir à changer de discours… C’est la définition d’un opportunisme bien pensé. Ce n’est pas là dessus qu’on peut construire un projet politique.

Qu'est ce qui se cache derrière la photo ?

Christophe Schimmel / AFP
Cette photo aura marqué toute une génération. Pour ceux qui ne sont pas de cette époque, le café radical fait un petit rappel historique.
Ca se passe à Billancourt devant les usines Renault le 25 février 1972.
Un jeune homme participe à la distribution de tracts devant l'entreprise qui représente un objectif stratégique pour le groupuscule virulent auquel il appartient : la gauche prolétarienne.
Très rapidement, le défi dégénère entre gardien de l'entreprise et le militant gauchiste.
L'enjeu : quelques mètres carrés, un territoire de distribution situé en deça ou en delà des grilles de l'entreprise ... comme à chaque distribution depuis des mois.
Le jeune homme s'avance avec une barre de fer. Le vigile sort une arme.
Il s'agit de Pierre Overnay et de Jean Antoine Tramoni.
Pierre Overnay : tu n'oseras pas ...
Jean Tramoni ose ...
Le bilan est lourd : un mort
Le bilan est lourd : le mouvement gauchiste tient là la preuve absolue de la malignité du système.
L'émotion individuelle se transforme en émotion sociale et politique
500.000 personnes défilent aux côtés de l'extrême gauche. Jamais, 4 ans après mai 68, le gauchisme ne s'est senti aussi fort.
C'est son crépuscule flamboyant. Quelques mois après, il entre dans la nuit. La Gauche Prolétarienne (le mouvement auquel apartenait Pierre Overnay) s'auto dissout.
Un autre drame se produit côté trotskyste (Pierre Overnay était Maoïste), l'autre versant du gauchisme, c'est la mort de Michel Recanati[1] magnifiquement raconté dans le film de Romain Goupil : mourir à 30 ans.
La jeunesse s'éloigne du gauchisme militant et celui-ci trouve son exutoire dans la participation électorale qu'il exécrait.
Tous ceux qui se sont avec passion attachés à la Révolution réalisent qu’ils ne feront pas l’Histoire et chacun est à la recherche de compromis avec ce monde qui représentait le mal absolu.
C’est le drame de l’adolescence poussé à son paroxysme.
Nombreuses dépressions, nombreux suicides, parcours cahotiques pour de nombreux militants à la pointe d’une génération et qui ont souvent été abandonnés par des leaders qui les avaient embarqués.
L’histoire de Christophe Schimmel est à cet égard emblématique. C’est lui qui, à 18 ans à l'époque, photographie la scène.
Il était là pour apporter des témoignages photo de l’action révolutionnaire. Sa photo a été reprise par toutes les agences de presse. Elle ne lui a jamais rapporté un rond !

Libération donne un témoignage émouvant de ce militant, qui se raconte après plusieurs tentatives de suicides et une vie cahotique. Il raconte que 15 des 35 personnes qu’il a recruté dans sa mouvance sont mort de mort violente (suicide, overdose etc), bien avant l’âge comme on dit.
http://www.liberation.fr/politiques/0101266917-tombes-pour-les-maos




[1] Il faut voir le film de Romain Goupil, alors tout juste remis de ses années de militantisme au Front Communiste Révolutionnaire. Michel Recanati, dirigeant du parti était chargé du service d’ordre et avait réussi l’exploit de tenir le terrain face à l’extrême droite et surtout face à la police lors d’une manifestation emblématique. Un summum d’organisation qui a valu l’admiration militante et la dissolution de son parti devenu à la suite Ligue Communiste Révolutionnaire, le parti de Besancenot. Dans une logique toute bolchévique, Michel Recanati, est exclus de la direction pour dérive militaire. Il entre alors dans une profonde dépression qui se traduira par un suicide.