mercredi 31 mai 2017

La politique en 2050 ... ce sera quoi ?

Pari fou de Rebecca Armstrong : envisager le monde en 2050. Tel est le sens de la démarche de son Atelier et de sa radio podcast : #2050 (prononcer hashtag 2050). 

J'ai répondu à la question : que sera la politique en 2050. Pas facile comme exercice ! Comme disait l'autre, rien n'est plus dur que la prévision, surtout quand elle concerne l'avenir. Serais-je encore de ce monde en 2050 pour vérifier la qualité de mes prédictions ? 
Et vous serez-vous là chers lecteurs ? Peu importe. D'autres seront là, et, ma foi, c'est aussi pour eux que nous faisons de la politique, que nous créons, que nous nous engageons. 
Il y est question de Louviers, du monde, du jardin de Bigards, et de tout ce qui nous concerne et de tout ce qui nous concernera.
En attendant, voici le lien ...si vous avez une demi-heure devant vous pour réfléchir avec moi.


Les commentaires sont les bienvenus. 





mercredi 3 mai 2017

Présidentielles, résultats sur la Case, enseignements et appel aux commentaires

La place de l'agglo dans le département dont elle
représente un peu plus de 10 % de la population
Un peu d'indulgence, cher lecteur, pour cette première analyse des résultats sur le territoire de l'agglomération. J'ai eu une semaine chargée, ce qui fait que je ne livre que tardivement le résultat d'une analyse succincte. Il n'empêche, je vous livre ci-dessous les résultats exhaustifs du premier tour sur le territoire de l'agglomération. C'est une donnée qui reste toujours utile, car après tout, on peut en penser ce qu'on c'est dans le suffrage que se livre le corps social. 
La Communauté d’agglomération est un territoire passionnant. Deux villes (j’ai bien dit ville et pas village, comme le fantasme le parisianiste Priollaud), deux bourgs de plus de 4.000 habitants, et des tas de communes à sociologies différentes en font un modèle parlant pour le décryptage d’un scrutin. A ce titre, avec le nombre de candidats d’un des élections les plus imprévisibles qui soient, je me permets de livrer une analyse succincte à chaud.

Participation
La participation est plus faible que nationalement sur l’agglomération Seine-Eure.
C'est à deux communes du plateau du Neubourg , Terre de Bord (commune constituée de la fusion de Tostes et de Montaure) et surtout Surtauville que reviennent la palme du civisme avec 86 et 90 % % de votants cependant que les deux grandes villes du territoire, Louviers et surtout Val de Reuil, ont respectivement mobilisé 69 et 63 % de leurs inscrits pour ce premier tour. C’est faible sur Louviers, plus faible encore sur Val de Reuil … quoi que, si l’on compare aux participations habituelles, Louviers s’est moins mobilisée que d’habitude à l’inverse de Val de  Reuil.

Reste à savoir si la mobilisation a joué un rôle sur le score des candidats sur le territoire, tenant compte du fait que, bien souvent, plus on habite un centre urbain, et moins l’on vote...  Ce n’est qu’un constat, même si cela ne relève pas de l’automatisme. D’autant que la participation au Vaudreuil infirme ce principe.

Le score des candidats
Le territoire n’a pas voté comme le pays. L’ordre d’arrivée est même nettement modifié.
Marine Le Pen arrive en tête avec 26,8 % des voix, sans aucun relai municipal. Elle devance Mélenchon, 21,9 %, Macron est 3e avec 20,42 %, Fillon, 4e avec 15,31 % cependant que Hamon devance Dupont-Aignan avec respectivement 6 ,28 et 5,35 %. Les autres candidats sont marginalisés, même si, parmi les candidats de la marge, on remarque pour l’anecdote que c’est Asselineau qui fait le meilleur score.
Il n’en reste pas moins que, comme partout ailleurs, les candidats issus des primaires, représentatifs des partis jusqu’ici structurants sont cruellement balayés.
La droite avec Fillon fait un peu plus de 15 % des voix, et fait l’un de ses pires scores à Louviers, alors que le maire et futur candidat aux législatives en avait fait la campagne. C’est grâce aux petites communes que la droite arrive à se maintenir hors de l’eau.
Hamon, candidat issu des primaires de la gauche fait son meilleur score à Val de Reuil, mais, surprise, dans ce fief de la gauche, c’est Mélenchon qui casse la baraque. Derrière Alizay (41 %), il y réalise son meilleur score avec plus de 30 % des voix.
Marine Le Pen, arrive en tête des suffrages du premier tour avec plus d’1/4 des votants (26,4 %). On peut se consoler en disant que c’est moins qu’à l’échelle du département, mais le score est impressionnant. Pour la première fois, l’extrême droite est en tête à Louviers.  Le Pen réalise son meilleur score dans des communes à sociologie opposée : Connelles et Le Manoir, où la frontiste dépasse 40 %. Exception faite de La Haye Le Comte et de Portejoie, elle fait partout plus de 20 % des voix. Un carnage pour la démocratie, qui réclame un traitement en profondeur. Nous en parlerons plus tard. Pour l’instant, on serre les fesses en attendant le deuxième tout.
Mélenchon, la gauche n’est pas morte
Mélenchon casse la baraque, sur le territoire comme dans le reste du pays. Le fait qu’il fasse son meilleur score à Val de Reuil n’est pas le fait du hasard. Qu’est ce qui a le plus séduit son électorat ? Son attachement à la Russie et à des grands et petits dictateurs ? Sans doute pas … La transformation du candidat de la posture du râleur au gentil séducteur à l’écoute de tous ? Sans doute. Il n’empêche il a su séduire et marquer un électorat à gauche, ce qui ne facilite pas l’avenir d’une gauche réaliste. Sur quelle base va-t-il être en mesure de le structurer, sur quelle base la gauche insoumise va-t-elle pouvoir se structurer lors même que deux candidats mélenchonistes vont se présenter aux législatives, le maire communiste d’Alizay et l’inénarrable Frau, qui ose se présenter pour le Front de Gauche après avoir été socialiste, communiste, radical, modem, et du Rassemblement pour la France, ancêtre du Debout la France de Dupont Aignan  ?

L’avenir nous le dira … et dans pas longtemps.
En attendant, chers lecteurs de la Case comme d’ailleurs, dimanche prochain, il y a bien une priorité : voter Macron contre l’extrême droite et la perspective d’une France raciste mettant en danger nos libertés et les valeurs de notre République.
Vive la République,
Vive la France !



C'est vrai, le tableau est un peu petit et il manque de couleurs, mais il a le mérite d'exister. Vous pouvez après tout
en faire un copié-collé et l'agrandir à votre guise. N'oubliez pas de critiquer ma vision des choses  et de me faire part de vos commentaires. Merci

dimanche 16 avril 2017

Revenu universel, une idée d'avenir

On peut se demander si le revenu universel a un avenir, mais ce qui est sûr, c'est qu'il a un passé.
Angélique Chassy a rappelé toute la démarche qui a
Une assemblée passionnée autour
d'Angélique Chassy
amené à ce que le principe du revenu universel soit pour la première fois posé lors d'une élection présidentielle. Elle
 a utilisé tout le temps nécessaire et toutes ses qualités pédagogiques pour nous en exposer les bases sous les angles historiques, financiers, économiques, philosophiques et politiques. 
Thomas More reste connu pour avoir créé
le principe d'Utopie, titre d'une de ses
oeuvres. Humaniste, il n'en a pas moins été
canonisé. Il partageait avec Machiavel d'être
acteur et conseiller politique. Ses rapports
complexes avec le roi lui permirent d'être
décapité à la hache bien que condamné à
être éviscéré. Comme quoi le piston ne date
pas d'hier.


En effet, pour Angélique le revenu universel ne date pas d'hier. Elle en fait remonter le projet à Thomas More, le créateur de l'Utopie, humaniste, homme politique et homme de foi de la Renaissance, mais plus simplement elle rappelle que les indiens d'Amérique avaient posé le principe de répartition des terres en fonction des besoins de chacun en terme de survie. 
Plus près de nous, la création par Michel Rocard du RMI, devenu le RSA, de même que le principe de l'impôt négatif en Grande Bretagne ont relié au droit de l'homme la nécessité de doter chaque individu des moyens de subsistance. 
C'est pas le revenu universel, mais ça s'en rapproche. C'est pas le revenu universel, puisque dans le RMI, on l'a assez dit, il y a le I de l'insertion, et que le RSA, revenu de solidarité active s'appuie sur un système de droit et de devoir soit sur l'idée d'une contre partie en échange du revenu. 
L'impôt négatif ne s'éloigne pas tant que ça du principe du RSA. Il existe en Grande Bretagne depuis longtemps. Il permettait aux travailleurs gagnant en dessous d'un certain seuil d'avoir un complément payé par l'impôt, et à ceux en recherche d'emploi d'avoir le versement d'une aide correspondant au montant de leur loyer et de quelques livres permettant de tenir le choc.
Le système de l'impôt négatif a été notamment été défendu par Lionel Stoléru, qui a louvoyé dans les eaux du centre et a même été un temps radical de gauche. 
Bref, à la lumière de cet historique, Angélique a bien fait percevoir que le principe de revenu universel n'est pas si farfelu que la présentation qui a pu en être faite. Le système a déjà été expérimenté, même s'il ne l'a jamais été à l'échelle d'un État si petit soit-il. Parmi les expériences intéressantes, figure celle menée dans une vingtaine de communes du Madhya Pradesh en Inde. On constate que le principe de revenu universel ne concerne pas seulement les pays développés. Dans cet État du tiers monde, assurer les foyers les plus démunis d'un revenu de subsistance a permis d'améliorer la fréquentation scolaire, l'état de l'habitat... Eh oui, la certitude d'un revenu de subsistance permet un autre rapport à l'avenir. 
Reste, une fois développé l'intérêt du revenu universel, la conception de son application pratique. La Suisse en a rejeté le principe, et l'on peut constater que, que ce soit en Finlande, dans certains des États-Unis, le revenu universel n'a jamais été appliqué à l'échelle d'une Nation. Ceci démontre l'audace de la proposition de Benoît Hamon, on ne peut pas lui retirer ça ! On ne peut pas lui retirer non plus de se voir soutenu non seulement par Thomas Piketty, mais aussi par Daniel Cohen, économistes de renom. Reste que la mise en oeuvre pratique du revenu universel nécessite une réforme de fond de l'organisation de l'aide sociale ainsi que de la fiscalité. 
Voilà ce que j'aurai retenu de l'excellent exposé d'Angélique Chassy et que j'essaie de retransmettre sans avoir pris aucune note. Sans doute ai-je trahi sa pensée, mais je l'ai fait le moins possible. 
Reste le débat, raison fondamentale pour laquelle j'ai voulu que le café radical s'ouvre au revenu universel. Comme j'ai eu l'occasion de le rappeler à une amie facebook qui me demandait comment s'était passé le plaidoyer pour le revenu universel, quand je fais un plaidoyer, je fais une tribune, quand je fais un débat, je fais un débat. Je maintiens à la suite du débat précisément, que le revenu universel reviendra dans le débat politique,  quelque soit le score de Benoît Hamon. Il en est de même par exemple en Suisse, où les organisateurs du référendum lourdement perdu, étaient malgré tout contents du score (23,1%) parce qu'il pensait qu'il serait pire. Le fait de poser le débat est un premier pas.
Le débat s'est concentré sur les conséquences d'une
Diego Ortega regrette que le sujet, auquel
il était très hostile à l'origine n'ait pas été
suffisamment discuté pendant la campagne.
telle mesure, la façon dont les rapports entre salariat et activité en pourraient être repensés. Diego Ortega, lui, a regretté que la seule idée vraiment nouvelle  n'ait pu être discutée davantage pendant la campagne. La faute au candidat lui-même, qui ne l'avait peut-être pas assez finalisée ? La faute aux primaires qui n'a pas permis au vainqueur-surprise la finalisation d'un projet complexe ?  
Il n'empêche, le revenu universel continuera d'être promu et discuté. Ainsi, une application doit-elle être menée à l'échelon du département de la Gironde.
À suivre ... 









 .

samedi 8 avril 2017

Les Petits Loups ne doivent pas disparaître !


Le maire de Louviers joue au champion de la sécurité. Il a décidé de fermer les "Petits Loups", structure d'accueil destiné à la petite enfance  suite à la visite de la commission de sécurité. Il y a de quoi être plus qu'inquiet !

Les représentants de la municipalité Priollaud devant
l'équipement qu'ils ont décidé de fermer. Au delà du manque
d'entretien du patrimoine communal, ce qui est à craindre
c'est que la municipalité utilise tous les prétextes pour mettre
fin à une politique de qualité destinée à la petite enfance
aux liens avec les parents et à l'épanouissements des enfants
(photo Paris Normandie)

Les Petits Loups était l'élément d'un réseau destiné à l'accueil des petits, offrant  aux jeunes parents un choix ouvert. La municipalité Fromentin-Martin avait voulu, vers la fin des années 70, donner aux tout petits les moyens de l'épanouissement progressif en dehors du cadre familial. Cette volonté s'était construite parallèlement à la démarche des maisons vertes menées par Françoise Dolto et qui ont démontré tout leur intérêt. Elle avait été remise en question par la municipalité Proust ouvertement en guerre contre les structures de la petite enfance, mais le combat mené par les parents et les représentants du personnel avait évité le pire. La situation s'est par la suite stabilisée sous la municipalité de gauche de Franck Martin. 


La mesure de Priollaud fait craindre le pire, c’est à dire que la
Louviers a eu un rôle pionnier en ce qui concerne le lien
parents-enfants et l'accueil des tout-petits. L'exemple a été
suivi dans de nombreuses communes de France. Ici à Sciez.
Maintenant, Louviers ne songe qu'à fermer les équipements.

municipalité trouve cet équipement trop cher, à la lumière de tout ce qui réalisé à Louviers pour la petite enfance depuis des décennies. Déjà, Priollaud a supprimé la distribution d’un beau livre à tous les enfants de la maternelle. Là, on sent qu’il veut s’attaquer à ces structures qui mixaient accueil des parents et des petits enfants dans des structures qui ont été citées en exemple depuis leur création. On veut limiter le choix des parents tout en laissant s’appauvrir la qualité de l’accueil des tout-petits.
Que la municipalité ait au moins le courage de son attitude et qu’elle ne se serve pas du prétexte du passage de la commission de sécurité qui est toujours dans son rôle en recommandant des mesures de sécurisation mais dont le but n’est pas la fermeture des services publics. On entre là, dans la triste politique patrimoniale de la municipalité. Fermer un maximum d’équipements pour les céder au privé, et renoncer au service public de qualité.

vendredi 7 avril 2017

Revenu universel, le café radical invite au débat

Curieuse campagne électorale ... qu'en retiendrons-nous ? Qu'en restera-t-il au delà du fait que les Français auront un nouveau Président dans moins d'un mois ? 
Rien n'aura marché comme prévu, à droite comme à gauche. Les champions se sont éclipsés, de Hollande à Valls, de Juppé à Sarkozy, et notre cadre politique apparaît comme un champ de ruine. Nos craintes même semblent dissipées, même s'il faut encore attendre quelques jours pour savoir ce qu'il en adviendra exactement. 
Nous avons tant été gavés de surprises, de bonnes et de mauvaises que tout reste possible.
Angélique Chassy, économiste engagée,
animera le café radical sur le revenu universel
Reste qu'au delà de la remise en cause inédite du corps politique français, des figures de référence, des principes institutionnels, de tous ce que nos commentateurs ont pu imaginer, il restera que, pour la première fois dans une grande nation, on aura mis au cœur du programme d'un grand candidat LE REVENU UNIVERSEL.
Il s'agit bien d'une idée neuve en Europe, puisque pour la première fois proposée à l'échelon national. Rien à voir avec les initiatives prises ici ou . A coup sûr, le fait de la proposer dans un programme présidentiel lui donne une nouvelle dimension.
Quel sera l'avenir de l'idée de Revenu universel ? Quel est son passé ? D'où cela vient-il ? Le revenu universel est-il une réponse à la raréfaction de l'emploi ? Est-il une réponse à la robotisation et à l'augmentation exponentielle des forces productives ? 
Pour y répondre, le café radical organise un débat, à quelques jours du second tour : "le revenu universel a-t-il un avenir ?"
Quoi que l'on pense de la candidature de Benoît HAMON,
au moins aura-t-il eu le mérite de l'innovation politique.
La question du revenu universel mérite un large débat. 
Pour y répondre, Angélique Chassy, docteur en économie, première adjointe au maire de Pont de l'Arche, et militante aux cotés de Benoît Hamon, sera chargée d'animer le café radical qui se tiendra vendredi 14 avril, au Big Arts, à 18h30. 
Venez nombreux chercher la réponse à toutes vos questions. Entrée libre. Une seule condition à la participation au débat : payer sa consommation par égard pour le café hôte du débat.
Café radical 
Le revenu universel a-t-il un avenir ? 
vendredi 14 avril à 18h30 
au Big Arts
39 rue du Quai à Louviers


vendredi 10 mars 2017

Changement de programme ?

Que reste-t-il des primaires ? Les deux vainqueurs délaissent
la part la plus emblématique de leurs programmes respectifs.
Ce n'est pas le cas du café radical qui maintient
sa programmation.
Après François Fillon, Benoît Hamon n'est jamais que le deuxième candidat qui change de programme en cours de route, et ce, à quelques semaines de l'échéance : François Fillon délaisse l'idée de privatisation de la sécurité sociale, et c'est tant mieux. Benoît Hamon abandonne le projet de mise en place d'un revenu universel, et c'est tant pis.
Pourquoi c'est tant pis ? 
Ben, tout simplement, parce que c'était la seule partie vraiment innovante de son programme politique. À mon avis, c'est d'ailleurs le point qui lui a permis de gagner la primaire.
Il ne s'agissait pas pour moi d'être d'accord ou pas d'accord avec le principe de revenu universel, mais au moins, Benoît Hamon posait-il un vrai problème et une question intéressante quant au rapport entre l'homme et le travail et à l'organisation de toute notre vie. 
Benoit Hamon caricaturé au lendemain du premier tour de
la primaire. On a beaucoup plus parlé jusqu'à présent des
incroyables histoires autour des candidatures, mais le
changement de programme des candidats en cours de route
est un phénomène au moins aussi important.
Entre parenthèse, c'était bien la peine de se moquer de l'absence de programme de Macron, pour en changer sur un point aussi fondamental quelques jours plus tard.
Pour ma part, j'ai toujours considéré que le principe de revenu universel méritait le détour, qu'il devait être analysé, réfléchi, mûri et qu'en deux mots, il ne pouvait pas, en l'état actuel, faire partie d'un programme électoral pour 2017. 
C'est pour cette raison que j'avais décidé d'organiser un café radical sur ce sujet et que dès que j'ai vu qu'Angélique Chassy, économiste socialiste, avait travaillé sur le sujet, je l'ai immédiatement invité à animer une rencontre sur le sujet.
Qu'on se rassure ! Les candidats changent de programme, pas le café radical !
Plus que jamais, l'actualité donne du sens au sujet proposé. Le café radical prend le pari qu'il n'a pas fini d'alimenter le débat politique. 
En attendant, réservez votre soirée du 14 avril : 

LE REVENU UNIVERSEL A-T-IL UN AVENIR ? 



Débat animé par Angélique Chassy, docteur en économie,
première adjointe au maire de Pont de l'Arche







café radical 

lieu de rencontre et de débats 
ouvert à tous

vendredi 14 avril 2014 à 18h30
au Big Arts, 

39 rue du quai à Louviers




 
  





mardi 28 février 2017

Revenu universel, le café radical lance le débat

Angélique Chassy,  docteur en économie, 
adjointe au maire de Pont de l'Arche,
animera le café radical vendredi 14 avril
Le revenu universel s'est invité dans le débat présidentiel comme par surprise. Il n'avait jusqu'alors qu'un statut marginal dans la pensée politique et économique. Il semblait cantonné à la pensée baba cool, avec toutefois, quelques références exotiques d'application pratique. Ainsi, la Finlande, l'Alaska, le Canada, le Brésil et même l'Inde sont cités en exemple. 
Reste à définir le revenu universel. Est-ce un droit à la paresse, tel qu'en rêvait Paul Lafargue il y a plus d'un siècle ? Est-ce un R.S.A. rationalisé et généralisé ? Est-ce la reconnaissance du fait que la productivité peut enfin amener l'humanité à un nouveau stade de l'existence ? Est-ce une expérience à limiter à quelques territoires, comme le département de la Gironde, et la Région Aquitaine, Limousin, Poitou-Charente en ont émis le projet ?
Avec le revenu universel, on est exactement à l'opposé du "travailler plus pour gagner plus" qui a fait gagner Sarkozy, et dont le principe a été repris par Manuel Valls, avec son projet de revenir à la défiscalisation des heures supplémentaires. En fait, le débat est sans doute aussi ancien que l'industrialisation, qui a pris un nouveau tour avec l'introduction des robots dans la production. 
Jusqu'au pamphlétaire Franck Lepage, qui s'y oppose dans une diatribe incohérente au regard de l'histoire... mais que je livre cependant.
Ce qui reste évident cependant, c'est que, quoi que l'on pense du revenu universel, quoi que l'on pense de Benoît Hamon, la question touche aux fondements mêmes de notre société. 
Quel est notre rapport au travail, aux loisirs, et que sera-t-il demain ? 
Le fait même que Thomas Piketty, économiste universellement reconnu, indique que la question ne peut être éliminée d'un trait de plume. 

En tout état de cause, le café radical pose le débat : 

LE REVENU UNIVERSEL A-T-IL UN AVENIR ? 


débat animé par Angélique Chassy, docteur en économie, et 1ère adjointe au maire de Pont de l'Arche.

café radical vendredi 14 avril 2014 à 18h30

39, rue du Quai
27400 LOUVIERS